Un film de Philippe FauconEn rupture avec ses parents, la jeune Barbara tombe amoureuse d’Anthony, de dix ans son aîné. Elle ignore qu’il est séropositif.
Toujours sur la crête, comme un fil tendu Mes 17 ans, vous emmène bien plus loin que le caractère exemplaire de son sujet. Il échappe à une dramaturgie manichéenne. Ce sont ces personnages qui sont exemplaires. C’est là son exactitude : il n’y a pas de souci d’expliquer.
L’héroïne n’apprend ni le courage, ni à se défendre, ni à encaisser, elle comprend qu’elle est l’adulte de ses parents, et quel prix a sa vie.
Chaque paysage, chaque visage, chaque mouvement, chaque cadrage vise juste et nous restitue une émotion brûlante. Cette chose intense, à fleur de peau qui fait nos 17 ans.
La construction du film, le jeu des acteurs nous emportent au cœur d’un questionnement toujours présent : « la responsabilité ». A qui la faute ?
Catherine CORSINI, cinéaste
