Casa Nostra

Un film de Nathan Nicholovitch

Programmation ACID
Cannes 2012

France - 2012 - 1h30 min - - DCP

Sortie : 10 avril 2013

Sélections et prix :
* Festival Entrevues de Belfort 2012
* Festival de Dieppe 2012, en compétition
* Festival Premiers Plans d'Angers 2013, en compétition
* Lone Star Film Festival in Sundance Square, Texas 2013 - prix du Meilleur Film

Scénario : Nathan Nicholovitch
Image : Florent Astolfi
Son : Thomas Buet, Lionel Akchouch, Benoît Thuault
Montage : Yann Dedet, Gilles Volta


Avec :
Céline Farmachi, Gilles Kazazian, Clo Mercier, Alicia Fleury, Pierre Durand, Francine Diehl, Fernando Scaerese, David d’Ingéo, Julien Roux, Erwan Naour, Corinne Gautheron, Jacqueline Bernard, Candice Carmassi

Les retrouvailles d’Hélène, Mathilde et Ben Scappini. Embarqués dans un road-movie pour rejoindre la maison de leur enfance, frère et sœurs se redécouvrent.


PAROLE DE CINÉASTE

Casa Nostra (« notre maison », on comprend aussi bien sûr « cosa » nostra, « ce qui est à nous »), pose cette antique question : qu’est-ce qui constitue une famille, qu’est-ce qu’une lignée ?
Pour penser ce thème « en cinéma », Nathan Nicholovitch le jeune réalisateur de ce beau film, le prend en son sens littéral : quel est justement ce « lien » qui unit des individus au sein d’une même fratrie ?
Deux sœurs et un frère – des trentenaires – se retrouvent pour faire la route, ensemble, jusqu’à la maison familiale, alors que leur père est mourant.
Le noir et blanc, le format du film qui reprend celui des photos de familles, certains anachronismes des décors et des accessoires rendent intemporel ce voyage et ainsi plus évidente la quête du film : filmer les subtiles et infinies variations des relations passées et présentes, réelles et imaginaires, fantasmées ou pesantes qu’entretiennent les membres d’une famille entre eux et avec le monde. Nathan Nicholovitch fait preuve d’un art de l’agencement – qui est ici l’autre nom de la mise en scène, fluide et rythmée – d’un sens évident du découpage qui rappelle les premiers films de Truffaut. Sa caméra est en effet à chaque fois placée à juste distance des personnages, tous incarnés par des acteurs au jeu précis et subtil.
La force de Casa Nostra, son émotion, sa poétique, est de montrer qu’il n’y a pas de liens « naturels » dans une famille mais qu’au contraire elle est constituée par la capacité et la volonté de ses membres à s’inventer une histoire commune : le lien familial, c’est une fiction, c’est la fiction.

Christophe COGNET, cinéaste



PAROLE D’EXPLOITANTS

Dès les premières images de Casa Nostra, nous sommes dans quelque chose de différent. Ce qui n’est pas toujours bon signe. Un format d’image choisi, le noir et blanc, une lumière, un ton. Un dispositif imposé qui stimule puisqu’on rentre dans le film un peu comme dans un moulin, au cœur des choses : une famille, un malade, une mère que trois enfants vont rejoindre. Ces trois là vont mal sentimentalement. Plus d’harmonie de vie, ils sont des « corps paumés », presque éteints. C’est dans ce rapport physique que Nathan Nicholovitch nous convie. En gros ça boit, ça baisouille et ça gueule (pas forcément dans cet ordre) et puis Hélène, Mathilde et Ben se retrouvent. Les corps s’animent, une énergie nouvelle pointe son nez, une lumière nous est rendue. Casa Nostra se débarrasse du psychologique et du social, les deux poids (très) lourds du cinéma hexagonal et retrouve une instantanéité, une pureté parfois aussi. Nous « sommes avec » Casa Nostra, instinctivement, ou pas.
Et ça fait beaucoup de bien de retrouver du physique, du tactile, du dictaphone ou un bon vieux projecteur Super 8.

Stéphane LIBS, cinéma Le Star à Strasbourg



Découvert au dernier Festival de Cannes – il faisait partie de la toujours intéressante sélection de l’ACID – ce premier film n’a pas laissé indifférent : une histoire dans laquelle chacun peut se retrouver (une fratrie se redécouvre à la mort du père), un film, comme on pouvait le dire de ceux de Cassavetes, d’auteur mais aussi de groupe (on sent le plaisir et l’amour du cinéma à chaque plan), un superbe noir et blanc et la format de l’image – carré – pour le moins inhabituel. Autant d’ingrédients qui font un film singulier dont Nathan Nicholovitch viendra nous parler le Mardi 19 mars à l’issue de la projection de 20h.

Jacques MOREL, Le Moulin du Roc à Niort

Les Films



Production

Casanostra Production
Les Films aux dos tournés
Céline Farmachi
Nathan Nicholovitch
contact casaprod.com

Site officiel
www.casanostra-lefilm.com


Film Annonce Casa Nostra

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Revue de presse - Casa Nostra

Trois en chemin
Projection Publique, Slate
Un article de Jean-Michel Frodon
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« Casa nostra » : portrait de famille à l’étroit
Le Monde
Un article de Noémie Luciani
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Casa Nostra - La Critique
A voir A lire
Un article de Virgile Dumez
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Casa Nostra - La critique
Les Inrockuptibles
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Un intriguant objet cinématographique
Studio Ciné Live
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Je d’enfants
Critikat.fr
Un article de Ursula Michel
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Casa Nostra : un road movie à la française, tout en séduction
Rue 89
Un article de Nathalie Krafft
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Belle découverte
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Un article de Olivier Pélisson
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Un petit air de Truffaut
Unification France
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Il était une fois le cinéma - webzine
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Casa Nostra- critique
Le SNES
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