Pourquoi filmez-vous ? “Trivialement, pour me rendre intéressant, au moins à mes propres yeux. Probablement, parce que mes héros de l’adolescence faisaient des films. Manifestement, pour travailler sur les questions qui me préoccupent. Concrètement, pour montrer qu’un autre type de spectacle est envisageable. Ambitieusement, pour insérer dans l’art du cinéma quelques objets qui n’y étaient pas.” Philippe Fernandez
Un film de Jacqueline ZündSynopsis :
Quatre insomniaques de divers pays et continents nous invitent pour une nuit dans leur univers. Ces oiseaux de nuit malgré eux nous invitent à un voyage dans un monde empli de silence, de solitude, de peur mais aussi de beauté, d’imaginaire et d’espoir…Goodnight Nobody takes us on a sleepless trip through one night in the unusual lives of four insomniacs. They are night people against their will guiding us through their nights which are filled with silence, solitude, pain and fear but also beauty, fantasies and hope. Their world is a world about which most of us can only dream.
Une nuit et l’aube sur la Terre. Trois pays aux antipodes dont les frontières s’étiolent pour recomposer un seul et unique monde, réunifié le temps d’une nuit, par le regard sibyllin de ces insomniaques. Goodnight nobody est une traversée sensorielle où s’incarne cet entre deux mondes, évanescent, lancinant par essence, où s’invente un territoire pour tous les apatrides du sommeil. On est traversé par ce film comme par des paysages mentaux. Et si on accepte un instant de s’y abandonner, grandit alors en nous une empreinte émotionnelle aussi indélébile que fugace, aussi subtile que forte, un état interlope que l’on quittera à regret avec un goût de nuit blanche. De la mise à en scène à la musique, tout ici travaille à nous faire lâcher prise, à sombrer dans le film au moins aussi fortement que d’autres résistent au sommeil. La bande son, volatile comme une nuée d’éther, nous plonge peu à peu dans un état hypnotique, nous offrant, et c’est un comble, un possible repos.Fabianny Deschamps, cinéaste
Filmographie : Courts-métrages : 2002 / Keis Händli, kei Schoggi ; 2001 Doc / Unser Mann im Treppenhaus ;1996 Doc/ Rastlos