Presse | Madame B, Histoire d’une Nord-Coréenne

EXTRAITS DE PRESSE

Œuvre nécessaire par son intelligence, qui parvient, en seulement 1h11, sans narrateur, avec des images éloquentes et peu de dialogues, à exposer la réalité des relations entre ces différents pays et leurs populations (…) Film majeur et bouleversant, qui développe les thèmes de la séparation mais aussi de la réunification, ce documentaire expose des faits à différentes échelles, cherchant toujours à jeter l’œil le plus discret possible sur une réalité qui s’expose sans jugement ni commentaire. Le spectateur a ainsi tout le loisir (ce qui est fort agréable et relativement rare au cinéma), de forger sa propre opinion au regard de l’histoire incroyable de Madame B.

À VOIR À LIRE - Virginie Morisson

La force du film tient à la tension qu’il instaure entre le tableau cataclysmique des conditions de vie de ces migrants d’Asie extrême et la personnalité fascinante de son personnage, bloc de volonté qui oppose aux coups de massue du destin un désir de vivre dévorant, et une capacité de résilience qui laisse pantois.

LE MONDE - Isabelle Regnier

Du point de vue de Jero Yun, la Corée du Sud se réclamerait d’une démocratie peu effective au prix d’une stigmatisation du Nord, certes invivable. Le premier mari de Madame B en témoignera à sa manière. Des récits interviennent ainsi à propos, quand ce qui est raconté ne peut être filmé. La composition assemble les résonances des gestes les plus quotidiens aux grandes questions géopolitiques traduites en cinéma.

L’HUMANITÉ - Dominique Widemann

Le portrait fort et patient d’une femme hors norme, prête à tout pour survivre, à travers toutes les frontières, géographiques, affectives et morales.

TÉLÉRAMA - Cécile Murphy

Jero Yun a misé gros, soit sa vie même, en décidant de suivre Madame B. (…) Discrète, sa caméra épouse la complexité de cette femme mystérieuse, qui s’impose vite comme un personnage fascinant.

TRANSFUGE - Sidy Sakho

Mais l’incroyable voyage de Madame B est aussi un voyage émotionnel, sentimental, de reconfiguration de son rapport aux autres (à son pays implacablement coupé en deux, à sa famille nord-coréenne et sa famille chinoise), qui est un permanent défi à nos habitudes de penser et à nos codes moraux. (...)Entre l’intense proximité physique et émotionnelle que capte la caméra et cette abstraction des moments inmontrables et pourtant essentiels (la corruption des policiers, la brutalité des services de renseignement, le racisme des Sud Coréens envers leurs « frères » du Nord…), dans ces interstices de l’image qui sont les gouffres du réel contemporain, là aussi, le cinéma se fait.

SLATE - Jean-Michel Frodon

Auprès de Madame B, Jero Yun se sait témoin d’une tragédie de notre époque. Il signe un documentaire sans équivalent, primé dans plusieurs festivals, alliant concision et nuances. S’il échappe aux rancœurs de l’histoire et aux caricatures, c’est qu’il a lui-même franchi bien des frontières pour aller à la rencontre des autres et de lui-même.

LA CROIX - Marie Soyeux

Jero Yun saisit ces instants de grâce et révèle un monde terrible, où la solidité des liens familiaux est éprouvée par les dangers. On ressort bouleversé par cette œuvre (…) Profiter de ce film est nécessaire.

HISTORIA - Olivier Coquard

Incroyables tours et détours d’une Nord-Coréenne ayant migré en Corée du Sud, Madame B fait, à l’échelle individuelle, le récit d’une éprouvante expérience de géopolitique, d’une sidérante odyssée. Un film documentaire à peu près sans équivalent.

LES FICHES DU CINÉMA

Madame B est d’abord un témoignage stupéfiant. Le dur récit récit d’une vie de dérives et de luttes. (…) Plus qu’un témoin ou un produit ordinaire des guerres et des divisions, Madame B est bien une personnalité unique, une héroïne romanesque.

POSITIF - Adrien Gombeaud

Le quotidien inouï d’une Nord-Coréenne vendue de force par ses passeurs à un paysan chinois et devenue trafiquante. Un documentaire saisissant sur une personne hors norme.

STUDIO CINÉ LIVE - Thierry Chèze

Madame B n’est ni un film « pédagogique » ni une enquête. La réalité pure et dure est saisie caméra à l’épaule, dans des conditions souvent difficiles (…) Dès les premières secondes de ce documentaire saisissant, la caméra entre dans un corps-à-corps avec son héroïne.

LA VIE - François Ricard

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

© 2011 L’acid - Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion | réalisation site : quidam.fr