BLACK BLOOD, de Miaoyan Zhang

Publié le 23 novembre 2011

Nova Planet. Un article de Alex Masson.

Pour beaucoup, l’idée de la Chine actuelle se résume à celle d’un commerce mondialisé. Black Blood en raconte le prix à payer pour la classe ouvrière du pays.

Dans le film de Miaoyan Zhang, un couple n’a plus d’autre choix pour survivre que de vendre leur sang. Les rêves de lendemain meilleurs s’interrompent quand ils sont contaminés par le VIH. Mourir à petit feu pour avoir tenté de survivre, la morale de Black Blood est sombre. D’autant plus quand le film est porté par un noir et blanc des plus lumineux.

Presque autant que le propos de cette fable contemporaine sur les méfaits du libéralisme économique. Black Blood n’a pourtant rien contre la mondialisation, mais culturelle, lorsqu’un film chinois emprunte la maîtrise, la puissance esthétique et l’émotion de cinéastes étrangers, d’Abbas Kiarostami à Bela Tarr et transformer ce sang noir en œuvre d’une rare pureté.

Revues de presse

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Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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