Querelles

Un film de Morteza Farshbaf

Iran - 2011 - 85 min -

Sortie : 25 avril 2012

Sélections et prix :
Lotus du Meilleur film au festival du film Asiatique de Deauville, Festival international du film de Tokyo, Festival International du Film de Londres

Scénario : Anahita Ghazvinizadeh, Morteza Farshbaf
Image : Hamid Reza Ahmadi Ara

Montage : Hesam Eslami


Avec :
Sharareh Pasha, Kiomars Giti, Amir Hossein, Sahar Dolatshahi, Peyma Moaadi, Adel Yaraghi
Film Annonce :

Synopsis :

C’est la nuit. Arshia, 10 ans, entend une violente querelle qui oppose ses parents suivie de leur départ précipité. Dès le lendemain, son oncle et sa tante, tous deux sourds muets, décident de prendre la route avec lui, pour rechercher ses parents soudainement disparus.
Tandis qu’ils traversent le pays, des montagnes iraniennes à Téhéran, ce voyage donnera l’occasion au couple de revenir sur toutes ces années de vie commune, et de régler quelques comptes, sous le regard du jeune garçon...


Comment dire l’indicible ? Comment l’entendre ? Qui est sourd aux choses ? Qui devient muet de peur au bord de ce qu’il croit deviner ? À travers l’épreuve que traverse cette famille, Morteza Farshbaf nous propose de faire un voyage au coeur de ce qui ne se dit jamais et qui va, en l’occurrence, être hurlé en silence.

Car ce qu’il se passe dans cette voiture, entre le monde d’ « avant » et celui qui s’annonce, le réalisateur a décidé de nous le faire ressentir plutôt que de nous l’expliquer. Il le fait dès le premier plan du film qui nous plonge dans les perceptions de l’enfant tapi dans son lit - l’enfant entend la scène mais ne la voit pas -, puis il continue à le faire en déroulant sa narration le long d’un fil sensoriel - et ce faisant, il nous déplace. Car une fois ce pas de côté effectué, nous sommes à l’affût de ce que nous n’aurions peut-être pas entendu, « avant ».

Tel Cristian Mungiu dans 4 mois, 3 semaines et 2 jours, il tend son fil, le resserre jusqu’à étouffement. Quelque chose est tapi dans l’ombre, on le devine, on le ressent et on se demande d’où cela va surgir...

Notre regard évolue alors que le point de vue change : ce que nous croyons être n’est plus, ou n’est pas, et ce que le film creuse fini par se révéler de façon puissante et radicale.

Vanina VIGNAL, cinéaste

Films soutenus


Distribution

KMBO
www.kmbofilms.com





PRESSE - EXTRAITS


Le Monde

Les cinéphiles le savent : une voiture qui roule dans un paysage iranien n’est pas une voiture. C’est un morceau de mémoire du cinéma, un motif qui renvoie au Goût de la cerise, au Vent nous emportera, ou encore à Ten, ces films d’Abbas Kiarostami tournés pour l’essentiel en plan fixe à l’intérieur d’une voiture, et densifiés par le mouvement incessant du paysage dans le cadre. Jeune cinéaste iranien qui (...)
Le 25 avril 2012 , par Isabelle Regnier .
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L’Humanité

Ce premier long métrage iranien a été réalisé par un disciple d’Abbas Kiarostami, ce qui se voit dès les premières minutes. Le film, montré aux festivals de Pusan, de Londres, et qui vient d’obtenir au festival du film asiatique de Deauville le grand prix du jury et une mention spéciale de la critique, commence avec une radicalité comme nous en avons rarement vu. Soit une scène dans le noir complet de (...)
Le 25 avril 2012 , par Jean Roy .
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Le Point

Une nuit, quelque part dans la province iranienne. Arshia, 10 ans, entend une très violente querelle qui oppose ses deux parents. Ces derniers prennent ensuite la fuite, sans laisser de traces. Le lendemain, le jeune garçon est recueilli par son oncle et sa tante, tous deux sourds-muets. Les trois personnages entament un long périple en voiture qui les entraînera peut-être jusqu’à Téhéran. Pour (...)
Le 25 avril 2012 , par Olivier De Bruyn .
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