Belinda

Un film de Marie Dumora

Belinda

Un film de Marie Dumora

France - 2017 - 107 min

Belinda a 9 ans. Elle aime la neige, la glace pour glisser, plus encore sa sœur avec qui elle vit en foyer. On les sépare.
Belinda a 15 ans. Pas du genre à vouloir travailler dans un magasin de chaussures, en mécanique à la rigueur.
Belinda a 23 ans, elle aime de toutes ses forces Thierry, ses yeux bleus, son accent des Vosges. Elle veut se marier pour n’en être jamais séparée. Coûte que coûte.


Belinda is 9. She loves snow, ice to slide on, and more than anything her sister with whom she lives in a foster home. They are parted. Belinda is 15. Not the type to work in a shoe shop. In mechanics at a pinch. Belinda is 23. She loves Thierry, his blue eyes and his accent from the Vosges mountains. She wants to marry him so they’ll never be apart. But...

EN SALLE

Sorti le 10 janvier 2018

En salle

Extraits de presse

«Belinda», Jeunesse ambulante

Jeremy Piette - Libération
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Dans ce documentaire, Marie Dumora épouse, sans filtre, la trajectoire d'une jeune femme à trois âges de sa vie déracinée.

Marie Dumora forge humblement son cinéma tel un circuit libre, ouvert sur l'instinctif : sans forceps, larmes, bons sentiments ou pitié mal placée, sans filtre non plus qui viendrait polir les paroles et accents du coin. Mais cette modestie n'induit aucune mollesse. (...) Le récit s'écrit chronologiquement, à une très douce exception finale près, et à la pointe d'un scalpel affûté, jonglant entre longs plans-séquences et ellipses radicales.

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Belinda, étincelle de vie

Céline Rouden - La Croix
Publié le mercredi 10 janvier 2018

... Tout le matériau collecté au fil des années lui permet de reconstituer l'histoire de la jeune femme de façon chronologique. À la manière du si touchant Boyhood, le film de Richard Linklater qui racontait l'histoire d'une famille en le tournant sur une dizaine d'années, sa version documentaire saisit son héroïne à différents âges de sa vie. À 9 ans, lorsque placée dans un foyer à Algolsheim, elle est brutalement séparée de sa sœur. À 15 ans, quand revenue vivre avec sa mère et ses sœurs, elle se cherche encore un avenir. Puis à 23 ans, amoureuse.

Un parti pris qui s'est imposé comme une évidence pour la réalisatrice. Et qui nous attache définitivement à cette Belinda, transformée sous nos yeux en véritable héroïne de cinéma. 

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Liberté Chérie

Causette
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Saisir la même jeune fille à 9 ans, 15 ans, puis 23 ans, tel est l'enjeu passionnant de ce documentaire brut de décoffrage. Raccord avec son héroïne, la diserte et vaillante Belinda. (…) Sensible, le film de Marie Dumora dresse le portrait d'une môme formidablement complexe, puisque à la fois libre et entravée.

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Naissance d’une femme

Anne-Claire Cieutat - Bande à part Magazine
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Sous son regard tendre et bienveillant, ses personnages évoluent de moments de grâce en déconvenues. Son héroïne est une Pénélope patiente et résolue, un petit soldat vaillant, courageux et fervent. Marie Dumora parvient à tisser un récit fort et émouvant, où le champ et le hors-champ se répondent habilement (à cet égard, la scène du mariage fait appel à notre imaginaire et brille par ce qu'elle ne peut dévoiler). 

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« Bélinda » : « une rage de vivre et un courage d’autant plus poignants qu’ils s’ignorent »

Nicolas Bole - Le Blog Documentaire
Publié le mercredi 10 janvier 2018

D'une séparation initiale avec sa sœur à l'attente du retour de son mari emprisonné, Belinda construit avec une combativité rare sa trajectoire de vie, sinueuse mais traversée d'espoirs, de bonheurs et d'obstination. Entretien avec la réalisatrice.

"C'est d'abord un film sur une destinée individuelle, sur une personne. Ce n'est pas un film ethnologique mais j'espère, oui, que les gens peuvent en sortir rassemblés par quelque chose d'universel qui circule (le lien, l'amour, l'engagement, les obstacles, la vie en somme). Bien sûr, tout le monde ne peut y adhérer. On verra bien."

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Les ricochets de Marie Dumora

Mathieu Macheret - Le Monde
Publié le mercredi 10 janvier 2018

La réalisatrice du très beau portrait documentaire « Belinda » s'intéresse aux communautés en marge de la société civile.

« Je suis très mal à l'aise avec l'autobiographie », nous prévient, par mesure de précaution, Marie Dumora, réalisatrice du très beau portrait documentaire Belinda. C'est un même refus de la typologie sociale, des grilles déformantes, que l'on perçoit chez elle et au cœur de ses films. Au fil de la conversation, elle ne laisse affleurer de son parcours personnel que ses rencontres avec d'autres, ceux qu'elle a filmés, ou avec les œuvres qui l'ont nourrie. Elle le reconnaît : « Les dates, dans ma tête, c'est un foutoir. »

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La vie devant soi

Nicolas Bardot - Film de Culte
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Le film offre ces instants saisis, bruts, avec spontanéité, par une caméra qui pourtant, comme l'indique la cinéaste, ne se cache pas.(...)  Belinda se déploie davantage ici, peluche à la main tandis que rayonnent sur son visage les lumières de fête foraine, lorsque s'organise un mariage assez particulier, où lorsqu'elle raconte pourquoi elle a fini par faire un séjour en prison. Le résultat est poignant, vivant et sort des recettes connues.



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Une vie

Damien Aubel - Transfuge
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Marie Dumora, qui invoque autant le Wanda de Barbara Loden que le Richard Linklater de Boyhood, s'inscrit en effet dans ces coordonnées-là : celle d'un cinéma qui n'abdique pas la vie au nom de la précision documentaire. (...) « Voulez-vous que vos personnages vivent ? Faites qu'ils soient libres », disait Sartre. Eh bien Belinda est souveraine vivante.

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Critique : Belinda

Serge Kaganski - Les Inrocks
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Belinda est techniquement un documentaire, au sens où il enregistre les vraies vies de vraies gens, mais sa construction, son montage, ses choix de personnages et de situations finissent par lui insuffler une véritable dimension romanesque. Magnifier des êtres du bas de l'échelle sociale sans rien trahir de leur condition ni de leur vérité, c'est une forme d'engagement politique, éthique, et surtout un très beau travail de cinéaste.

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Les Sorties Du 10 Janvier 2018

Gilles Tourman - Les Fiches du Cinéma
Publié le mercredi 10 janvier 2018

Nouveau chapitre de l'œuvre au long cours que Marie Dumora tisse, telle Pénélope, depuis 2000, autour des deux sœurs yéniches Belinda et Sabrina (et de leurs proches). Un documentaire conçu comme une tragédie grecque, mais dans lequel l'espérance résiste.

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