Belinda

Un film de Marie Dumora

Belinda

Un film de Marie Dumora

France - 2017 - 107 min

Belinda a 9 ans. Elle aime la neige, la glace pour glisser, plus encore sa sœur avec qui elle vit en foyer. On les sépare.
Belinda a 15 ans. Pas du genre à vouloir travailler dans un magasin de chaussures, en mécanique à la rigueur.
Belinda a 23 ans, elle aime de toutes ses forces Thierry, ses yeux bleus, son accent des Vosges. Elle veut se marier pour n’en être jamais séparée. Coûte que coûte.


Belinda is 9. She loves snow, ice to slide on, and more than anything her sister with whom she lives in a foster home. They are parted. Belinda is 15. Not the type to work in a shoe shop. In mechanics at a pinch. Belinda is 23. She loves Thierry, his blue eyes and his accent from the Vosges mountains. She wants to marry him so they’ll never be apart. But...

EN SALLE

Sorti le 10 janvier 2018

En salle

Extraits de presse

"Belinda" de Marie Dumora : un documentaire sensible sur une famille yeniche

Serge Kaganski - Les Inrocks
Publié le samedi 20 mai 2017

La cinéaste Marie Dumora a filmé une famille yéniche sur une durée de quinze ans. « Belinda », présenté par l'ACID, est le portrait d'une jeune femme saisie à 9, 15 et 23 ans. Un objet à la fois brut et romanesque.

... Belinda est un très émouvant et puissant portrait de femme évolutif, sculpté dans le minerai ingrat de la condition prolétaire pour en ramener des pépites d'humanité, de courage et de désir de vivre.

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Cannes 2017 : « Belinda », les trois âges d’une icône combative et cabossée

Mathieu Macheret - Le Monde
Publié le vendredi 19 mai 2017

Tant que le cinéma contribuera à saisir l'élan et les métamorphoses de l'existence, comme à contenir des vies entières, il nous restera un instrument pour le moins irremplaçable. Cette tâche précieuse, c'est en quelque sorte celle que remplit la documentariste Marie Dumora, dont l'œuvre s'est donné comme territoire l'est de la France. 

... Belinda existe intensément, et c'est à son rayonnement exceptionnel que se réchauffe le regard tendre, réflexif et persévérant de Marie Dumora.


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Critique : Belinda

Frédéric Strauss - Télérama
Publié le mercredi 10 janvier 2018

(...) Ce parti pris aboutit à un portrait brut, jamais manipulateur. Qui reste en ­mémoire

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Critique : Belinda

François Forestier - L'Obs
Publié le mercredi 10 janvier 2018

(...) Belinda, généreuse et débrouillarde, est un personnage inoubliable. Marie Dumora a su capter, avec chaleur, l'âme d'une Gavroche espiègle.

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Marie Dumora, Focale Locale

Sonya Faure - Libération
Publié le jeudi 25 mai 2017

... «Elle a la présence des actrices italiennes des années 60» ; «C'est Wanda de Barbara Loden pour le courage.» Quand elle parle de Belinda, comme lorsqu'elle la filme, Marie Dumora la sublime. «Les membres de cette famille yéniche [communauté semi-nomade d'Europe, ndlr], je les vois comme les personnages de la Chevauchée fantastique de Ford. Ils ont une rage d'espérer qui remonte à la nuit des temps et qui a quelque chose d'universel.» Elle cite Faulkner qui avait inventé un Sud imaginaire, le comté de Yoknapatawpha, où tous ses récits prenaient place. «En Alsace, j'ai fabriqué une espèce de famille imaginaire.»



Photo : Olivier Metzger

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Quinze ans de la vie d’une femme observés par un cinéma de proximité

Michaël Melinard - L'Humanité
Publié le lundi 22 mai 2017

... Ce matériau cinématographique et humain, puissant et désespérant, résonne comme un regard ambivalent autour de la famille. C'est un ciment, édifice indispensable à l'équilibre de la jeune femme issue d'une communauté souvent stigmatisée, mais aussi un poids écrasant. Reste que la documentariste opte pour un cinéma de proximité, qui observe sans juger, témoigne sans dénoncer. 

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«Belinda», La fleur des âges

Luc Chessel - Libération
Publié le vendredi 26 mai 2017

Le nouveau docu de Marie Dumora déploie avec grâce le destin décousu d'une des deux sœurs qu'elle filme depuis leur enfance en Alsace. Un récit livré par téléphone, comme l'écho d'une voix on ne peut plus humaine.

... Et Belinda résiste par tous les moyens consécutifs : enfant, elle blague et elle regarde de tous ses yeux ; ado, elle tchatche à la dure et montre les muscles ; adulte, elle se fait belle pour ses trajets incessants. La coquetterie de l'amoureuse, de la jeune mariée, de la jeune femme, c'est bien une tactique de résistance, une armure de séduction rajustée dans la bataille. Le film lutte avec elle, sans jamais la pousser dans le dos, ni pousser à tout prix le spectateur dans ses bras. Chacun des trois, à bonne distance, semble y trouver absolument son compte.

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Portrait d'une fille d'Alsace

Olivia Cooper Hadjian - Critikat
Publié le lundi 22 mai 2017

La juste distance que trouve la réalisatrice repose notamment sur deux principes : d'une part, ne pas intervenir directement dans les situations, ne pas poser de questions aux protagonistes pour préférer les regarder vivre et, d'autre part, ne pas chercher à se rendre invisible pour voler des images plus « naturelles ». 

...Au-delà d'une situation particulière, c'est ainsi l'histoire universelle d'une quête du bonheur qui nous est livrée.

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"Belinda" : un portrait de femme émouvant à la 67e Berlinale

Thierry Fiorile - France Info
Publié le lundi 13 février 2017

... Avec ce documentaire, Marie Dumora réalise un miracle. Sans vraiment documenter cette histoire, elle fait un film avec un vrai personnage romanesque qui devient universel. Résiliente, Belinda vit le moment : les rituels, baptêmes, mariages, prennent une grande place. Belinda est patiente, son homme est souvent en prison, on attend avec elle, la caméra est souvent enfermée dans une cuisine. Une sortie à la fête foraine devient d'une puissance inattendue : entre rêve d'enfant et brutal retour sur terre quand les poches sont vides. 

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« Belinda » : la vie comme dans un grand huit

Jacques Mandelbaum - Le Monde
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Ce film inclassable et admirable de Marie Dumora sur une famille miraculée recèle de grands moments de cinéma.

...Admirable est ce film de Marie Dumora, ainsi fait que les informations y sont dispendieuses, les commentaires absents, la narration erratique, écartelée entre l'attente filandreuse du quotidien et les méchants coups de Trafalgar du destin. On ne sait pas très bien, au demeurant, comment qualifier ce film, dans quel cadre le ranger. Documentaire si l'on veut, mais plus sûrement essai climatique, geste d'accompagnement et d'amour. Belinda se rattache à ce titre à une famille de films épidermiques, tournés à l'arraché autour d'enfants et d'adolescents forcés à conquérir seuls leur place dans le monde. Nous, les enfants du XXe siècle (1994) de Vitali Kanevski, ­Demi-tarif (2003), d'Isild Le Besco, ­Tarnation (2003), de Jonathan Caouette, Pauline s'arrache (2015), d'Emilie Brisavoine. Autant d'approches affectées par une tendre brutalité, autant de personnages et de films inoubliables.

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