Grandir (Ô Heureux jours ! )

Ô Heureux jours !

« Il y a dix ans, mon frère Bernard qui vit à Boston s’est remarié, on est tous allés au mariage, c’est comme si on était à nouveau petits, les quatre enfants avec papa et maman. J’avais apporté une caméra pour filmer le mariage, je me suis retrouvé à filmer notre famille jusqu’à aujourd’hui... »
Les cinéphiles heureux qui ont vu en son temps DEMAIN ET ENCORE DEMAIN de Dominique Cabrera savent déjà combien, armée d’une « petite caméra », elle est capable de parler avec justesse, force et sensibilité du (...)

Ô Heureux jours !

Adepte d’un cinéma de l’intimité qui préfère à l’esthétique formelle celle des correspondances et du laisser-venir, Dominique Cabrera a filmé pendant plusieurs années sa famille afin de monter un travail sur la filiation et plus généralement ces liens extrêmement forts entre membres d’une famille. Et, toujours, elle travaille ainsi le temps qui passe, qui délite ou rapproche, qui éloigne aussi, notamment lorsque surviennent des éléments dramatiques. La caméra est partout, jusque dans le cercueil de son (...)

Amour

Dans la droite lignée de Demain et encore demain (1997), la réalisatrice poursuit son exploration du film de famille et livre un récit qui se déploie sur dix ans. Ô heureux jours ! : un film qui parle d’amour.
Un avion survole l’Atlantique. Il emmène la famille Cabrera en Amérique pour le mariage de Bernard, le frère de la réalisatrice. Retrouvailles, embrassades, discussions, souvenirs et émotion (rarement contenue). Rien de très original en somme si ce n’est le regard que pose la réalisatrice sur (...)

Ô heureux jours ! de Dominique Cabrera

Dominique Cabrera filme sa vie quotidienne, ses proches, ses parents, sans presque discontinuer. Parfois, elle réalise à partir de ces images un film. Demain et encore demain, en 1995, a fait ainsi figure d’un des premiers « journaux intimes filmés » qui sont apparus avec les petites caméras DV, là où on utilisait auparavant le super 8. Ô heureux jours !, que Dominique Cabrera présente aujourd’hui à l’ACID, n’est pas précisément une suite du film précédent.
Ô heureux jours ! demande de la patience. Pour (...)

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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