Pourquoi Filmez-vous ? « Pour courir plus vite que le doute. Pour tenter de retrouver la grâce perdue. Pour mettre l’ennui de vivre sur liste d’attente. Parce que, les histoires, je préfère les raconter plutôt que les vivre. Parce que dans la vie, on n’a pas le final cut. Parce que Dieu est un metteur en scène dont je jalouse chaque mauvaise idée. »
François Zabaleta, cinéaste
Un film de Zéka LaplaineUn matin, Max se réveille et découvre que sa femme Hélène l’a quitté, sans mot dire, emmenant avec elle leurs deux enfants. Il ne comprend pas. Les nuits s’étirent, ses démons s’en mêlent, il choisit de les affronter et de s’ancrer dans la réalité. Il sonde ses sentiments, revisite de fond en comble l’attirance de sa vie. Les anges lui apparaissent enfin. Max redécouvre finalement son amour pour Hélène et décide de la reconquérir. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Un homme pris dans le tourbillon des affaires est rappelé à la rugueuse réalité par le départ de sa femme.
Dans Paris : XY, un film en noir et blanc, le réalisateur expose une relation de couple (une “Blanche” et un “Noir”) avec un brin de poésie et une sourde violence tout en nous épargnant les stéréotypes des mariages mixtes. Séparé donc de son Y, notre X (X comme une variable inconnue en algèbre), l’âme en peine, connaît sa traversée du désert. Dans cette traversée de Paris (pas drôle du tout) à la recherche de celle qui soudain existe et compte, se révèlent à lui quelques vérités dans le miroir de sa propre vie ; entre autres, on ne peut pas se construire un “confort familial” en ignorant le ou la partenaire, tout en s’accordant aux amères délices de ses propres origines. Paris : XY invite à une réflexion sur la dure et pathétique confrontation amoureuse d’êtres qui ne peuvent échapper à leurs propres démons. Une note d’humanité tout de même : des enfants sont nés de ces amours tumultueuses. Et ces enfants (invisibles dans le film) constituent un lien, un rapport auquel le spectateur s’accroche. Et le film devient moins noir... moins pessimiste... tout en nuance...
Ali AKIKA, cinéaste