Fleurs du mal

Publié le 7 février 2012

Télérama. Un article de Frédéric Strauss.

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Du cinéma en réseau social : c’est ce qu’expérimente ce premier film, où deux personnages vivent un pied dans la réalité et l’autre dans Facebook et Twitter. D’un côté Gecko, un jeune danseur-cascadeur qui saute, virevolte, chorégraphie son quotidien en funambule. De l’autre Anahita, une jeune fille venue d’Iran, où les étudiants se révoltent (on est en juin 2009) et utilisent les réseaux sociaux pour montrer la répression sanglante dont ils sont victimes. Un message sur un portable, sur un ordinateur : c’est la vie qui vous suit. Ce peut être la mort aussi...

De cet étrange flux de mots et d’images qui s’entrechoquent à distance avec des réalités elles-mêmes en mouvement, le réalisateur fait un collage. Empreint de réminiscences très Nouvelle Vague (avec un boy meets girl très alerte, dans Paris) et de poésie visuelle et sonore. Le film ne s’installe pas, attrape tout dans un mouvement continu, au risque de rester, parfois, à la surface des choses. Mais David Dusa a de très belles intuitions de cinéma. Et il invite à une passionnante réflexion sur le poids des mots et le choc des images à l’heure de la communication instantanée. Réflexion jamais théorique grâce au charme des interprètes, emballants.

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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