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L'ACID à l'international, les bonnes nouvelles de début 2018

Pas moins de trois films soutenus par l'ACID faisaient partie cette année de la sélection de MY FRENCH FILM FESTIVAL qui a eu lieu du 19 janvier au 19 février 2018. MY FRENCH FILM FESTIVAL a enregistré plus de 10 millions de vues dans le monde pour cette 8e édition, un nouveau record après les 6,7 millions de vues comptabilisées en 2017. Le film WILLY 1er de Marielle Gautier, Zoran et Ludovic Boukherma et Hugo P. Thomas a remporté une Mention Spéciale afin de saluer « la proposition artistique de ses réalisateurs ».

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Publié le mercredi 10 janvier 2018

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L'ACID s'engage

Faisons le pari de la jeune création cinématographique !

Party Girl de Marie Amachoukeli, Samuel Theis et Claire Burger en 2014, Divines de Houda Benyamina en 2016, et cette année, Jeune femme de Léonor Serraille. En quatre ans, Cannes, le plus grand festival de cinéma du monde, a attribué trois fois la Caméra d'or (prix du meilleur premier film) au jeune cinéma français. Ces distinctions mettent en lumière le talent de ces jeunes auteurs et font rayonner la culture française au-delà de nos frontières.

Pourtant, ce sont justement les premières œuvres et les projets les plus audacieux, ceux sur lesquels il est le plus risqué de « parier », qui sont aujourd'hui grandement fragilisés, jusqu'au seuil de la précarité pour certains.

Année après année, les financements privés, principalement issus des chaînes de télévision, se sont raréfiés, se portant d'abord sur les auteurs déjà reconnus, les valeurs les plus sûres, les genres les plus porteurs.

Pour un petit nombre de films, aisément identifiables, et souvent emblématiques en termes de création, l'impact est redoutable. L'absence d'une chaîne de télévision en pré-financement - ou la faiblesse des montants proposés - génère presque automatiquement une majorité de financements publics, plafonnés à 60% pour les films à petit budget. L'absurdité du système pousse ces films à renoncer à certaines aides, notamment au crédit d'impôt.

Ce constat est inacceptable. Pourtant, la solution est simple : autoriser un maximum de 70 % d'aides publiques dans le budget de ces films. Rappelons à ce titre que la législation française est la plus dure d'Europe. 

Il n'y aura pas d'« appel d'air », mais la modification de cette règle permettra juste aux œuvres de se faire dans de meilleures conditions. Son coût financier est marginal, au regard de son efficacité artistique et économique, d'autant que très peu de films sont concernés.

Pour les cinéastes émergents, dont les projets ont été choisis pour leurs qualités artistiques par des dispositifs extrêmement sélectifs (par exemple l'avance sur recettes du CNC), le plafonnement des aides publiques affecte violemment la fabrication, l'imaginaire, l'ambition artistique et visuelle des projets : équipes techniques réduites, figuration inexistante, temps de tournage de plus en plus contraints, scénarios élagués…Cette précarisation s'étend sans cesse et bride l'éclosion d'une nouvelle génération d'auteurs, d'acteurs, de techniciens.

L'engagement de Mme Françoise Nyssen aux côtés des créateurs est connu : elle affirmait encore récemment qu'« il n'y a jamais trop de création », que « ce dynamisme est une force dans un monde ouvert ».

Alors que les débats sur le projet de Loi de finances se poursuivent, l'occasion vous est donnée, Madame la Ministre, d'assurer une plus grande égalité entre les films face au crédit d'impôt, un dispositif fiscal qui devrait être ouvert à tous, sans aucune exception.

Nous attendons une action rapide et volontaire, pour mettre fin à ces années d'immobilisme sur le sujet.

Premiers Signataires (scénaristes, réalisateurs, producteurs) :

 

Marie AMACHOUKELI, Guillaume ANDRE, Nicolas ANTHOME, Rosa ATTAB, Jacques AUDIARD, Toufik AYADI, Olivier BABINET, Christophe BARRAL, Emmanuel BARRAUX, Jamal BELMAHI, Lucas BELVAUX, Laurent BENEGUI, Julie BERTUCCELLI, Sébastien BETBEDER, Mathieu BOMPOINT, Bertrand BONELLO, Pascal BONITZER, Florence BORELLY, Claudine BORIES, Guillaume BRAC, Jean BREHAT, Emilie BRISAVOINE, Cyril BRODY, Fanny BURDINO, Martine CASSINELLI, Pascal CAUCHETEUX, Patrice CHAGNARD, Malik CHIBANE, Patric CHIHA, Pierre CHOSSON, Catherine CORSINI, Bénédicte COUVREUR, Amélie COVILLARD, Sandra DA FONSECA, Eve DEBOISE, Claire DENIS, Tom DERCOURT, Fabianny DESCHAMPS, Thierry DE PERETTI, Agnès DE SACY, Alice DIOP, Didar DOMEHRI, Christine DORY, Bertrand FAIVRE, François FARELLACCI, Léa FEHNER, Philippe FERNANDEZ, Pascale FERRAN, Laurence FERREIRA BARBOSA, Sophie FILLIERES, Denis FREYD, Marielle GAUTHIER, Yann GONZALEZ, Olivier GORCE, Bertrand GORE, Diego GOVERNATORI, Emmanuel GRAS, Eugène GREEN, Robert GUEDIGUIAN, Katell GUILLOU, Joana HADJITHOMAS, Laurent HERBIET, Nathalie HERTZBERG, Raphaël JACOULOT, Agnès JAOUI, Thomas JENKOE, Cédric KLAPISCH, Svetlana KLINYSHKOVA, Héléna KLOTZ, Nadine LAMARI, Alexandre LANÇA, Laurent LARIVIERE, Sébastien LAUDENBACH, Guillaume LAURANT, Laurent LAVOLE, Pierre-Emmanuel LE GOFF, Benjamin LEGRAND, Marie-Ange LUCIANI, Gaëlle MACE, Lise MACHEBOEUF, Gladys MARCIANO, Tonie MARSHALL, Philippe MARTIN, Marie MASMONTEIL, Béatrice MAUDUIT, Edouard MAURIAT, Muriel MERLIN, Frédéric MERMOUD, Nathalie MESURET, Jonathan MILLET, Valérie MINETTTO, Nathalie NAJEM, Ioanis NUGUET, Mariana OTERO, Emmanuel PARRAUD, Héloïse PELLOQUET, Elisabeth PEREZ, Julie PEYR, Nicolas PHILIBERT, Sylvie PIALAT, Caroline POCHON, Miléna POYLO, Fabrice PREEL-CLEACH, Benoit QUAINON, Katell QUILLÉVÉRÉ, Lola QUIVORON, Frédéric RAMADE, Colas RIFKISS, Mathias RIFKISS, Vincent ROGET, Marcia ROMANO, Christian ROUAUD, Anna ROUSSILLON, Christophe RUGGIA, Gilles SACUTO, Pierre SALVADORI, Julien SAMANI, Régis SAUDER, Céline SCIAMMA, Idir SERGHINE, Marianne SLOT, Patrick SOBELMAN, Christian SONDEREGGER, Grégoire SORLAT, David THION, Anne-Louise TRIVIDIC, Cécile VARGAFTIG, Gérard VAUGEOIS, Florence VIGNON, Isabelle WOLGUST, Rebecca ZLOTOWSKI.


Communiqué

César « volés » par « petits » films embusqués

La qualité d'un film n'a rien à voir avec la taille de son budget ou l'importance de sa diffusion.


Il y a simplement de bons et de mauvais films de cinéma. ”L'esquive” et “Quand la mer monte” sont là pour le prouver. Il nous paraît étonnant d'assimiler des films indépendants à petit budget, au nombre de copies limitées, à des films intello-chiants ; de promouvoir l'idée qu'il existe deux cinémas : un créatif-mais-rébarbatif qui serait méprisant pour le public, l'autre généreux qui serait vu par des millions de spectateurs. C'est pourtant ce qu'ont voulu démontrer certains médias ces derniers jours. La désinformation est aussi grande qu'elle est dangereuse pour l'esprit.


Il est essentiel pour nous d'expliquer encore et encore que cette opposition est vaine, que le cinéma indépendant est composé d'une variété infinie qui va d'un cinéma qui rencontre le public et qui devient par là même populaire à un cinéma de recherche ou plus artistique qui ouvre des voies nouvelles et qui, de toute façon, est viable avec peu de spectateurs si on lui laisse de la place et du temps (“Tropical malady” Prix du Jury 2004 à Cannes ou “Les sucriers de Colleville”). “L'esquive” ou “Quand la mer monte” pourraient aussi rencontrer plus de spectateurs s'ils avaient une distribution adéquate, à la hauteur de leur potentiel public.


Le problème aujourd'hui est dû à ce refus de prendre en compte le cinéma dans toutes ses dimensions et à cette malheureuse habitude de pratiquer des oppositions manichéennes et indignes. Aussi les journalistes doivent-ils étudier la question de la production et de la distribution pour éviter d'être instrumentalisés et pour comprendre que le péril n'est pas qu'un cinéma intello-chiant nuise au cinéma « populaire », le vrai danger c'est que le public ne puisse pas juger sur pièces, qu'il ne puisse pas voir, s'il le désire, tout cet éventail de la création cinématographique.


Nous devons inciter les décideurs (télés, exploitants, distributeurs et producteurs…) à défendre cette diversité qui sera la seule garante d'une résistance à long terme d'un cinéma issu de différentes cultures, porteur de toutes les formes d'humour, de toutes les émotions, de toutes les philosophies, de tous les paysages, de toutes les langues. Plus les formes du cinéma seront variées, mieux chaque spectateur sera à même de choisir ce qui lui correspond, l'amuse, l'émeut, le différencie des autres, l'individualise. La disparition de la possibilité de choix par le spectateur doit être au coeur du débat. La suppression des marges, l'uniformisation ont toujours été à l'origine des totalitarismes, pourtant, comme le disait Godard, " la marge, c'est ce qui fait tenir ensemble les pages du cahier ! "


Faut-il à nouveau rappeler que le cinéma se compose des films hyper populaires de Chaplin, à ”Autant en emporte le vent”, “La Strada”, “L'Atalante” ou “les 400 coups” mais aussi de “La Règle du Jeu”, du  «Septième Sceau», de « Playtime »…


Faut-il à nouveau rappeler que le temps a des jugements autres que ceux de l'air du temps. L'histoire du cinéma est jalonnée de films ayant été des échecs à leurs sorties, de films qui ont eu besoin de temps pour rencontrer les spectateurs. N'oublions pas que lorsque les premiers tableaux de Cézanne furent montrés, le public se pressait alors pour aller voir ceux de l'académique Bouguereau parce que c'était "bien fait". La majorité n'avait donc pas forcément raison. Aujourd'hui, Cézanne est populaire et Bouguereau ? De nos jours, ceux qui opposent le cinéma dit « populaire » au cinéma dit « intellectuel », en arguant que c'est le nombre d'entrées qui a raison, ont bien sûr d'importants intérêts économiques à le faire, mais ils ne peuvent exiger que ceux qui décernent les prix se rangent derrière cet avis.


Aujourd'hui, les films, dans leur grande majorité, sont vendus avant même d'être fabriqués. Cela implique que leurs contenus sont influencés par les systèmes de diffusion, principalement par les impératifs d'audience de la télévision et par les objectifs des publicitaires dont les demandes sont particulièrement standardisées. Dans cette même logique, les spectateurs sont de plus en plus tenus à l'écart de ce qui se crée en dehors de ce système majoritaire.


La question est donc de savoir si, dans ce système, un cinéma indépendant, plus spontané, libre des contraintes de contenus imposés par les diffuseurs peut continuer à être transmis au public ?


La question est de savoir si la distribution de films comme “Quand la mer monte” et “L'esquive”, de films ne bénéficiant pas des mêmes effets d'annonce, non inscrits dans la communication, non-coproduits par les grandes chaînes hertziennes méritent d'être transmis au public ? Malgré la reconnaissance des César, certains répondent non à ces questions et semblent considérer que le public n'a pas besoin du cinéma comme art, comme fenêtre sur le monde. Pourtant, à l'écart du flux, du tout venant audiovisuel, des films de cinématographe continuent à exister, c'est-à-dire à être montrés et transmis grâce au travail passionné de certains producteurs, distributeurs et d'associations telles que l'ACID, mais pour combien de temps ? Certains voudraient voir dans l'attribution de ces César des cas de " discrimination positive ". Ces deux films ne mériteraient pas leurs récompenses parce qu'ils sont soi-disant confidentiels, marginaux. Qui donc alors aurait obligé les votants des César à les élire et plus de 500 000 personnes à les aimer ?


Mars 2005


Charles Castella

 - 

Cinéaste


Marie Vermillard

 - 

Cinéaste


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Actu - Adhérent

Jamais trop d'ACID

En mars 1993, sortait "Parfois trop d'amour", le premier film à bénéficier du soutien de l'ACID dés avant sa sortie.

À l'époque, l'agence était en mission de préfiguration, Jean-Pierre Thorn en était le président et l'affaire "Border Line" encore dans toutes les têtes, les fondateurs se réunissaient à la S.R.F., rue du faubourg Saint Honoré et chacun se demandait comment rallier à la cause de l'ACID ceux que tous considéraient comme des alliés potentiels, voire naturels mais dont la plupart se demandaient encore où cette bande de réalisateurs voulait en venir.

Quand j'ai rencontré les fondateurs de l'ACID, je traînais mon film depuis plus d'un an sans grand espoir de le voir sortir un jour, persuadé qu'il n'intéressait personne, que je l'avais raté et que mon expérience de réalisateur s'arrêterait là, ce sont les réalisateurs de l'Agence qui m'ont fait prendre conscience que mon film était digne de plus d'intérêt. 

Ce jour là, l'ACID s'est révélé euphorisant.

Le travail a été fait, aussi bien qu'il pouvait l'être, et le film est sorti, ce qui ne serait jamais arrivé sans l'ACID, il a donc été montré et vu, à Paris et en province, ce qui était le premier objectif de l'agence: sortir différemment des films différents. La tournée des débats a commencé, courte en ce qui me concerne, mais assez longue pour rencontrer des spectateurs un peu partout, parler avec eux et apprendre car j'ai sans doute appris plus dans les discussions autour du film qu'en faisant le film lui-même, je pouvais évaluer précisément comment chaque séquence était lue, perçue, si ce que j'avais voulu raconter était entendu ou pas. 

L'ACID révélait aussi des vertus pédagogiques.

Depuis, l'Agence s'est développée, elle a fédéré autour d'elle des énergies de tous les maillons de la chaîne cinématographique, et malgré les accrocs, les coups de mou, les espoirs déçus et les difficultés à vivre, elle a permis que le cinéma indépendant existe un peu plus et un peu mieux dans le paysage, là, surtout où il était le plus menacé, où il avait parfois disparu, dans les villes petites ou moyennes, à la campagne.

Je ne sais combien de films sont sortis en salles, ont rencontré des publics qu'ils n'auraient jamais connus sans l'Agence, mais je sais qu'un lien s'est recréé entre des cinéastes, des programmateurs et des spectateurs. On sait maintenant dans le marais poitevin que Robert Guédigian ou Malik Chibane existent, qu'ils font des films importants et qu'on pourra les voir et en parler à Melles ou à Saint-Pierre d'Oléron.

C'est grâce à toutes ces énergies, à tous ces films, à toutes ces rencontres, à tous les espoirs levés par l'ACID que j'ai pu faire un nouveau film, qu'il ait pu être produit par un producteur indépendant, distribué par un indépendant et qu'il sorte dans des salles indépendantes. L'histoire de "Pour Rire !" est intimement liée à celle de l'ACID et je crois que sans l'agence, ce film n'existerait pas. 

Aujourd'hui, l'ACID est à un tournant de son existence, son statut, probablement, va changer mais quel qu'il soit, il faudra garder vivants les liens créés, continuer à travailler sur la base du plaisir de voir des films, de la joie de les montrer à d'autres et de l'intérêt d'en parler avec des spectateurs. 

L'ACID n'a jamais été un outil comme un autre, née du désir et de la lutte, elle est devenue plus qu'une agence de diffusion, elle est une entité vivante, avec une personnalité propre, qu'on aime plus ou moins selon les périodes mais qui existe et qu'en aucun cas on ne peut laisser disparaître car elle est devenue indispensable et irremplaçable par le savoir-faire accumulé et les liens tissés entre tous les acteurs du cinéma indépendant.  



le 2 décembre 1996


Lucas Belvaux

 - 

Cinéaste


Archive

« T'as essayé l'ACID ? »

Avril 2004, Bruxelles, mixage de « QUAND LA MER MONTE… » , je me demande si mon ami est sérieux à l'autre bout du téléphone…

« A.C.I.D : Agence du cinéma indépendant pour sa diffusion »

J'appelle… C'est la veille de la clôture de la programmation … 

C'est comme cela que Yolande et moi débarquons sur la croisette avec nos 5 bobines sous les bras…

Sur les bords de la Méditerranée, nous sommes accompagnés. 

Le principe de l'ACID repose sur le soutien du film par d'autres cinéastes… Nos tuteurs à nous se prénomment Marie et Joël…

Cannes, Dimanche 16 Mai 2004… Cela restera à jamais la date de la première projection publique de « QUAND LA MER MONTE… »…

Il est 11h du matin, nous sommes en périphérie cannoise dans un cinéma qui s'appelle « LE STUDIO 13 »… 

C'est bien ici qu'une petite marée commence à monter !

Comment négliger aujourd'hui l'importance d'une projection au milieu de spectateurs, de directeurs de salles, et de distributeurs, au sein de ce qui demeure le plus grand festival de cinéma du monde ?

Dans « ACID » , il y a le « D » à la fin… 

Sinon, cela devient ACI… 

Si cette position est privilégiée par la plupart de spectateurs de salles obscures, c'est pourtant bien debout que des cinéastes filment pour tenter de proposer d'autres images et d'autres sons dans un monde où l'uniformité de pensée, le formatage et le politiquement correct guettent…

« D » comme « DIFFUSION » , parce que ce n'est pas vrai qu'il y a toujours automaticité de désir du public pour les films à gros budgets marketing. 

Un public peut souhaiter aussi voir des films innovants, différents, malgré la sous-exposition grandissante du cinéma que nous défendons. Les films estampillés ACID le prouvent aujourd'hui.

Indépendance ? 

Il est amusant de penser qu'au cinéma on ne choisit pas ce statut… 

C'est finalement l'absence de « gros décideurs » dans le montage financier d'un film qui induit ce constat. 

Plutôt que de le subir, nous avons choisi de le revendiquer.

Cela fait déjà 13 ans !

13 années jamais dirigées par les tenants d'un discours dominant indexé sur les seules premières lignes du box-office.


Gilles Porte

 - 

Cinéaste


Edito Cannes

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" Et le cinéma, je sais bien pourquoi je l’ai adopté... Pour qu’il m’apprenne à toucher inlassablement du regard à quelle distance de moi commence l’autre. "

Serge Daney

La parole à

Paroles de cinéastes

à propos de Dix-sept ans

de Laurence Petit-Jouvet

« Magnifique », c'est le mot qu'ont tous lancé d'une même voix les cinéastes de l'ACID présents au CA hier soir, du moins ceux qui avaient fait l'expérience du film Dix-sept ans, les autres demandant « Mais où ? Comment peut-on le voir ».

À propos du film : Dix-sept Ans

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Paroles de cinéastes

À propos de Little Senegal

de Ali Akika

Pour nous imprégner de cette leçon de choses africaines, Rachid Bouchareb nous promène calmement aux USA en nous épargnant les habituelles images de l'hystérie américaine. Et dans la traversée de cet immense continent, Bouchareb nous fait entendre la douloureuse ballade de la tragédie africaine née dans les plantations de coton et qui continue de nos jours dans les rues de Harlem...

À propos du film : Little Senegal

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Paroles de cinéastes

À propos de Zéro défaut

de Jean-Henri Roger

La réalisation trouve la bonne distance pour ne jamais rentrer dans la psychologie dégoulinante, à la sociologie démagogique sur la dureté de la vie ouvrière. Rien de tout cela dans "zéro défaut" mais l'histoire terrible de deux êtres qui se perdent, filmée avec la justesse de celui qui respecte ses personnages.

À propos du film : Zéro défaut

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Paroles de cinéastes

À propos de L'Humanité

de Marie Vermillard

C'est bizarre ce film dérange : qu'il dérange ceux qui nient le rôle du cinéma de nous faire découvrir le regard singulier d'un cinéaste, c'est normal, ce n'est même pas la peine d'en parler. Mais ma surprise c'est le rejet qu'il peut provoquer chez des personnes que j'estime. Je ne leur demande pas d'aimer, L'Humanité n'est pas un film dont on parle en ces termes, mais de respecter.

À propos du film : L'Humanité

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Paroles de cinéastes

À propos de Kiss & Cry

de Zoran Boukherma et Ludovic Boukherma

Dans un monde où les ambitions sont dictées aux enfants par les adultes, où le désir de les voir réussir ne sert qu'à éloigner leurs propres échecs, où le sport n'est un choix que pour ceux qui le vivent depuis la touche ou depuis les gradins, Sarah se cherche.

À propos du film : Kiss & Cry

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Paroles de programmateurs

À propos de La Bataille de Solférino

de Jean-Marc Delacruz

Du sang neuf ! Enfin une nouvelle génération de cinéastes qui nous donne à voir le monde d'une manière nouvelle et radicale.

À propos du film : La Bataille de Solférino

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