Braddock America

Un film de Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler

Braddock America

Un film de Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler

France - 2013 - 101 min

Au Nord-est des Etats-Unis, la ville de Braddock, ancien bastion sidérurgique, a aujourd’hui perdu de sa superbe. Pourtant, une communauté ébauche au quotidien une action solidaire pour dessiner l’avenir.

Subtilement éclairé par des images d’hier et les voix des habitants de Braddock, survivants d’un passé révolu, unis dans leur volonté d’entreprendre et le désir de vivre ensemble, {Braddock America} est une allégorie. Le film raconte avec émotion l’histoire d’une ville américaine tout en racontant la nôtre : celle d’un Occident frappé par la désindustrialisation.

Pourtant, sous les coups des pelleteuses, l’herbe pousse encore et derrière les façades oxydées, des hommes vivent toujours.


Sorti le 12 mars 2014

À propos de Braddock America

Herbes folles, maisons abandonnées, stade déserté de sa jeunesse, Braddock, petite ville américaine des environs de Pittsburgh, a perdu sa raison de vivre, l'acier.

Le film, par la qualité des voix qui s'expriment, les évocations du temps de sa splendeur industrielle, lui redonne son énergie avec son univers de poussière et de feu, sa combativité avec les dénonciations de la rapacité des patrons au mépris des ouvriers.

Par un glissement subtil entre de somptueuses images d'archives et les témoignages des survivants de cette apocalypse, Braddock raconte son histoire tout en racontant la nôtre, celle de nos villes européennes frappées par le même mal, la désindustrialisation.

Bel hommage cinématographique à une ville où l'enfer d'hier s'est transformé en paradis perdu, écho nostalgique de la fin d'un empire.

Daisy Lamothe

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de Braddock America

Sous les images, la violence, la douleur, le désespoir, une ville fantôme… 

Le combat d'habitants et d'anciens ouvriers, pour ne pas sombrer, pour ne pas être rayés de la carte, pour ne pas être abandonnés comme les meubles de leurs voisins jetés à la rue, le désir fou de se reconstruire sur des friches malgré les corps alourdis, derniers remparts contre l'oubli et les désillusions, l'envie de croire qu'il est encore possible de réinventer la vie.

Béatrice Champanier

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de Braddock America

Braddock, America.

Braddock = America.

Braddock a créé l'Amérique.


Et c'est là tout le drame de ce « borough » du Sud de la Pennsylvanie. Ancien paradis au goût d'acier, Braddock est aujourd'hui une ville sinistrée, vérolée par le chômage. Les maisons abandonnées s'y comptent par centaines. Les fumées glorieuses de ses hauts-fourneaux ont fait place au bruit des démolisseuses. Portrait d'une ville, Braddock, America est aussi portrait d'hommes et de femmes qui luttent pour survivre. Et si le passé mi-amer mi-glorieux ressurgit dans leur parole, il renaît aussi au gré d'images d'archives sublimement tissés dans le récit du film. Face caméra ou au hasard des rues et des rencontres, ces « indignés » ouvrent leur cœur et libèrent leurs souvenirs. Et lorsque l'émotion les submerge, la dignité de leur combat est d'autant plus vibrante. Les jours de Braddock sont-il comptés ? Ses habitants, poignées de résistants – Frères d'armes –, se battront ensemble jusqu'au bout pour en être les gardiens. « We few, we happy few, we band of brothers ». Ce cri de ralliement n'a pas de frontière.

Émilie Padellec

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Coordinatrice du réseau


Cinéma 35 Acigné
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