Five Obstructions

Un film de Lars Von Trier et Jorgen Leth

Danemark/Belgique - 90 min - Couleur - 35mm

Sortie : 10 mars 2004




Montage : Camilla Skousen
Musique : Henning Christiansen et Kristian Leth

Avec :
Kahei Fukunaga, Yuka Hyodo, Naomi Kawase, Katsuhisa Namase, Kanako Higuchi

Synopsis :

Lars Von Trier défie Jorgen Leth de réaliser cinq remakes de son court-métrage « The perfect Human »(1967).Pour chaque projet, il va lui imposer de nouveaux ‘obstacles’ le forçant à repenser l’histoire et les personnages de son film original.Cinq fois de suite , Leth devra gérer restrictions, ordres et restrictions, ordres et autre interdiction.


Texte de soutien de l'ACID :

« The five obstructions » ou leçon de cinéma de Lars Von Trier et Jorgen LethLars Von Trier, outre ses films, s’est fait connaître par sa théorie « Dogma » prônant un cinéma qui échapperait aux contraintres de la technique et des artifices artistiques. Avec ce film et c’est là l’intêret de celui-ci, le cinéaste s’impose ô paradoxe des contraintes d’une autre nature pour réaliser un film. Et ces contraintes sont celles que les créateurs ont toujours rencontré : contraintes matérielles, politiques, sociales, culturelles etc... etc... Dans « the five obstructions » Lars Von Trier passe de la théorie à la pratique en utilisant comme cobaye un grand réalisateur Danois Jorgen Leth qu’il admire.Il demande à ce dernier de filmer 5 situations autonomes en introduisant à chaque fois une contrainte de nature différente.Le résulat final (le film) n’est pas mal. Dans cette leçon de cinéma car c’en est une, les deux réalisateurs confrontrent la parole, la leur à l’image, leurs images. La parole des réalistaeurs nous paraît du « bavardage », elle est rythmée par des rires et des digressions qui nous font piaffer d’impatience. Mais quand ils passent à l’image, au cinéma, alors on assiste à un festival de l’intelligence et de la beauté. Lars Von Trier , dans ce film, théorise des situations vécues par les cinéastes. Tout cinéaste a une anecdote à raconter sur « comment il a contourné » une difficulté de la monstrueuse machine du cinéma. Je pense à Jean Cocteau qui a dû improviser un dialogue sur le plateau de tournage pour s’adapter au décor du film La leçon à retenir de ce film : 1) l’obstruction, la difficulté, la contrainte nourrissent l’imagination pour le plus grand bien de l’oeuvre artistique. 2) le cinéma et l’art en géneral, dans leur frénétique recherche de la beauté et des « vérités invisibles » se font en dépit ou contre tous ceux qui sont aveuglés par les lumières de la création.

Ali Akika

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