Les programmations spéciales 20 ans

Retrouver ici toutes les programmations :

... Et beaucoup d’autres rendez-vous prochainement dans cette rubrique !

Festival International du 1er Film d’Annonay

A l’occasion du festival, l’ACID lance les festivités et propose aux spectateurs de découvrir ou redécouvrir Circuit Carole , en présence de sa réalisatrice Emmanuelle Cuau.

Du vendredi 27 janvier au lundi 6 février 2012

Une 29ème édition tournée vers l’avenir

A l’aube de ses 30 ans, le Festival International du 1er Film d’Annonay se tourne plus que jamais vers l’avenir. En parallèle à la compétition consacrée à la première œuvre (long-métrage) de réalisateurs du monde entier, le festival donnera cette année un coup de projecteur sur les étoiles montantes du cinéma tout en s’ouvrant à de nouveaux publics grâce notamment à une opération d’envergure nommée « de la route au cinéma » et liée à la thématique de cette édition : A l’aventure !

Du vendredi 27 janvier au lundi 6 février, la MJC d’annonay, organisatrice du Festival International du 1er Film d’Annonay vous convie à un fabuleux voyage à travers le temps, l’espace, les genres cinématographiques, les premiers films et les rencontres.

Retrouvez toute la programmation, les rendez-vous avec les invités, les animations, les expositions, les conférences, les horaires d’ouvertures du lieu de convivialité sur www.annonaypremierfilm.org

    Programmation ACID

    * * *

    Dimanche 29 janvier à 18h30 aux Les Nacelles Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice

    Marie, vingt ans, vit seule avec sa mère a Paris. Les deux femmes sont très proches l’une de l’autre. Marie trouve un emploi de standardiste en banlieue nord et découvre, par hasard, près de son lieu de travail une piste pour motards, le « Circuit Carole ». Elle y rencontre Alex dont elle ne tarde pas a se rapprocher. Elle même roule bientôt aussi a moto. Sa mère supporte mal de voir Marie s’éloigner d’elle et s’en trouve complètement déboussolée...

    Et parce qu’un plaisir en entraîne d’autres...

    Programmation ACID Cannes 2011

    Samedi 28 janvier à 14h15 au Théâtre Municipal - En présence de l’équipe du film

    Adilse a 20 ans. Il vit en banlieue. Sa vie se déroule sur le bitume, entre retape de scooters et glandouille avec son meilleur pote. Ce jour-là, son grand-père a disparu. Il le cherche dans la cité

    Programmation ACID Cannes 2011

    Lundi 30 janvier à 21h au Théâtre Municipal - En présence du réalisateur

    Mercredi 1er février à 16h30 au Théâtre Municipal

    Une fanfare amateur s’est donné rendez-vous sur la place d’un petit village ardennais. Ils sont 10 hommes de la quarantaine, 10 amis. Ils ont décidé de se rendre au « carnaval du monde » de Stavelot. Une marche de 4 jours à travers bois, à la boussole, sac au dos et instruments en bandoulière, en rang par trois derrière leur étendard…

!f Istanbul 2012

5 films soutenus par l’ACID sont au programme du festival du film indépendant d’Istanbul :

 !f Istanbul Du 16 au 26 février 2012

ifistanbul.com

    Programmation ACID

    Dans une nature hivernale et rude, en douce marge du monde, Curling s’intéresse à l’intimité d’un père et sa fille solitaire de 12 ans. Entre les boulots ordinaires, Jean-François Sauvageau consacre un temps maladroit à Julyvonne. L’équilibre fragile de leur relation est mis en péril par des événements singuliers.

    Alors que la seconde Intifada plonge les Israéliens dans la terreur et les Palestiniens dans le dénuement et la frustration, Avi Mograbi, cinéaste israélien, croit pourtant en la force du dialogue, avec les Palestiniens assiégés et avec l’armée israélienne omniprésente. Pour s’interroger sur le conflit, le réalisateur convoque les mythes de Samson et de Massada.

    Voici l’histoire d’un homme simple, jeune, qui se sait peu et espère en chacun de nous. Lieutenant de police Pharaon de Winter. L’histoire de sa vie naïve. Un homme strict et humble qui reprend sur lui le mal d’autrui et qui, sans fin souffre de cette sympathie. Voici son sacrifice.Pharaon a peu de personnes à qui parler et ne s’adresse, presque, qu’à lui-même. Célibataire, la trentaine, il demeure avec sa mère dans la rue au nom du peintre homonyme à Bailleul dans les Flandres.Pharaon De Winter pleure, parfois ; cet homme incliné pleure quand à la télévision les images diffusées sont inhumaines. Il pleure quand la misère à son travail devant lui est telle - le mal - qu’il ne sait plus.De nos jours, le lieutenant est amoureux d’une voisine, Domino, vingt-trois ans, ouvrière. Il est devenu son ami et un peu celui de son copain Joseph, un chauffeur routier scolaire. Souvent ils sortent à trois ; le vendredi, le samedi. Domino a une sympathie très pure pour Pharaon qui lui, se mine de son amour pour elle. C’est son cancer. Il n’a que ses yeux pour dire sa mélancolie ; faire sa tronche de rien quand Joseph et elle se touchent devant lui. Alors il va se faire souffrir sur son cycle, à se désunir sur le mont des Cats et les gens voient ce coureur en habits sportifs, les dimanches rendre son existence. Il cultive les dahlias dans les jardins familiaux de la cité du Nouveau Monde.Son travail, une enquête sordide, découvre lentement son désespoir et l’effroi de sa propre culpabilité, une culpabilité universelle, celle de notre monstrueuse nature.

    Roong attend impatiemment le jour où elle pourra se retrouver dans les bras de son amant birman, Min, un immigré clandestin. Elle paye Orn, une vieille femme, pour prendre soin de Min, pendant qu’elle cherche un endroit où ils pourront vivre leur bonheur. Un après-midi, Min emmène Roong pique-niquer dans la jungle, où ils se sentent libres d’exprimer leur amour. Orn, de son côté, est également allée dans la jungle avec Tommy, l’homme qui travail avec son mari. Une overdose de bonheur risque-t-elle d’entraîner des effets secondaires ?

    Pierre, 58 ans, prisonnier de son passé a de plus en plus de mal avec la solitude, avec le temps, avec le monde extérieur, a recourt à des psychotropes, s’enferme chez lui, seul lieu où il est le moins mal, dans l’attente d’une inspiration, n’arrive plus à écrire, a rendez-vous pour déjeuner avec son ami, une relation vieille de 30 ans, un ami qui fut un papa, une maman, une banque, l’ami ne viendra pas, Pierre se confronte à la police, à la famille, à la maladie... seul face à lui-même... se ressaisira avec humour et distance... croise chez son avocat un ami de bar... parlent de leur jeunesse, avec l’aide de son psy retrouve l’inspiration. Accompagné d’un gigolo, ira au bout de ses fantasmes.

« Films de femmes » au Méliès de Villeneuve d’Ascq

Dimanche 18 Mars 2012 Programmation Spéciale « films de femme »

20 ans… Plus de 450 films soutenus, près de 200 œuvres montrées à Cannes et autant de jeunes auteurs découverts. 20 ans également de textes politiques, de propositions, de sonnettes d’alarme aussi. 20 ans d’une belle idée de solidarité entre cinéastes, d’un lieu vivant où se rencontrent autour des films les réalisateurs de toutes les générations et horizons.

C’est une partie de cela que l’ACID vous invite à fêter le 18 mars au Méliès. Lila Lili et Elle est nôtres, deux films de femmes pour faire écho à la journée du 8 mars. Des œuvres d’une rare justesse qui interrogent la façon dont nous menons nos vies, à travers les portraits sensibles de deux femmes aux trajectoires singulières. « Le film de Marie Vermillard (Lila Lili) est avant tout un enchantement (...) tout y est effleuré, caressé, suggéré ; soutenue par une actrice remarquable et par une caméra d’une étonnante receptivité. » (A.Raoust) Dans Elle est des nôtres « Siegrid Alnoy croit en la beauté et à la vérité de certaines rencontres. Par son talent, elle nous guide dans le rude parcours initiatique de Christine (Sasha Andrès), en privilégiant toujours la beauté et la grâce. » (M.Aziza)

A l’issue de la projection, Marie Vermillard sera présente pour parler de son film en toute convivialité autour d’un verre !

    Les projections

    • Lila Lili de Marie Vermillard – 17h30

    L’histoire se passe de nos jours. Avec des gens comme tout le monde. Des gens qui font ce qu’ils ont à faire. Dans le film il y a des histoires d’amour. A cause de Nadège, qui aime comme elle respire, de Claude qui trouve l’amour compliqué, de Simon qui change la donne. Mais il n’y a pas que l’amour dans la vie. Il y a aussi ceux qui aimeraient comprendre. Qui aimeraient comprendre pourquoi tout ce qui tombe du ciel est béni, pourquoi il y a plus d’hommes qui ont peur des femmes que de pêcheurs à la ligne. Il y en a d’autres qui croient. Qui croient au miracle, que Francis Cabrel peut faire quelque chose pour eux, qu’on ne peut pas aimer tout le monde, que trois buts ça se remonte, qu’on a jamais intérêt à passer pour celui qui ne baise pas. Et il y a ceux qui se demandent si ça vaut le coup de préserver l’espèce, si l’aiguille va trouver la veine. Et puis il y a Micheline, surtout Micheline, par qui toute l’histoire arrive, qui ne perd rien du spectacle, qui voit les coulisses et les détails. Micheline qui attend un bébé...

    • Elle est des nôtres de Sigrid Alnoy – 20h30

    Christine Blanc veut se faire adopter par « la communauté humaine ». Tout à coup, elle partage les valeurs de cette communauté : celle du crime. Stupeur... Les bras s’ouvrent, les verres trinquent : « Elle est des nôtres... ».

Cinéma du Réel 2012

A l’occasion de cette 34ème édition, une programmation de films du répertoire de l’ACID est proposée aux festivaliers

34e Festival international de Films documentaires du 22 mars au 3 avril 2012

Le rendez-vous annuel incontournable du cinéma documentaire international est de retour.

Pour sa 34°édition, Cinéma du réel dédie ses rétrospectives et ateliers au cinéaste et critique américain John Gianvito, et à la cinéaste portugaise Sousana de Sousa Dias, lauréate du Grand Prix Cinéma du Réel en 2010 avec son film « 48 ». Les 4 sections compétitives « Compétition internationales », « Premiers films », « Courts métrages » et « Contrechamp français proposeront le point de la création contemporaine documentaire française et étrangère. « Exploring Documentary », la section qui s’aventure aux frontières du documentaire et des avant-gardes, nous fera découvrir le travail d’une série de cinéastes combattants engagés aux côtés de luttes armées. Mais aussi une dédicace à l’éditeur « Lowave », les sections « News From » et « Mémoire du réel », des journées professionnelles, des débats avec les cinéastes, des avant-premières, des raretés et des inédits, etc.

www.cinemadureel.org

BAFICI, Buenos Aires

A l’occasion de sa 14ème édition, le Festival International du Film Indépendant de Buenos Aires fête les 20 ans de l’ACID et propose une programmation de 10 films issus de son répertoire...

www.bafici.gov.ar

Les 20 ans de l’ACID à la Cinémathèque Française

Du 16 au 27 mai 2012, une sélection d’une trentaine de premiers films défendus par l’ACID depuis sa création permettra de constater le chemin parcouru et proposera un panorama éclectique d’un cinéma exigeant et novateur.

LES PROJECTIONS

Calendrier des projections : www.www.cinematheque.fr

    Présentation du cycle

    L’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion a 20 ans

    « Pourquoi avons-nous besoin de tant d’histoires, de tant d’images ? Pourquoi ce désir d’être assis dans l’obscurité, de fixer l’écran où d’autres vivent, sans que nous puissions répondre à leurs paroles, nous mêler à leurs actes ? Pourquoi sommes-nous si sensibles à ces vies qui nous échappent ? Pourquoi rions-nous ? Pourquoi pleurons-nous ? La réponse semble évidente : parce que le cinéma est un art. Pourtant cette évidence est aujourd’hui violemment combattue, renvoyée au grenier poussiéreux des illusions, voire des utopies, niées par l’économie actuelle du cinéma. Aujourd’hui, l’essentiel des recettes se concentre sur de moins en moins de films capables, par leur puissance financière, d’occuper une partie si importante de la surface commerciale que tous les autres films sont repoussés dans une périphérie géographique et économique leur interdisant, de fait, de rencontrer leur public (...). (...) Il s’agit donc pour les cinéastes de résister, de ne pas se laisser imposer une morale qui n’est pas la leur : une morale qui ne pense qu’en termes de classement, de hiérarchie, d’exclusion, d’argent. Depuis toujours dans le cinéma français la marge et le centre sont intimement liés, indissociables. Toucher l’un, c’est atteindre l’autre. Henri Langlois avait fondé sa morale sur l’idée que « tous les films sont égaux ». Il n’en est pas d’autre qui vaille. Il s’agit donc pour les cinéastes de résister. Résister en donnant une vraie chance à tous les films d’être vus. »

    Extrait du Manifeste Résister, signé en novembre 1991 par 180 cinéastes

    Il y a 20 ans, en 1992, l’ACID naît suite à ce manifeste.

    C’est avec la conscience du besoin de formes cinématographiques multiples et la conviction de la valeur de ce qui dure, de ce qui fait sens avec le temps, que des cinéastes fondent l’ACID. Ils imaginent un outil pour créer un lien entre cinéastes, distributeurs, exploitants et spectateurs, afin d’aider des films issus d’une création indépendante à atteindre leur public. Ils soutiennent les films d’autres cinéastes, convainquent des distributeurs et des exploitants de s’intéresser à ces films. Ils inventent alors de nouvelles manières de faire : pré-visionnements en régions pour les programmateurs, accompagnement des films par les cinéastes, rédaction de textes... Ils proposent au CNC des mécanismes d’aides à la distribution et à l’exploitation des films indépendants. Dès 1993, l’ACID décide d’être également présente au Festival de Cannes : une programmation parallèle d’œuvres indépendantes, souvent sans distributeur, réunit les cinéastes qui soutiennent et ceux qui sont soutenus, stimulantes rencontres accompagnées d’échanges passionnés.

    Ce sont ainsi 450 films qui, en 20 ans, ont été choisis et présentés aux quatre coins de la France et du monde par des cinéastes convaincus de la nécessité de regarder là où les autres ne veulent ou ne peuvent pas regarder, et de l’importance à long terme de ce geste-là. Aujourd’hui, ce geste n’a rien perdu de sa nécessité. Les chiffres mirobolants de la fréquentation cinématographique cachent une concentration massive, des difficultés accrues de production et de diffusion pour les œuvres les plus audacieuses. Un discours récurrent sur un trop grand nombre de « petits films » ne laisse plus de place à la valeur artistique et patrimoniale du cinéma. Face à cette situation, il est plus que jamais indispensable de continuer à regarder à côté, ailleurs, en toute indépendance. La Cinémathèque et l’ACID vous invitent aujourd’hui à fêter 20 ans de films, 20 ans de regards libres, 20 ans de liens entre cinéastes et publics, avec une programmation de premières œuvres, les premiers pas d’une trentaine de cinéastes. Fiction, documentaire, essai, expérimental : au cours de ces 20 ans, les cinéastes présents à l’ACID ont toujours choisi les films avec une seule règle : le coup de cœur...

    Cet hommage s’ouvrira avec l’un des tout premiers films défendus par l’ACID, Parfois trop d’amour de Lucas Belvaux. C’est donc à lui que nous laissons le mot de la fin en ne résistant pas au plaisir de vous faire partager un de ses textes écrit en 1994...

    Les cinéastes de l’ACID

    Second souffle et cinquième acte.

    Le film est fini. Fin de la première époque et premier bilan.

    1. Je suis fier, fier d’avoir fait un film qui ressemble à ce que j’avais imaginé et fier d’avoir tenu mes engagements, de n’avoir pas dépassé le temps qui m’était accordé donc le budget.

    2. Je suis fatigué.

    3. Tout reste à faire.

    Deuxième époque. Un an après. L’impression étrange que chaque étape dure un an. Un an qui passe où rien ne se passe. Douze mois de confusion, de solitude aussi.

    Quinze personnes ont vu le film, dix l’ont aimé. Fin du coup. Ce film, mon film, est en train d’en rejoindre tant d’autres à la fosse commune.

    C’est l’époque d’une nouvelle question qui m’obsède : « À quoi bon faire un film aujourd’hui ? ». Pas de réponse. Combien sommes-nous à avoir eu cette expérience, sans s’en parler, éclatés géographiquement, moralement ?

    Heureusement, c’est aussi l’époque d’une nouvelle rencontre, car une poignée décide que ça suffit et invente, rêve, organise.

    C’est la naissance d’un réseau qui va à la rencontre d’autres réseaux. Je sombrais dans le coma, et c’est l’ACID qui me réveille, qui réveille le film plutôt mais c’est tout comme, car c’était aussi l’époque où je ne faisais plus la différence entre mon film et moi (ce qui est dangereux), l’aimer c’était m’aimer et vice versa.

    Nous avions décidé, avec Michel David, de distribuer le film nous mêmes, mais sans le soutien et le travail énergique de l’ACID, jamais nous n’y serions parvenu.

    Aujourd’hui, Parfois trop d’amour est sorti, il est montré, il est vu, je peux enfin passer au suivant.

    Merci à l’ACID, donc, et à chacun de ses membres, sans qui cette histoire, n’aurait jamais fini, grâce à qui d’autres histoires ont eu leur happy end. Les films sont faits pour les salles, les salles pour les films, ça en fait des histoires d’amour…

    Lucas Belvaux , 1994

Les 20 ans de l’ACID

L’ACID A 20 ANS

« Pourquoi avons-nous besoin de tant d’histoires, de tant d’images ? Pourquoi ce désir d’être assis dans l’obscurité, de fixer l’écran où d’autres vivent, sans que nous puissions répondre à leurs paroles, nous mêler à leurs actes ? Pourquoi sommes-nous si sensibles à ces vies qui nous échappent ? Pourquoi rions-nous ? Pourquoi pleurons-nous ?

La réponse semble évidente : parce que le cinéma est un art. Pourtant cette évidence est aujourd’hui violemment combattue, renvoyée au grenier poussiéreux des illusions, voire des utopies, niées par l’économie actuelle du cinéma. Aujourd’hui, l’essentiel des recettes se concentre sur de moins en moins de films capables par leur puissance financière d’occuper une partie si importante de la surface commerciale que tous les autres films sont repoussés dans une périphérie géographique et économique leur interdisant, de fait, de rencontrer leur public (...)

Il s’agit donc pour les cinéastes de résister, de ne pas se laisser imposer une morale qui n’est pas la leur : une morale qui ne pense qu’en termes de classement, de hiérarchie, d’exclusion, d’argent. Depuis toujours dans le cinéma français la marge et le centre sont intimement liés, indissociables. Toucher l’un, c’est atteindre l’autre. Henri Langlois avait fondé sa morale sur l’idée que « tous les films sont égaux ». Il n’en est pas d’autre qui vaille. Il s’agit donc pour les cinéastes de résister. Résister en donnant une vraie chance à tous les films d’être vus. »

Extrait du Manifeste Résister, signé en novembre 1991 par 180 cinéastes

Il y a 20 ans, en 1992, l’ACID naît suite à ce manifeste. C’est avec la conscience du besoin de formes cinématographiques multiples et la conviction de la valeur de ce qui dure, de ce qui fait sens avec le temps, que des cinéastes fondent l’ACID.

Ils imaginent un outil pour créer un lien entre cinéastes, distributeurs, exploitants et spectateurs afin d’aider des films issus d’une création indépendante à atteindre leur public. Ils soutiennent Ils soutiennent sur les principes du coup de cœur et de la conviction minoritaire les films d’autres cinéastes, convainquent des distributeurs et des exploitants de s’intéresser à ces films. Ils inventent alors de nouvelles manières de faire : prévisionnements en régions pour les programmateurs, accompagnement des films par les cinéastes, rédaction de textes... IIs proposent au CNC des mécanismes d’aides à la distribution et à l’exploitation des films indépendants.

Dès 1993, l’ACID décide d’être également présente au Festival de Cannes : une programmation parallèle d’œuvres indépendantes souvent sans distributeur réunit les cinéastes qui soutiennent et ceux qui sont soutenus, stimulantes rencontres accompagnées d’échanges passionnés.

Ce sont ainsi 450 films qui en 20 ans ont été choisis et présentés aux quatre coins de la France et du monde par des cinéastes convaincus de la nécessité de regarder là où les autres ne veulent ou ne peuvent pas regarder, et de l’importance à long terme de ce geste là.

Aujourd’hui, ce geste n’a rien perdu de sa nécessité. Les chiffres mirobolants de la fréquentation cinématographique cachent une concentration massive, des difficultés accrues de production et de diffusion pour les œuvres les plus audacieuses. Un discours récurrent sur un trop grand nombre de « petits films » ne laisse plus de place à la valeur artistique et patrimoniale du cinéma. Face à cette situation, il est plus que jamais indispensable de continuer à regarder à côté, ailleurs, en toute indépendance.

En 2012, L’ACID et plusieurs lieux partenaires vous inviteront à fêter 20 ans de films, 20 ans de regards libres, 20 ans de lien entre cinéastes et publics avec diverses programmations en France et à l’étranger, la publication d’un livre, des lettres filmées de cinéastes, etc.

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