Putty Hill

Publié le 12 septembre 2011

Let’s motiv.

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Deuxième long métrage de Matt Porterfield, Putty Hill constitue assurément l’un des plus grands moments cinématographiques de l’année. Une relecture vivifiante de l’esprit indépendant au service d’une écriture ambitieuse et d’une œuvre oscillant entre néo-réalisme, documentaire et cinéma-vérité.

Face à une telle proposition, force est de reconnaître que le vivier indépendant reste le laboratoire où s’écrit le futur du cinéma. Et, une fois encore, c’est aux Etats-Unis que se dessinent ses contours. Putty Hill, banlieue col bleu de Baltimore, n’est pas franchement la plus exotique des suburbs nord-américaines, pourtant, ici, vibre une humanité comme rarement filmée ; une espèce de rencontre entre Larry Clark, Gus Van Sant et Raymond Carver. C’est dire la subtilité du regard tant sur la jeunesse que sur la communauté. La juste distance qui prend la dimension d’une « première fois », éblouissant par sa délicatesse. La veille des funérailles de Cory, jeune homme de 23 ans, retrouvé mort d’une overdose, famille, amis, proches sont réunis par une tragédie dont aucun ne semble mesurer l’inanité. On ne sait la nature des liens, on les devine plutôt. Le temps semble suspendu entre morts et vivants. Porterfield suit chacun avec la même attention, tentant de dresser au plus près le portrait du défunt. Le dialogue en mode pudique éclaire d’un jour mélancolique la vérité de ces filles et de ces garçons, leur pudeur, leur tristesse. Putty Hill n’est pas un film de plus, mais un miracle.

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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