Pourquoi filmez-vous ? “Trivialement, pour me rendre intéressant, au moins à mes propres yeux. Probablement, parce que mes héros de l’adolescence faisaient des films. Manifestement, pour travailler sur les questions qui me préoccupent. Concrètement, pour montrer qu’un autre type de spectacle est envisageable. Ambitieusement, pour insérer dans l’art du cinéma quelques objets qui n’y étaient pas.” Philippe Fernandez
Le Figaro.
Un article de Honorine Gartili.
Pour son premier long-métrage, Bruno Rolland signe un portrait réaliste, intime et subtil d’une jeune femme d’aujourd’hui. Côté face, Léa est une étudiante discrète, travailleuse et dévouée à sa seule famille : sa grand-mère. Côté pile, c’est aussi une stripteaseuse, une déesse de la nuit qui vend son corps pour arrondir ses fins de mois. Cette fille mystérieuse et complexe, qui oscille entre douceur et violence, se lance à la recherche d’une nouvelle vie. Une vie qu’elle va construire autour de mensonges... Au risque de se perdre. En dépit de quelques longueurs, cette comédie dramatique trouve son charme dans l’émouvant jeu des acteurs (Anne Azoulay au premier chef) et une mise en scène fine et élégante qui accorde beaucoup d’attention à l’expression et à la nudité. Le masque change en même temps que le regard des personnages... et le spectateur, conquis par cette héroïne contradictoire, dotée d’une énergie vitale impressionnante.
« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »
Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma