Pourquoi Filmez-vous ? « Pour courir plus vite que le doute. Pour tenter de retrouver la grâce perdue. Pour mettre l’ennui de vivre sur liste d’attente. Parce que, les histoires, je préfère les raconter plutôt que les vivre. Parce que dans la vie, on n’a pas le final cut. Parce que Dieu est un metteur en scène dont je jalouse chaque mauvaise idée. »
François Zabaleta, cinéaste
Un film de Ami LivneSynopsis :
Kamel, un jeune Bédouin, travaille comme agent de sécurité à la gare routière de Be’er Sheva. Il habite dans un petit village illégal, perdu au beau milieu du désert. Son frère Khaled, chef du village, travaille dans la construction et est marié à Nadia. La relation entre les deux frères est compliquée, Khaled n’approuvant pas le métier de Kamel. Un jour, en rentrant chez lui, Kamel apprend que les autorités ont ordonné la démolition du village. Dès le lendemain, Khaled quitte son emploi et décide de rester au village, pour repousser les autorités qui tenteraient de les déloger. Kamel, quant à lui, continue d’aller travailler.... When the poor unauthorized Bedouin tin shacks in the desert are issued a demolition order by the Israeli authorities, Kamel decides to take action.
Un bout de désert, deux cabanes en tôle, un parking de gare routière, voilà pour le décor. 2 frères, une belle-sœur et un patron, voilà pour les personnages. Bricolage, récup et gardiennage sont leurs activités principales. Presque rien. Restent l’imagination et le désir. Du début jusqu’à la fin, les trois Bédouins vont tenter de changer l’ordre du monde (de leur monde, qui est aussi le nôtre), avec leurs petits moyens dérisoires. La force du film c’est ce presque rien inusable qui fait le quotidien des personnages. Et pourtant, quand le film se termine, le désir et l’imagination ont opéré, quelque chose a changé, pour eux et pour nous. La répétition cyclique n’agit pas pour rien, elle est le signe même de la résistance. Inusable.
Pascaline SIMAR, cinéaste
Sharqiya : vent de l’Est, un souffle à visage humain qui fait des dégâts, qui gronde entre la ville et le désert, entre les indigènes devenus illégitimes et les « citoyens ». Sharqiya, l’histoire simple de personnages modestes, touchants dans leur combat silencieux pour survivre dans un pays où le lopin de terre où ils ont planté leur tente un jour ne leur appartient désormais plus. Cela fait bien sûr écho à l’histoire de la création du pays lui-même. On nous emmène au cœur même d’Israël pour faire le point sur cette situation humaine si complexe. La force de Sharqiya réside dans la finesse de sa mise en scène. Une caméra fluide flirtant parfois avec le documentaire, signe au final de vrais moments de cinéma, originaux et poétiques.
Reza SERKANIAN, cinéaste
ASC Distributionwww.ascdistribution.com
EZ Filmselie ez-films.com Golden Cinema - Israël eshiray zahav.net.il Laila Films - Israël itai laila-films.com Detail Film - Allemagne kamm detailfilm.de
SHARQIYA, Silence d’une démolition - Politis. Un article de Jean-Claude Renard.
« Sharqiya » : Beckett chez les Bédouins d’Israël - Le Monde. Un article de Jacques Mandelbaum.
« Sharqiya », privé de désert - Libération. Un article de Olivier Séguret.
Sharqiya, de Ami Livne - Les Inrockuptibles. Un article de Serge Kaganski.
Sharqiya de Ami Livne - Télérama. Un article de Pierre Murat.
Trois nouveaux films engagés qui nous viennent d’Israël - Le Monde. Un article de Jacques Mandelbaum
« Sharqiya » de Ami Livne - Politis. Un article de Christophe Kantcheff.
L’Homme qui Marche : Sharqiya - Critikat.fr. Un article de Benoît Smith.
Sharqiya, de Ami Livne - Grand Ecart. Un article de Julien Wagner.
Cannes 2012 : jeudi 17 et vendredi 18 - CineRegion. Un article de Pascal Le Duff.