Pourquoi Filmez-vous ? « Pour courir plus vite que le doute. Pour tenter de retrouver la grâce perdue. Pour mettre l’ennui de vivre sur liste d’attente. Parce que, les histoires, je préfère les raconter plutôt que les vivre. Parce que dans la vie, on n’a pas le final cut. Parce que Dieu est un metteur en scène dont je jalouse chaque mauvaise idée. » François Zabaleta, cinéaste
EDITOS ACID CANNES 2010
15 ans d’ACID à Cannes
2009... Va falloir se serrer la ceinture... C’est la crise !!!
Et si finalement à l’ACID nous avions un avantage par rapport à d’autres ?
La crise... Cela ne fait-il pas 15 ans qu’on la conjugue ici ?
15 ans que des cinéastes se mobilisent pour essayer de permettre à des images et des sons d’autres cinéastes de trouver un écran et de provoquer des rencontres...
Au cours de ces 15 années à Cannes, combien ont-ils clamé que l’existence même de l’ACID était un acte de folie ?
Alors aujourd’hui... Vous imaginez ?
De la folie de programmer en toute liberté des oeuvres singulières parfois si éloignées des lois d’un marché....
De la folie de s’engager sur « les films des autres » à l’heure ou l’individualisme et l’égoïsme guident les pas de beaucoup...
Peut-être est-ce justement ce petit grain de folie, que d’autres appelleraient « l’utopie » , qui a donné envie à l’artiste Pierre Etaix d’accepter de peindre notre grand voile ACID CANNES 2009 afin de signaler qu’au milieu des marées un petit navire flotte encore au large, si loin de la route que croisent les cargos et les tankers...
Ce petit grain de folie qui a fait aussi que, cette année encore, 18 cinéastes ont visionné 193 films pour vous en proposer 9. 9 invitations à l’aventure, à l’indépendance, à la liberté. La nôtre, la vôtre.
Alors plutôt que de s’asseoir sur un banc et de scruter l’horizon près d’une mer qui rarement ne monte, embarquez avec nous en bas d’une toile blanche afin de ne pas regretter un jour de ne pas avoir commis plus d’actes de folie...
Gilles Porte (co-président de l’ACID)
Le mot « crise » a été imprimé 253 000 fois ce mois-ci. On ne peut qu’être pessimiste… Non ! C’est là que l’ACID prend toute sa valeur : foin des mauvaises augures à moyen terme, des indices qui chutent, des dégraissages. Le travail continue ! Des films sont vus ! Des spectateurs rencontrent des réalisateurs et s’enthousiasment ! Des distributeurs choisissent de montrer des films indépendants ! Des salles de cinéma s’engagent ! A Cannes, la découverte de ce cinéma libre s’enrichit d’un espoir de distribution dans les salles françaises.
Nous continuons.
Aurélia Georges (co-présidente de l’ACID)
Land of Scarecrows de Gyeong-Tae Roh La Vie Intermédiaire de François Zabaleta Avant-Poste de Emmanuel Parraud Perpetuum mobile de Nicolas Pereda Themis de Marco Gastine La Fille la plus heureuse du monde de Radu Jude Thomas de Miika Soini Sombras (Les ombres) de Oriol Canals Bad Boys cellule 425 de Janusz Mrozowsky
Chaque année, pendant le Festival International du film, l’ACID présente à Cannes 9 films, la plupart sans distributeur. Cette action permet à l’ACID de donner de la visibilité à de nouveaux talents et facilite la sortie de leurs films en salles.
Ce soutien ne s’arrête pas à la clôture du festival. Dès le retour de Cannes et tout au long de l’année, l’équipe de l’ACID accompagne le réalisateur et sa production dans les différentes étapes menant à la diffusion en salles. L’ACID est également partenaire de nombreux festivals en France et à l’étranger, qui visionnent systématiquement les films qu’elle soutient.
De nombreux réalisateurs ont été programmés à leurs débuts par l’ACID à Cannes. Entre autres, Arnaud et Jean Marie Larrieu, Avi Mograbi, Robert Guédiguian, Gérard Mordillat, Jean Pierre Thorn, Nicolas Philibert, Yolande Moreau, Gilles Porte, Serge Bozon, Vincent Dieutre, Lucas Belvaux, Claire Simon, Alain Gomis, etc.
La programmation cannoise de l’ACID est reprise à l’automne au Cinéma des cinéastes à Paris, dans une trentaine de salles en Ile-de-France, en Rhônes-Alpes ainsi qu’à Miami. L’ACID à Cannes c’est également un soutien ACID/CCAS à un film de La Semaine de la Critique. Attribué par des cinéastes membres de l’ACID et un représentant de la CCAS, ce soutien est financé à hauteur de 8000 euros par la CCAS.