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L'ACID dévoile la sélection de l'ACID TRIP #2 Portugal

Après l'ACID TRIP #1 Serbie en 2017, c'est l'APR (Association Portugaise de Réalisateurs) qui se voit proposer trois séances, en présence des cinéastes, lors du premier week-end du festival de Cannes 2018, afin de mettre à l'honneur le cinéma portugais contemporain !

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Publié le lundi 26 mars 2018

À LA UNE

Comme si vous y étiez

  • 23 mars 2018

Avant-première
  • 09 mars 2018
  • 05 mars 2018

Festival
  • 12 mars 2018

Avant-première
  • 23 février 2018
  • 21 février 2018

Carte Blanche
  • 18 février 2018

Rencontre
  • 16 février 2018

Rencontre
  • 14 février 2018

Sortie Nationale
  • 23 janvier 2018

Rencontre

L'ACID s'engage

De l'urgence d'une politique culturelle ambitieuse

À la veille des élections présidentielles, les auteurs-réalisateurs de documentaire ont souhaité s'exprimer sur la nécessité d'une politique culturelle ambitieuse pour le documentaire de création, vous trouverez ci-après cette tribune.

À l'occasion du CINÉMA DU RÉEL qui a eu lieu à Paris en 2017, un temps de parole est également organisé à l'issue de la journée professionnelle du festival sur la thématique : « Quelle place pour le documentaire au cinéma ? Quelles politiques publiques pour le soutenir ? »


DE L'URGENCE D'UNE POLITIQUE CULTURELLE AMBITIEUSE

En ces temps de promesses et de constructions des politiques culturelles à venir, nous souhaitons partager nos vives inquiétudes, à l'endroit qui est le nôtre, celui des auteurs(es) et réalisateurs(trices) de documentaires de création.

Les deux piliers qui ont structuré la politique culturelle depuis André Malraux, sont : la diversité des formes et l'accès de tous à cette diversité. Mais dans le domaine de la télévision et du cinéma, depuis quelques années, le marché dicte l'accès et impose une uniformité des contenus. Si la création repose sur une économie, elle ne peut pas uniquement répondre aux principes qui régissent la majorité des secteurs, ceux de l'offre et de la demande. Car la culture n'est pas une activité économique comme les autres.

Nous craignons, en l'absence d'un engagement fort et lisible en matière de politique culturelle, une abdication des pouvoirs publics face aux lois du marché. C'est pourquoi nous appelons les candidats aux futures élections à préciser leurs projets.

La circulation des images est au cœur de tous les mouvements d'opinions, de toutes les stratégies politiques, de tous les événements de la vie sociale, qu'ils soient locaux ou internationaux. Les pouvoirs publics ne peuvent pas faire l'économie d'une réflexion responsable sur la production des images et leur diffusion.

Le documentaire de création est l'art du lien, de la rencontre, d'un regard ouvert et complexe sur le monde qui donne la parole aux autres, qui offre une diversité de récits et de représentations. Les spectateurs ne s'y trompent pas, tant l'intérêt est croissant pour les films documentaires diffusés dans les festivals, au cinéma, à la télévision et sur internet. Or, au regard de l'intérêt général pour le genre, l'économie du documentaire de création est trop fragile et sa diffusion, trop limitée. Il nous apparaît donc vital de renforcer la politique de soutien à son endroit, au nom de la mission de service public confiée à l'Etat par les citoyens.

Ainsi, l'Etat doit se préoccuper davantage de la diffusion des œuvres, seule façon de pérenniser son engagement dans la création. Il est aujourd'hui indispensable de redéfinir les objectifs de la politique culturelle de manière globale, par la nécessaire articulation de tous les champs d'intervention publique, de l'écriture à la diffusion.

Cette redéfinition de la politique culturelle est d'autant plus urgente que les usages numériques modifient déjà profondément le rapport des spectateurs aux œuvres. Le monde que l'on qualifie de « virtuel » est économiquement bien réel, et ses acteurs n'ont donc aucune raison d'échapper aux règles fiscales et à la nécessaire contribution de l'ensemble des diffuseurs d'œuvres au financement de la création. L'Etat doit également accompagner la révolution numérique par des régulations garantissant l'accès à la diversité des œuvres sur internet.

Construire la politique culturelle de demain, c'est de ce fait choisir entre laisser faire le marché et ceux qui en tiennent les rênes, ou proposer une pensée en actes pour retisser le lien entre les citoyens.

Nous, auteurs(es) réalisateurs(trices) de documentaires de création, sommes à l'endroit de la transversalité, présents à toutes les étapes de la vie des œuvres. Nous en appelons aux forces politiques qui se présentent aujourd'hui devant les Français. Le Ministère de la culture devra prendre une place centrale dans le nouveau quinquennat qui s'ouvrira en 2017. Nous y serons vigilants, et sommes disponibles pour œuvrer ensemble à redéfinir les fondements d'une politique culturelle humaniste et tournée vers l'avenir.

Les auteurs(es)-réalisateurs(trices) de « La Boucle documentaire »

« La Boucle Documentaire » est un réseau de 14 organisations d'auteurs-réalisateurs, structurées au niveau national et régional.

AARSE (Association des Auteurs Réalisateurs du Sud-Est – Provence-Alpes-Côte d'Azur)

ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion)

ADDOC (Association des cinéastes documentaristes)

ALRT (Association Ligérienne des Réalisateurs et Techniciens – Pays de la Loire)

ARBRE (Auteurs Réalisateurs en Bretagne)

ATIS (Auteurs de l'Image et du Son en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes)

APARR (Association des Professionnels Audiovisuel Rhin-Rhône – Bourgogne-Franche-Comté)

Le Plateau (Association des cinéastes, auteurs et réalisateurs de l'image et du son en Auvergne)

Les Petites Caméras (Association de Cinéastes en Bourgogne)

REAL (Association des Réalisateurs, Expérimentateurs et Auteurs en Languedoc-Roussillon)

SAFIRE (Société des Auteurs de Films Indépendants en Région Est)

SAFIR Haut de France (Société des Auteurs de Films Indépendants en Région – Hauts-de-France)

SFR-CGT (Syndicat Français des Réalisateurs)

SRF (Société des Réalisateurs de Films)

***

Contacts pour le réseau : 

Addoc / SRF – 14 rue Alexandre Parodi – 75010 Paris

Charlotte Grosse (Addoc) 01 44 89 99 88 / courrier@addoc.net

Bénédicte Hazé (SRF) 01 44 89 99 70 / bhaze@la-srf.fr


L'ACID s'engage

Faisons le pari de la jeune création cinématographique !

Party Girl de Marie Amachoukeli, Samuel Theis et Claire Burger en 2014, Divines de Houda Benyamina en 2016, et cette année, Jeune femme de Léonor Serraille. En quatre ans, Cannes, le plus grand festival de cinéma du monde, a attribué trois fois la Caméra d'or (prix du meilleur premier film) au jeune cinéma français. Ces distinctions mettent en lumière le talent de ces jeunes auteurs et font rayonner la culture française au-delà de nos frontières.

Pourtant, ce sont justement les premières œuvres et les projets les plus audacieux, ceux sur lesquels il est le plus risqué de « parier », qui sont aujourd'hui grandement fragilisés, jusqu'au seuil de la précarité pour certains.

Année après année, les financements privés, principalement issus des chaînes de télévision, se sont raréfiés, se portant d'abord sur les auteurs déjà reconnus, les valeurs les plus sûres, les genres les plus porteurs.

Pour un petit nombre de films, aisément identifiables, et souvent emblématiques en termes de création, l'impact est redoutable. L'absence d'une chaîne de télévision en pré-financement - ou la faiblesse des montants proposés - génère presque automatiquement une majorité de financements publics, plafonnés à 60% pour les films à petit budget. L'absurdité du système pousse ces films à renoncer à certaines aides, notamment au crédit d'impôt.

Ce constat est inacceptable. Pourtant, la solution est simple : autoriser un maximum de 70 % d'aides publiques dans le budget de ces films. Rappelons à ce titre que la législation française est la plus dure d'Europe. 

Il n'y aura pas d'« appel d'air », mais la modification de cette règle permettra juste aux œuvres de se faire dans de meilleures conditions. Son coût financier est marginal, au regard de son efficacité artistique et économique, d'autant que très peu de films sont concernés.

Pour les cinéastes émergents, dont les projets ont été choisis pour leurs qualités artistiques par des dispositifs extrêmement sélectifs (par exemple l'avance sur recettes du CNC), le plafonnement des aides publiques affecte violemment la fabrication, l'imaginaire, l'ambition artistique et visuelle des projets : équipes techniques réduites, figuration inexistante, temps de tournage de plus en plus contraints, scénarios élagués…Cette précarisation s'étend sans cesse et bride l'éclosion d'une nouvelle génération d'auteurs, d'acteurs, de techniciens.

L'engagement de Mme Françoise Nyssen aux côtés des créateurs est connu : elle affirmait encore récemment qu'« il n'y a jamais trop de création », que « ce dynamisme est une force dans un monde ouvert ».

Alors que les débats sur le projet de Loi de finances se poursuivent, l'occasion vous est donnée, Madame la Ministre, d'assurer une plus grande égalité entre les films face au crédit d'impôt, un dispositif fiscal qui devrait être ouvert à tous, sans aucune exception.

Nous attendons une action rapide et volontaire, pour mettre fin à ces années d'immobilisme sur le sujet.

Premiers Signataires (scénaristes, réalisateurs, producteurs) :

 

Marie AMACHOUKELI, Guillaume ANDRE, Nicolas ANTHOME, Rosa ATTAB, Jacques AUDIARD, Toufik AYADI, Olivier BABINET, Christophe BARRAL, Emmanuel BARRAUX, Jamal BELMAHI, Lucas BELVAUX, Laurent BENEGUI, Julie BERTUCCELLI, Sébastien BETBEDER, Mathieu BOMPOINT, Bertrand BONELLO, Pascal BONITZER, Florence BORELLY, Claudine BORIES, Guillaume BRAC, Jean BREHAT, Emilie BRISAVOINE, Cyril BRODY, Fanny BURDINO, Martine CASSINELLI, Pascal CAUCHETEUX, Patrice CHAGNARD, Malik CHIBANE, Patric CHIHA, Pierre CHOSSON, Catherine CORSINI, Bénédicte COUVREUR, Amélie COVILLARD, Sandra DA FONSECA, Eve DEBOISE, Claire DENIS, Tom DERCOURT, Fabianny DESCHAMPS, Thierry DE PERETTI, Agnès DE SACY, Alice DIOP, Didar DOMEHRI, Christine DORY, Bertrand FAIVRE, François FARELLACCI, Léa FEHNER, Philippe FERNANDEZ, Pascale FERRAN, Laurence FERREIRA BARBOSA, Sophie FILLIERES, Denis FREYD, Marielle GAUTHIER, Yann GONZALEZ, Olivier GORCE, Bertrand GORE, Diego GOVERNATORI, Emmanuel GRAS, Eugène GREEN, Robert GUEDIGUIAN, Katell GUILLOU, Joana HADJITHOMAS, Laurent HERBIET, Nathalie HERTZBERG, Raphaël JACOULOT, Agnès JAOUI, Thomas JENKOE, Cédric KLAPISCH, Svetlana KLINYSHKOVA, Héléna KLOTZ, Nadine LAMARI, Alexandre LANÇA, Laurent LARIVIERE, Sébastien LAUDENBACH, Guillaume LAURANT, Laurent LAVOLE, Pierre-Emmanuel LE GOFF, Benjamin LEGRAND, Marie-Ange LUCIANI, Gaëlle MACE, Lise MACHEBOEUF, Gladys MARCIANO, Tonie MARSHALL, Philippe MARTIN, Marie MASMONTEIL, Béatrice MAUDUIT, Edouard MAURIAT, Muriel MERLIN, Frédéric MERMOUD, Nathalie MESURET, Jonathan MILLET, Valérie MINETTTO, Nathalie NAJEM, Ioanis NUGUET, Mariana OTERO, Emmanuel PARRAUD, Héloïse PELLOQUET, Elisabeth PEREZ, Julie PEYR, Nicolas PHILIBERT, Sylvie PIALAT, Caroline POCHON, Miléna POYLO, Fabrice PREEL-CLEACH, Benoit QUAINON, Katell QUILLÉVÉRÉ, Lola QUIVORON, Frédéric RAMADE, Colas RIFKISS, Mathias RIFKISS, Vincent ROGET, Marcia ROMANO, Christian ROUAUD, Anna ROUSSILLON, Christophe RUGGIA, Gilles SACUTO, Pierre SALVADORI, Julien SAMANI, Régis SAUDER, Céline SCIAMMA, Idir SERGHINE, Marianne SLOT, Patrick SOBELMAN, Christian SONDEREGGER, Grégoire SORLAT, David THION, Anne-Louise TRIVIDIC, Cécile VARGAFTIG, Gérard VAUGEOIS, Florence VIGNON, Isabelle WOLGUST, Rebecca ZLOTOWSKI.


Communiqué

Du côté des adhérents

Pour le réconfort

Un film de Vincent Macaigne

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Sortie DVD le 2 avril
  • 14 mars 2018

Actu - Adhérent

L'Assemblée

Un film de Mariana Otero

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Sortie DVD le 6 mars
Dessiné par Sébastien Laudenbach
  • 30 janvier 2018
  • 24 janvier 2018

Actu - Adhérent

Jamais trop d'ACID

En mars 1993, sortait "Parfois trop d'amour", le premier film à bénéficier du soutien de l'ACID dés avant sa sortie.

À l'époque, l'agence était en mission de préfiguration, Jean-Pierre Thorn en était le président et l'affaire "Border Line" encore dans toutes les têtes, les fondateurs se réunissaient à la S.R.F., rue du faubourg Saint Honoré et chacun se demandait comment rallier à la cause de l'ACID ceux que tous considéraient comme des alliés potentiels, voire naturels mais dont la plupart se demandaient encore où cette bande de réalisateurs voulait en venir.

Quand j'ai rencontré les fondateurs de l'ACID, je traînais mon film depuis plus d'un an sans grand espoir de le voir sortir un jour, persuadé qu'il n'intéressait personne, que je l'avais raté et que mon expérience de réalisateur s'arrêterait là, ce sont les réalisateurs de l'Agence qui m'ont fait prendre conscience que mon film était digne de plus d'intérêt. 

Ce jour là, l'ACID s'est révélé euphorisant.

Le travail a été fait, aussi bien qu'il pouvait l'être, et le film est sorti, ce qui ne serait jamais arrivé sans l'ACID, il a donc été montré et vu, à Paris et en province, ce qui était le premier objectif de l'agence: sortir différemment des films différents. La tournée des débats a commencé, courte en ce qui me concerne, mais assez longue pour rencontrer des spectateurs un peu partout, parler avec eux et apprendre car j'ai sans doute appris plus dans les discussions autour du film qu'en faisant le film lui-même, je pouvais évaluer précisément comment chaque séquence était lue, perçue, si ce que j'avais voulu raconter était entendu ou pas. 

L'ACID révélait aussi des vertus pédagogiques.

Depuis, l'Agence s'est développée, elle a fédéré autour d'elle des énergies de tous les maillons de la chaîne cinématographique, et malgré les accrocs, les coups de mou, les espoirs déçus et les difficultés à vivre, elle a permis que le cinéma indépendant existe un peu plus et un peu mieux dans le paysage, là, surtout où il était le plus menacé, où il avait parfois disparu, dans les villes petites ou moyennes, à la campagne.

Je ne sais combien de films sont sortis en salles, ont rencontré des publics qu'ils n'auraient jamais connus sans l'Agence, mais je sais qu'un lien s'est recréé entre des cinéastes, des programmateurs et des spectateurs. On sait maintenant dans le marais poitevin que Robert Guédigian ou Malik Chibane existent, qu'ils font des films importants et qu'on pourra les voir et en parler à Melles ou à Saint-Pierre d'Oléron.

C'est grâce à toutes ces énergies, à tous ces films, à toutes ces rencontres, à tous les espoirs levés par l'ACID que j'ai pu faire un nouveau film, qu'il ait pu être produit par un producteur indépendant, distribué par un indépendant et qu'il sorte dans des salles indépendantes. L'histoire de "Pour Rire !" est intimement liée à celle de l'ACID et je crois que sans l'agence, ce film n'existerait pas. 

Aujourd'hui, l'ACID est à un tournant de son existence, son statut, probablement, va changer mais quel qu'il soit, il faudra garder vivants les liens créés, continuer à travailler sur la base du plaisir de voir des films, de la joie de les montrer à d'autres et de l'intérêt d'en parler avec des spectateurs. 

L'ACID n'a jamais été un outil comme un autre, née du désir et de la lutte, elle est devenue plus qu'une agence de diffusion, elle est une entité vivante, avec une personnalité propre, qu'on aime plus ou moins selon les périodes mais qui existe et qu'en aucun cas on ne peut laisser disparaître car elle est devenue indispensable et irremplaçable par le savoir-faire accumulé et les liens tissés entre tous les acteurs du cinéma indépendant.  



le 2 décembre 1996


Lucas Belvaux

 - 

Cinéaste


Archive

« T'as essayé l'ACID ? »

Avril 2004, Bruxelles, mixage de « QUAND LA MER MONTE… » , je me demande si mon ami est sérieux à l'autre bout du téléphone…

« A.C.I.D : Agence du cinéma indépendant pour sa diffusion »

J'appelle… C'est la veille de la clôture de la programmation … 

C'est comme cela que Yolande et moi débarquons sur la croisette avec nos 5 bobines sous les bras…

Sur les bords de la Méditerranée, nous sommes accompagnés. 

Le principe de l'ACID repose sur le soutien du film par d'autres cinéastes… Nos tuteurs à nous se prénomment Marie et Joël…

Cannes, Dimanche 16 Mai 2004… Cela restera à jamais la date de la première projection publique de « QUAND LA MER MONTE… »…

Il est 11h du matin, nous sommes en périphérie cannoise dans un cinéma qui s'appelle « LE STUDIO 13 »… 

C'est bien ici qu'une petite marée commence à monter !

Comment négliger aujourd'hui l'importance d'une projection au milieu de spectateurs, de directeurs de salles, et de distributeurs, au sein de ce qui demeure le plus grand festival de cinéma du monde ?

Dans « ACID » , il y a le « D » à la fin… 

Sinon, cela devient ACI… 

Si cette position est privilégiée par la plupart de spectateurs de salles obscures, c'est pourtant bien debout que des cinéastes filment pour tenter de proposer d'autres images et d'autres sons dans un monde où l'uniformité de pensée, le formatage et le politiquement correct guettent…

« D » comme « DIFFUSION » , parce que ce n'est pas vrai qu'il y a toujours automaticité de désir du public pour les films à gros budgets marketing. 

Un public peut souhaiter aussi voir des films innovants, différents, malgré la sous-exposition grandissante du cinéma que nous défendons. Les films estampillés ACID le prouvent aujourd'hui.

Indépendance ? 

Il est amusant de penser qu'au cinéma on ne choisit pas ce statut… 

C'est finalement l'absence de « gros décideurs » dans le montage financier d'un film qui induit ce constat. 

Plutôt que de le subir, nous avons choisi de le revendiquer.

Cela fait déjà 13 ans !

13 années jamais dirigées par les tenants d'un discours dominant indexé sur les seules premières lignes du box-office.


Gilles Porte

 - 

Cinéaste


Edito Cannes

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" Et le cinéma, je sais bien pourquoi je l’ai adopté... Pour qu’il m’apprenne à toucher inlassablement du regard à quelle distance de moi commence l’autre. "

Serge Daney

La parole à

Paroles de cinéastes

À propos de Folle embellie

de Oren Nataf

Si les premiers plans de Folle Embellie planent doucement dans les airs, c'est bien le calme avant la tempête. Le générique à peine terminé, nous voilà sous les bombes en pleine deuxième guerre mondiale, et qui plus est, dans un asile de fous tenu par des fous. C'est la débâcle. La folie des pensionnaires a-t-elle versé sur le reste de la population ?

À propos du film : Folle embellie

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Paroles de cinéastes

À propos de On n'est pas des marques de vélo

de Dominique Boccarossa

Jean-Pierre Thorn est un cinéaste engagé. Il croit aux vertus de la parole donnée, à la fragilité comme à la puissance d'une mise en forme, et croit naturellement pouvoir modifier une réalité en l'exposant.

À propos du film : On n'est pas des marques de vélo

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Paroles de cinéastes

À propos de Grand Bonheur

de Jean-Pierre Thorn

Un film d'amoureux : un amoureux de la vie, tendre, délicat, attentionné, Hervé Le Roux qui nous émeut aux larmes à travers les milles et un destins de son petit peuple de comédiens : Paul, Philippe, Charly, Luc, Nanou, Bernard, Judith, Caroline, Jean-Paul, Georges et tous les autres…

À propos du film : Grand Bonheur

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Paroles de cinéastes

À propos des Terriens

On pourra avoir l'impression que Les Terriens parlent de rapports au monde ou aux autres trop simples, dans lesquels ne surgissent rien d'exceptionnel.

À propos du film : Les Terriens

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Paroles de cinéastes

À propos de L'Éducatrice

de Lucas Belvaux

« Comprendre, pas juger », c'est la devise de Maigret, elle pourrait être en exergue du film de Pascal Kané.

À propos du film : L'Educatrice

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Paroles de spectateurs

À propos de Au Bord du monde

de Jean-Paul Allari

Je garde en mémoire les superbes plans fixes, caméra au sol et grand angle , surtout celui du tapis roulant arrêté à Concorde magnifiant la perspective et cadré au cordeau...

À propos du film : Au bord du monde

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