Programmation 2011

Tout bouge dans le cinéma ces temps-ci. Et, dans ce grand mouvement, certaines choses restent les mêmes : tant de films ont tant de mal à se faire, tant d’autres à être vus. Pourtant, il s’en fait ! Parce que des cinéastes ne renoncent pas et s’emparent de la réalité, de l’imaginaire, de la révolte ou tout simplement d’histoires humaines... Il faut se battre encore, plus que jamais, pour la diversité des propositions et que celle-ci soit réellement donnée à voir. C’est, à notre niveau, ce que nous essayons de faire à l’ACID, et c’est toujours faire acte de résistance. Les films de cette programmation ont chacun une façon bien singulière de parler du monde et de parler au monde. Films de cinéastes choisis et portés par des cinéastes, ils n’atterrissent pas dans une sélection de plus, mais à cet endroit unique où ceux qui tournent décident de prendre le temps de regarder ce que d’autres ont tourné. Gageons que cette spécificité de l’ACID permettra à d’autres regards de partager l’immense plaisir que nous avons eu à voir ces films, comme autant de nouvelles aventures de cinéma.

Les cinéastes de l’ACID

Longs métrages

Courts métrages

Courts métrages

> Courts métrages « Talents Cannes Adami 2011 » :

  • CHRISTINE de Gilles Porte
  • DEEP INSIDE de Marc Gibaja
  • DEVINE de Laurent Perreau
  • ENCORE HEUREUX de Ivan Calbérac
  • SCÈNE DE VESTIAIRE de Frédéric Malègue
  • YASMINE LA RÉVOLUTION de Karin Albou

Séances spéciales

Longs métrages soutenus par l’ACID, qui sortiront entre juin et août 2011 :

Etats-Unis, 2010 , fiction, 89’

La voix d’un caméraman interroge des adolescents afin de redessiner à partir de leurs paroles le portrait d’un de leurs amis, récemment mort d’overdose. Avec une grande délicatesse d’approche, l’ensemble compose l’image d’une communauté américaine d’aujourd’hui. Distribution : ED Distribution (fin août 2011)

France, 2010, documentaire, 155’

Distribution : Shellac

Mafrouza tire son nom d’un quartier informel d’Alexandrie, détruit en 2007 après que les cinq films y ont été tournés sur plusieurs années. Chaque film constitue un récit autonome qui peut se voir indépendamment des autres et l’intégralité du cycle peut se voir dans l’ordre chronologique comme dans le désordre.

Mohamed Khattab tient l’épicerie de Mafrouza. Cheikh, il fait aussi le sermon du vendredi dans la mosquée du quartier. Mais en ces jours de fête où se prépare l’Aïd, des fondamentalistes viennent s’emparer de ladite mosquée. Les gens de Mafrouza racontent cette prise de pouvoir avec lucidité et calme, c’est-à-dire sans diabolisation et avec la force d’une parole qui recourt aux arguments à la fois du cœur et de la raison. Comme le dit l’ami fidèle de Mohamed Khattab : « Les Frères cherchent à attirer les gens ; si tu aimes quelqu’un, tu n’essaies pas de l’attirer, tu lui parles directement. » Blessé, Mohamed Khattab garde sa dignité, son ironie et le secret sur ses intentions. Mais il n’a pas dit son dernier mot. La suite des événements lui donnera l’occasion de « parler directement » pour dire ses stratégies, sa rage et sa résistance, mais aussi sa complicité et sa tendresse pour cette caméra avec qui est venu le temps de la séparation puisque le tournage touche à sa fin, au terme de deux années passées à filmer dans le quartier.

  • LÉA de Bruno Rolland

France, 2011, fiction, 93’

Distribution : Zelig Films

Au Havre, Léa va à la fac et rêve d’une autre vie. Son admission à Science Po Paris va précipiter ses décisions, mais cela coûte cher. Léa décide alors de devenir strip-teaseuse.

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