Pourquoi Filmez-vous ? « Pour courir plus vite que le doute. Pour tenter de retrouver la grâce perdue. Pour mettre l’ennui de vivre sur liste d’attente. Parce que, les histoires, je préfère les raconter plutôt que les vivre. Parce que dans la vie, on n’a pas le final cut. Parce que Dieu est un metteur en scène dont je jalouse chaque mauvaise idée. »
François Zabaleta, cinéaste
Les cinéastes réunis au sein de l’ACID ont le plaisir de vous dévoiler quels films l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion présentera cette année à Cannes, du 17 au 26 mai.
Outre la France, les pays de production ou co-production de ces films sont l’Allemagne, la Belgique, l’Egypte, Israël, le Maroc, le Qatar et le Sri Lanka. La plupart (sept sur neuf) sont sans distributeur à ce jour et on notera que deux d’entre eux ont été autoproduits. Six sont des premiers longs.
Les séances cannoises de l’ACID sont ouvertes à tous les spectateurs, et sont suivies d’une rencontre entre les équipes des films, leurs “parrains” de l’association et le public.
Comme l’an dernier, l’ACID, qui soutient activement la sortie en salles d’une quinzaine de films indépendants par an, organisera également à Cannes, en association avec leurs distributeurs, des séances spéciales, destinées aux exploitants et à la presse, de trois films dont la sortie est prévue dans les mois suivant le festival.
Vous trouverez ci-dessous un texte de présentation générale et la liste de tous ces films, dont des fiches plus détaillées seront accessibles sous peu.
Comment l’homme suture sa place au monde qui l’entoure ? Cette question a d’autant plus de mérite d’être posée lorsque ce même monde se trouve en crise, en guerre ou en deuil. Le corps rentre alors en résistance et le cinéma le dévoile dans ses quêtes existentielles. La programmation ACID 2012 présente neuf propositions cinématographiques regardant par les prismes de leur matière filmique singulière et innovante ces silhouettes en questionnement. Le cinéma tend à recoudre les plaies de l’Histoire et les déchirements du collectif. Ce travail exutoire peut se conjuguer historiquement aussi bien au passé qu’au présent.
De la recherche cathartique et baroque de The End face à l’oppression des « années de plomb » au Maroc aux interrogations d’une inquiétude morale de Room 514 explorant les gouffres de l’état militaire israélien, les cinéastes appréhendent les rapports de l’être au pouvoir. Les fantômes de la guerre rôdent.
Ini Avan propose de retrouver à travers le retour au pays d’un ex combattant tamoul un corps social commun là où la guerre civile sri-lankaise a laissé ses fractures ouvertes. La personne peut être aussi dans le rapport de son corps au monde une vraie interrogation politique à elle seule. Noor propose une réflexion sur la place d’un transgenre au Pakistan quant à son identité sexuelle.
Casa Nostra regarde dans les creux de vie d’une famille en deuil les rapprochements d’une fratrie disloquée. La jeunesse insoumise de La Tête la première offre une croyance dans les mots en tant que découverte passionnelle de l’autre. Mais cet « autre » est aussi une marge à interroger.
Stalingrad Lovers ouvre les portes d’un purgatoire où errent les figures déchues de la drogue parfois en quête de rédemption quand Sharqiya ouvre les frontières désertiques d’un bout de terre israélien perçu comme une abstraction absurde où une famille de bédouin vit dans l’éternel recommencement de son expropriation. Alors, au cœur de ces conflits pourquoi ne pas croire en cette magie que seul le cinéma peut nous offrir comme opérateur de grâce. La Vierge, les coptes et moi amène à ce miracle, en nous donnant à voir dans la difficulté de sa réalisation la mise en chantier d’une apparition sacrée. La crise peut ainsi être aussi positive, captivante source de régénérescence conduisant au courage de cinéastes défiant les contingences économiques et politiques afin de nous révéler leurs regards au monde et en affirmant par leurs points de vue une puissance créative, moderne et originale.
Le cinéma devient alors vecteur d’une possible lumière de réconciliation de l’homme à son environnement et son histoire aussi grande ou petite soit-elle.
Les cinéastes de l’ACID
Longs métrages
Séances Spéciales
Séance « Carte blanche à des cinéastes de l’ACID »
Les 20 ans de l’ACID à Cannes : Lettres filmées de cinéastes
Les 20 ans de l’ACID à Cannes : Films annonces de l’ENSAD
Talents Cannes - ADAMI
Cannes 2012 : Les films programmés cette année par l’ACID nous sont présentés par Jean-Baptiste Germain, cinéaste membre de l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion.
Toutes les projections au cinéma LES ARCADES et au STUDIO 13 sont présentées et suivies d’un débat avec les équipes des films.
All screenings in LES ARCADES and STUDIO 13 are introduced by directors and followed by Q&As.
Jeudi 17 mai 2012
Vendredi 18 mai 2012
Samedi 19 mai 2012
Dimanche 20 mai 2012
Lundi 21 mai 2012
Mardi 22 mai 2012
Mercredi 23 mai 2012
Jeudi 24 mai 2012
Vendredi 25 mai 2012
Samedi 26 mai 2012
En complémentarité de son travail de programmation des films en salles, l’ACID mène de nombreuses actions afin de sensibiliser le jeune public au cinéma indépendant.
Depuis plusieurs années, durant le Festival de Cannes, l’ACID accueille à ses projections des classes de collège et de lycée et organise des rencontres entre les élèves et les équipes des films.
Depuis 2011, un travail spécifique est mené avec une classe du lycée Bristol à Cannes, qui suit l’ensemble de la programmation.
L’ACID accueille également chaque année les membres de la commission Cinécole.
« Que le filmeur ne se décourage pas, quelques bonnes fées veillent sur lui. D’Alain Cavalier à Claire Denis, de Serge Bozon à Pierre Schoeller, nombre de grands cinéastes sont un jour passés par l’ACID, depuis qu’il y a vingt ans, en novembre 1992, l’Agence du cinéma indépendant pour sa diffusion a fait irruption dans le paysage. »
Clarisse Fabre, Le Monde
« La Tête la première », un film d’une jeune namuroise très passionnée
L’Homme qui Marche : Sharqiya
Banquier le jour, cinéaste la nuit
Cannes 2012 : Face à l’insoutenable légèreté du monde
Cannes 2012 : jeudi 17 et vendredi 18
Cannes 2012 : les 20 ans de l’ACID
Cannes 2012 : Noor et le tuning au Pakistan et La Tête la première
Cannes : Abaji évoque sa musique traditionnelle pour Noor
Cannes en parallèles
Casa Nostra : La Dispute sur France Culture
Depuis 20 ans l’ACID aide le cinéma
Douce violence de la paix : Ini Avan
Festival de Cannes : La Tête la Première
Histoires d’affiches
Ini Avan, d’Asoka Handagama
Je d’enfants - Casa Nostra
L’ACID fête ses 20 ans
L’ACID Vingt ans de cinéma indépendant
L’ACID, ils sont tombés dedans petits
La Vierge, les Coptes et moi, de Namir Abdel Messeeh
Le cinéma français est-il misogyne ?
L’amour au temps du baccalauréat - La Tête la première
Namir Abdel Messeeh, réalisateur de « La Vierge, les Coptes et moi »
Noor, de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti
Noor, « ecce homo »
Nous avons les mains rouges - Room 514
Projections sous ACID
Quand les caméras regardent le monde
Quoi de neuf dans les mondes parallèles ?
Sans contrefaçon je suis un garçon : Noor
Soirée Acid
The End, de Hicham Lasri
Trois nouveaux films engagés qui nous viennent d’Israël
Un regard super Acid
Un Woody Allen copte sur la Croisette
Une histoire d’Albert Einstein / Stalingrad Lovers
Une petite gorgée de « Moonrise Kingdom », une grande rasade de « Noor »
Vers nulle part - The End
Vingt ans et toutes ses dents pour l’Acid
« La Vierge, les Coptes et moi » de Namir Abdel Messeh
« Noor » de Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti
« Sharqiya » de Ami Livne