Pourquoi filmez-vous ? “Trivialement, pour me rendre intéressant, au moins à mes propres yeux. Probablement, parce que mes héros de l’adolescence faisaient des films. Manifestement, pour travailler sur les questions qui me préoccupent. Concrètement, pour montrer qu’un autre type de spectacle est envisageable. Ambitieusement, pour insérer dans l’art du cinéma quelques objets qui n’y étaient pas.” Philippe Fernandez
Le Point.
Un article de Olivier De Bruyn.
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Dans un style qui rappelle le cinéma des frères Dardenne, le film, âpre, singulier, s’impose comme l’une des belles surprises du moment.
Elles s’appellent Badia, Imane, Nawal, Asma. Elles habitent à Tanger et tentent de s’inventer un quotidien qui ressemble à quelque chose. Travailleuses le jour pour gagner de quoi survivre, elles traînent la nuit dans la ville, ignorent le sommeil, et semblent agitées par une urgence sans objet. Elles ont vingt ans et ce n’est pas forcément le plus bel âge de leur vie...
Oubliez les poncifs touristiques et les images décoratives ! Dans Sur la planche, son premier film de fiction, Leïla Kilani met en scène Tanger en dynamitant les représentations coutumières. Réalisatrice de plusieurs documentaires remarqués (Tanger, le rêve des brûleurs, Nos lieux interdits...), la cinéaste suit aux plus près les errances nerveuses de ses héroïnes et, à travers leurs destins contrariés, donne à voir une certaine réalité marocaine d’aujourd’hui. Dans un style qui rappelle, sur mode mineur, le cinéma des frères Dardenne, Sur la planche, âpre, singulier et porté par de jeunes actrices sidérantes de vitalité, s’impose comme l’une des belles surprises du moment. À découvrir.
« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »
Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma