La Petite amie d’Antonio

Un film de Manuel Poirier

France - 1992 - 1h45 min -

Sortie : 28 octobre 1992

Scénario : Manuel Poirier
Image : Nara Keo Kosal
Son : Jean-Paul Bernard
Montage : Hervé Schneid
Musique : Charlelie Couture

Avec :
Hélène Foubert, Sergi Lopez, Florence Giorgetti, Corine Darmon, Guy Pierre Mineur, Laurent Arnal

Synopsis :

C’est une histoire d’amour toute simple. Antonio aime Claudie. Mais Claudie n’est pas si simple...

Claudie est une petite jeune femme qui se cogne à la réalité. Peu à peu, on va découvrir sa vie et ceux qui l’entourent.

Ses amis, Sa famille, Son passé...

Et puis Antonio, qui l’aime et la bouscule, qui lui a pris la main et qui ne veut plus la lâcher. Il voudrait sans doute réussir à la comprendre. Et c’est important de comprendre quand on aime. Claudie a sa vie à faire, de quoi a-t-elle peur ? ... J’ai éprouvé le besoin de l’imaginer, de raconter son histoire et celle de ceux qui l’entourent. Des jeunes, qui sont habités par les mêmes doutes, les mêmes envies, les mêmes craintes, comme Claudie, cherchent un chemin. C’est une mise en situation de personnages, qui se cherchent, se fuient, s’aiment, et s’affrontent afin de faire partager l’émotion de chaque moment vécu.

Ressentir - Peut-être comprendre

Voir le visage de Claudie avec ses hésitations, ses pensées, ses rires et ses silences. Voir le comportement, parfois dur, de sa mère qui la perturbe. Voir Baptiste, le beau-père antillais, attentionné. Voir Antonio, avec ses colères et sa tendresse, prêt à tout pour garder Claudie. C’est aussi une histoire de copains. C’est tellement important les copains.

Manuel Poirier.


La raison pour laquelle je me sentais si bien, comme chez moi, devant La petite amie d’Antonio de Manuel Poirier, vient sans doute du fait que la conception filmique qui sous-tend l’œuvre, me paraît à la fois très conséquente, réfléchie et affectueuse. De façon économique, Poirier se sert de la pauvreté comme moyen stylistique et artistique. Sa façon bien particulière de raconter nous détourne en permanence d’une dramaturgie habituelle et dévoile ainsi au passage, tout en rusant, nos habitudes « américanisées » de cinéma. Grâce à la précision ethnographique, élaborée jusqu’au moindre détail, « la normalité » de la vie quotidienne se transforme en sensation silencieuse. Comme dans le théâtre Nô, l’absence apparente d’événements devient l’événement même. L’amour que porte Poirier à ses comédiens semble empêcher ceux-ci de s’exposer et d’agir en tant que tels. A mes yeux, un bon film de fiction est également une sorte de documentaire sur ses actrices et acteurs. Cela s’applique à devant La petite amie d’Antonio.

Fredi M. MURER, cinéaste

C’est une histoire d’amour simple. Antonio aime Claudie. Mais Claudie n’est pas si simple... Claudie est une petite jeune femme qui se cogne à la réalité. Peu à peu, on va découvrir sa vie et ceux qui l’entourent. Ses amis, sa famille, son passé...Et puis Antonio, qui l’aime et la bouscule, qui lui a pris la main et qui ne veut plus la lâcher. Il voudrait sans doute réussir à la comprendre. Et c’est important de comprendre quand on aime.La musique d’un film met en ondes les sentiments, les intentions secrètes ou les opinions convexes que les mots ne peuvent pas expliquer. C’est une approche qui emprunte le temps. C’est aussi une série d’intentions qui aide au « confort » des spectateurs, elle incite à croire davantage que les personnages existent car un film doit être crédible. Il n’est pas de savoir s’il s’agit de fiction pure ou si l’histoire est objectivement vraie, le cinéma est une reconstruction, une interprétation de la réalité, cette réalité de chair mais aussi de sentiments que Manuel Poirier raconte dans ce film avec une grande pudeur.

Charlélie COUTURE

Films soutenus


Distribution

MKL Lazennec Diffusion


Production

Ahora Films
ahorafims wanadoo.fr


Courrier d’un spectateur du cinéma Le Régent à Amiens

A propos de La Petite amie d’Antonio et de Parfois trop d’Amour...

De la même sève que la Côte d’Adam ce film a les rondeurs délicates d’une poire. Un certain Charlelie nous a cousu une musique précise et crédible. recevoir un coup de coeur en pleine poire : image, son, scénario, le tout dans une construction subtile. Oui, le cinéma produit actuellement des films excellents, mais rares. Les salles exigeantes les montrent et nous révèlent ces fruits superbes. Les acteurs-comédiens ne se trompent pas en vivant des films qui donnent quelque chose à voir, à entendre, à savourer.

Il n’y a jamais trop d’amour, même parfois. Lucas Belvaux a bien de la peine a être écouté. Ce garçon m’a séduit, car il est doué. Son filme calme, fuyant l’esbroufe m’a enchanté.

Donc, de ces deux fruits délicieusement dessinés, amoureusement galbés, leur goût n’avait aucune acidité.

« Les œuvres survivent non parce qu’on les a poussées sur les hauteurs, mais parce qu’ »ailes« sont »

Ainsi pendant 3h05, le cinéma a fait la démonstration d’un envol. Quel envol ! quel nid ! L’idée d’être l’un des résistants, comble !

Fidèlement vôtre,

Bernard De Smet




PRESSE - EXTRAITS



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