Pourquoi Filmez-vous ? « Pour courir plus vite que le doute. Pour tenter de retrouver la grâce perdue. Pour mettre l’ennui de vivre sur liste d’attente. Parce que, les histoires, je préfère les raconter plutôt que les vivre. Parce que dans la vie, on n’a pas le final cut. Parce que Dieu est un metteur en scène dont je jalouse chaque mauvaise idée. » François Zabaleta, cinéaste
L’Acid à Cannes du 18 au 26 mai 2006
« Tout est possible à condition d’être suffisamment insensé ». Pourquoi cette phrase de Thimothy Leary, lue à l’adolescence, me revient-elle aujourd’hui ? Sans doute parce que ce paradoxe scandé par l’un des fondateurs de la beat generation m’apparaît formidablement adapté à la mission de l’ACID tout au cours de l’année comme pour cette programmation cannoise que nous sommes heureux et fiers de vous proposer. Car si hélas, certains trouvent insensé de vouloir encore montrer certains films, à l’ACID nous croyons qu’il est toujours et encore possible de le faire. Nous pensons même que c’est indispensable et salutaire, et nous y croyons dur comme fer depuis maintenant 14 ans ! Aujourd’hui plus encore qu’hier, le cinéma véritablement indépendant est attaqué, réprouvé, stigmatisé. Il y a quelques années, les films n’avaient pas le temps de trouver leur public, aujourd’hui la situation est pire puisqu’ils n’ont souvent plus l’occasion de rencontrer leurs écrans !
Or nous le savons, il existe des spectateurs qui ont envie de voir ces films alors que cela leur est de plus en plus souvent interdit, il existe encore des distributeurs courageux pour les porter et il existe aussi des exploitants excités à l’idée de les montrer à leurs publics. Cette année encore, les réalisateurs de l’ACID ont décidé de vous montrer ces films qu’ils ont aimés, afin qu’ils existent, afin que d’autres éprouvent aussi l’envie de s’en emparer pour à leur tour les transmettre. Nous soutenons des films, mais par là même nous soutenons les femmes et les hommes qui les ont faits. Leurs imaginaires, leurs questionnements, leurs visions du monde nous ont passionnés. Nous souhaitons les conduire, eux et leurs films, vers vous dont nous croyons toujours en la curiosité.
Pascal Deux
SONG OF SONGS de Josh Appignanesi LES FEMMES DU MONT ARARAT d’Erwann Briand Hommage : LA VISITEUSE de Jean-Claude Guiguet PETITES RÉVÉLATIONS de Marie Vermillard VOYAGE EN SOL MAJEUR de Georgi Lazarevski HOREZON de Pascale Bodet BARAKAT ! de Djamila Sahraoui BABOOSKA de Tizza Covi et Rainer ÇA M’EST ÉGAL SI DEMAIN N’ARRIVE PAS de Guillaume Malandrin ALLEZ YALLAH ! de Jean Pierre (...)
Chaque année, pendant le Festival International du film, l’ACID présente à Cannes 9 films, la plupart sans distributeur. Cette action permet à l’ACID de donner de la visibilité à de nouveaux talents et facilite la sortie de leurs films en salles.
Ce soutien ne s’arrête pas à la clôture du festival. Dès le retour de Cannes et tout au long de l’année, l’équipe de l’ACID accompagne le réalisateur et sa production dans les différentes étapes menant à la diffusion en salles. L’ACID est également partenaire de nombreux festivals en France et à l’étranger, qui visionnent systématiquement les films qu’elle soutient.
De nombreux réalisateurs ont été programmés à leurs débuts par l’ACID à Cannes. Entre autres, Arnaud et Jean Marie Larrieu, Avi Mograbi, Robert Guédiguian, Gérard Mordillat, Jean Pierre Thorn, Nicolas Philibert, Yolande Moreau, Gilles Porte, Serge Bozon, Vincent Dieutre, Lucas Belvaux, Claire Simon, Alain Gomis, etc.
La programmation cannoise de l’ACID est reprise à l’automne au Cinéma des cinéastes à Paris, dans une trentaine de salles en Ile-de-France, en Rhônes-Alpes ainsi qu’à Miami. L’ACID à Cannes c’est également un soutien ACID/CCAS à un film de La Semaine de la Critique. Attribué par des cinéastes membres de l’ACID et un représentant de la CCAS, ce soutien est financé à hauteur de 8000 euros par la CCAS.