Y aura-t-il de la neige à Noël ?

Un film de Sandrine Veysset

France - 1996 - 1h30 min - - 35mm

Sortie : 18 décembre 1996

Sélections et prix :
Prix Spécial du Jury et Prix d'Interprétation Féminine au XI Festival de Paris


Scénario : Sandrine Veysset
Image : Hélène Louvart
Son : Didier Saïn
Montage : Nelly Quettier


Avec :
Daniel Duval, Dominique Reymond

L'histoire commence un soir d'été, dans une remise de paille . Des enfants jouent? C'est à la campagne, dans le sud de la France. Une situation familiale difficile à comprendre, pourtant acquise, presque acceptée, où les différents rôles : père, amant, ouvriers, mère, enfants, se mélangent. Le père jusqu'à l'arrivée du camion rouge, semblait ne pas exister, ne pas manquer même. Et pourtant, sa présence change tout. Dans le chaos, la mère est au centre de tous. Elle rend les choses moins cruelles et réussit à préserver l'univers de ses enfants, par la tendresse est la complicité qui les lient. L'été, le Sud. C'est comme si le soleil avait quelque chose à voir avec l'espoir. Y aura-t-il de la neige à Noël ?


PAROLE DE CINÉASTE

Elle est seule. Seule avec sa petite bande. Sept enfants qui envahissent ses jours et ses nuits. Son cœur de mère. Un cœur sacrifié. Ils sont là, autour d’elle, avec elle, en elle. Elle qui se lève et qui répond. Elle qui s’efforce d’oublier sa fatigue. Ils s’agitent comme des oiseaux dans une volière, jusqu’à la nuit, jusqu’à l’heure des songes. A quoi rêvent-ils ? A cette mère qui ne connaît pas le répit. Car le temps file, sans laisser de temps, au rythme d’un labeur inlassable au cœur d’une exploitation agricole. La terre n’attend pas. La terre ne s’endort jamais. On ne peut l’oublier, l’abandonner. C’est elle qui fait vivre.
Sandrine Veysset filme avec une ferveur Bressonienne un rituel quotidien qui va de la terre aux enfants, des enfants à la terre. Les gestes, les mots (ça n’est pas un film bavard), les regards, les fragments d’un bonheur aussi furtif qu’un flocon de neige à Noël, la lassitude d’un soir, et la douleur profonde, silencieuse, qui vient, comme le froid d’hiver, percer le cœur maternel.

Sandrine Veysset réalise une chronique sincère, dépouillée, terriblement émouvante, nourrie à n’en pas douter d’un souvenir ineffaçable, la triste figure d’un père fuyant, père fantôme, part manquante. Il n’est pas rare qu’un premier film se nourrisse du poids de l’enfance, mais il est rare dans le cinéma français d’aujourd’hui qu’une réalisatrice nous dévoile avec autant de simplicité naturelle une part de ce que l’on aimerait aussi garder pour soi. C’est très beau. Tout simplement parce que la beauté vient de l’amour.

Jean CHARRUYER, cinéaste

Les Films


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Pyramide
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Production

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