NOUVELLE DONNE
Jérémy Couston TELERAMA - 14/06/2008
"Le premier film du Norvégien Joachim Trier (un lointain et talentueux cousin de Lars von Trier) affiche avec élégance et sans esbroufe sa dévotion à l'esprit truffaldien et à la lettre godardienne. Les destins croisés, entre Oslo et Paris, d'Erik et de Phillip, amis d'enfance et écrivains en herbe, évoquent en effet tour à tour le marivaudage mélancolique de Jules et Jim et les audaces formelles du réalisateur du Mépris. La narration est bousculée par d'innombrables flash-back et d'audacieuses scènes fantasmatiques (tirées de l'imagination ou des créations littéraires des deux romanciers dans lesquelles ceux-cimettent en abyme leur propre vie). (...) Joachim Trier et son scénariste, Eskil Vogt, abordent avec la même insolence que les jeunes Turcs de la Nouvelle Vague la paralysie de l'artiste qui arrive « après » les modèles qu'il admire. Et comme eux,ils la transcendent"
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NOUVELLE DONNE
Vincent Ostria LES INROCKUPTIBLES - 11/06/2008
"Il se dégage de ce premier film à la fois ludique et grave, léger et dramatique, trop plein et fougueux, une énergie et une force romanesque qui font oublier quelques réserves (...). "Nouvelle donne" est (...) proche de l’actuelle nouvelle vague danoise, souvent partagée entre réalisme psychologique et provocation. Sans aller jusqu’à assimiler Joachim Trier à son célèbre homonyme danois (Joachim n’a pas le nihilisme de Lars), on ose espérer que cette œuvre sympathique puisse contribuer à élargir le spectre esthétique de la production scandinave, souvent empêtrée ces derniers temps dans une ghetto attitude un peu déplacée"
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NOUVELLE DONNE
Didier Péron LIBERATION - 11/06/2008
"Si "Nouvelle Donne" a tant séduit avec une thématique peu attractive (l’inexorable dégradation des rêves de la jeunesse et le goût amer de l’accomplissement de soi, le mal de vivre norvégien), c’est que Trier a su mêler en un dosage habile le côté sexy d’un casting de fans de rock (la bande-son fait défiler Joy Division,Le Tigre, The Jams) et les grandes références intellectuelles. Tout le monde a envie de porter des jeans slim, des polos Fred Perry et de citer Maurice Blanchot tout en écoutant les Ramones, non ?"
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EZRA
Thomas Sotinel LE MONDE - 04/06/2008
"Les ressorts économiques du conflit (en l'occurrence le trafic de diamants) et l'indifférence du monde font la toile de fond de ce film réalisé dans l'urgence, qui surmonte à force d'énergie les obstacles soulevés par la pénurie de moyens"
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EZRA
Véronique Le Bris PREMIERE - 04/06/2008
"Bouleversant Ezra (...) On aimerait que le cinéma serve à dénoncer un peu plus le phénomène et favorise chez ces "victimes" une certaine reticence"
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EZRA
Cécile Mury TELERAMA - 04/06/2008
"Nourri d'un minutieux travail d'enquête, le récit est terriblement efficace. La violence invite ici à une réflexion sur la contagion du mal, la difficulté de se reconstruire. Pas de pathos ou de démonstration simpliste : pour les autres comme pour lui-même, le jeune Ezra (interprété par un comédien non professionnel saisissant de vérité) reste un mystère, dont le réalisateur respecte l'insondable gouffre"
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PETITES REVELATIONS
Jean-Michel Frodon CAHIERS DU CINEMA - 09/04/2008
"Cela pourrait s’appeler des “minutes”, entre celles d’un procès - le processus de la vie quotidienne - et celles de M. Cyclopède, de desprogienne mémoire (...). C’est hyper-modeste et tout à fait ambitieux, une expérience de spectateur très stimulante (...). Marie Vermillard est du côté de la perte, de la virgule non signifiante, du dégoût de la métaphore. Qu'elle en soit publiquement remerciée"
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PETITES REVELATIONS
Nicolas Houguet DVDRAMA - 09/04/2008
"Marie Vermillard réussit donc là un bien beau patchwork, faire du gracieux avec du commun, de l'exceptionnel avec du banal, des petites parenthèses où le temps est suspendu. Son film émeut d'une manière inattendue, sur les choses que l'on ne sait plus voir, sur lesquelles on passe. Sobrement, à travers ces 19 épisodes et l'air de rien, elle met en scène ce qui est peut-être l'essentiel de nos existences. Une belle surprise et une petite révélation"
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PETITES REVELATIONS
Olivier Frégaville-Arcas A VOIR A LIRE - 09/04/2008
"Les premières images nourrissent une impression d’étonnement. Le métrage se révèle ambitieux. Marie Vermillard nous embarque dans sa vision du monde, une vision triste et touchante, d’un naturel perspicace. Aidée par quelques acteurs familiers du cinéma d’auteur français - Hiam Abbas, Marilyne Canto, Zinedine Soualem, etc... - , elle dessine tout simplement la vie. Nos vies. Parfois déroutants, souvent émouvants, les instants volés que nous dévoile la caméra ne laissent pas indifférent ; ils nous embarquent dans un voyage au cœur de notre intimité. Il est dur de surprendre sa copine en train de se masturber et de prendre du plaisir après son départ ; douloureux d’entendre la voix maternelle en larmes sur son répondeur mais de ne pas pouvoir décrocher, partagé entre la haine et l’amour... À des années lumière de Disco qui nous montre le Français moyen sous des faux airs de vérité, Marie Vermillard s’est réellement intéressée aux histoires et aux gens qu’elle filme. La vraie vie est au cœur de son métrage, partagée entre tendresse, larme, rire, douleur et moment de bonheur. Un cinéma vérité d’une perspicacité déconcertante"
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PETITES REVELATIONS
Annie Coppermann LES ÉCHOS - 09/04/2008
"Cocasses, mélancoliques ou cruels, parfois même sinistres (l'euthanasie d'un chien, la mort brutale d'un homme), ces petits riens en forme d'éclats de vie, tropismes aux images soignées signés Marie Vermillard, composent un ensemble déconcertant, bizarre et finalement attachant. À film expérimental, sortie expérimentale : « Petites Révélations » n'est à l'affiche que d'un seul cinéma, L'Entrepôt, à Paris. Curieux, ne pas s'abstenir"
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