Pourquoi filmez-vous ? “Trivialement, pour me rendre intéressant, au moins à mes propres yeux. Probablement, parce que mes héros de l’adolescence faisaient des films. Manifestement, pour travailler sur les questions qui me préoccupent. Concrètement, pour montrer qu’un autre type de spectacle est envisageable. Ambitieusement, pour insérer dans l’art du cinéma quelques objets qui n’y étaient pas.” Philippe Fernandez
Le Point.
Un article de Olivier De Bruyn.
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Il s’appelle Gecko, vit à Paris et tente d’oublier son mal-être en multipliant de spectaculaires acrobaties dans les rues de la capitale. Elle s’appelle Anahita, vient d’Iran, et tente de rester en contact avec son pays et ses proches en se connectant sans cesse à Internet. Le premier, groom dans un hôtel, rencontre la seconde, de passage dans l’établissement. Entre ces deux déracinés juvéniles, le courant passe, comme on dit, et ils entament une relation qui les entraînera peut-être dans des zones inédites...
Le rapport aux nouvelles images, l’addiction numérique, les rapports forcément complexes entre les destins individuels et la grande Histoire, aujourd’hui relayée en « temps réel » sur tous les écrans... Dans Fleurs du mal, David Dusa, dont c’est le premier film, aborde des thèmes contemporains et dépeint au plus près deux jeunes protagonistes, à la fois confrontés à une réalité rude et aux nouvelles représentations du monde offertes par la Toile. Si ce premier film produit avec des bouts de ficelle n’est pas exempt de maladresses, il a le mérite de traiter un vrai sujet avec une incontestable originalité. Inégal, mais intéressant.
« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »
Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma