Pourquoi Filmez-vous ? « Pour courir plus vite que le doute. Pour tenter de retrouver la grâce perdue. Pour mettre l’ennui de vivre sur liste d’attente. Parce que, les histoires, je préfère les raconter plutôt que les vivre. Parce que dans la vie, on n’a pas le final cut. Parce que Dieu est un metteur en scène dont je jalouse chaque mauvaise idée. »
François Zabaleta, cinéaste
Un film de Amélie van Elmbt Zoé décide de prendre la route pour approcher un écrivain qu’elle admire et peut-être trouver un sens à son existence. Sur son chemin elle croise Adrien, un jeune comédien, qui, curieux et intrigué par son caractère insaisissable, décide de la suivre…
Avec un charme fou et une sensibilité aiguë, La Tête la première saisit ce moment de passage où sont mis à l’épreuve les archaïsmes de l’enfance, l’imaginaire amoureux et les prémices de l’indépendance. La rencontre inopinée de Zoé et Adrien sur une entrée d’autoroute inaugure le road movie sentimental qui, durant trois jours d’errance, mettra à l’épreuve les intermittences de leurs désirs en cet âge de bascule, plus vraiment adolescent, pas vraiment adulte, où les aspirations romanesques et le désir de liberté imposent leur primat. Abrupts et gracieux, les comédiens donnent par l’opposition de ces qualités une profondeur qui les éloigne de la caricature. Le regard d’Adrien happé par le visage de porcelaine aux yeux battus de Zoé et la fluidité dansante de leur pas de deux irradient l’écran de l’énergie vif argent de leur liberté et déjouent tout stéréotype social. Cinéma des corps et des regards, c’est aussi un cinéma du dialogue que propose Amélie van Elmbt, un cinéma qui parle le même langage que ceux qu’il dépeint, spontané et réfléchi. Ici les mots sont actions, les sentiments se construisent en même temps qu’ils s’expriment. Leurs déambulations mentales et physiques sont portées par un réalisme tranquille où les maisons isolées, comme dans les contes, offrent leur refuge aux enfants fugueurs. Cette écriture sensible honore l’intelligence des protagonistes autant que celle du spectateur et rend hommage à la littérature, dont la présence perlée court tout au long du film. Si un livre, comme l’exprime Zoé, peut permettre de « se sentir vivant », le cinéma également quand il est dans cette forme de tension délicate. La Tête la première : un coup de foudre à l’évidence.
Cati COUTEAU
« J’ai énormément apprécié ce film parce qu’il se déploie tout entier sous le signe (rare) de la fraîcheur, fraîcheur des deux jeunes comédiens dont la première rencontre amoureuse antagoniste se joue dans la verdeur d’une rivière, fraîcheur des paysages simples et épurés et surtout fraîcheur de l’inventivité comme subtilement improvisée des situations et des dialogues, surgis du banal pour faire jaillir à chaque instant de jolies surprises, particulièrement étonnantes et jubilatoires. Son apparente simplicité, son sens du rythme abouti, son absence de pseudo-message prétentieux et la profonde joie grave qui se dégage de ce film plein de talent, me rendent très curieuse de voir le prochain opus de cette remarquable jeune réalisatrice. » Françoise KNOBEL, membre du réseau ACID Spectateurs
HELIOTROPE FILMS Laurent Aléonard contact heliotropefilms.com www.heliotropefilms.com
Media International
Frédéric de Goldschmidt
et Amélie Van Elmbt
info media-international.net
Site officiel latetelapremiere.com
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