Djinn Carrénard

Publié le 24 novembre 2011

Les Inrockuptibles. Un article de Léo Soesanto.

Lire la fiche du film : Donoma.

23/11/2011

Sans un sou en poche, ce jeune cinéaste livre, avec Donoma, un premier film bluffant.

Avec Donoma, Djinn Carrénard donne un coup de fouet au cinéma dit indépendant. Le jeune cinéaste a fait son film tout seul, sans producteur ni soutien du CNC, avec ses ami(e)s comédien(ne)s, beaucoup d’énergie et 150€ - « le prix de la location d’un smoking pour une scène finalement coupée au montage ». Le film a l’oreille d’un Kechiche pour les longs dialogues qui claquent. Et un système D fait à l’arrache, d’impros, qui laisse rêveur par son impression de maîtrise et de liberté. « Je mentais aux acteurs sur le tournage, leur disant qu’on répétait. Pour être bon, un acteur ne doit pas être ’prêt’. »

Autodidacte, passé par la cinéphilie « des cartes de cinéma illimitées », Carrénard veut montrer « des choses de la vie que l’on voit autour de nous mais pas assez au cinéma », que ce soit la CAF, le religion ou les relations interraciales. Toujours avec la bande de Donoma, il planche sur un second film, « sur l’identité nationale, ce que c’est d’être français aujourd’hui ».

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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