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L'ACID lance son université populaire, l'ACID POP !

Suite à un travail de co-construction avec quelques salles partenaires, l'ACID lance ACID POP, son université populaire ! Il s'agit d'une saison se déroulant tout au long de l'année. Chaque séance est construite autour d'un film choisi par les cinéastes de l'ACID et se déroule en trois temps...

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Publié le jeudi 01 janvier 1970

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Festival

Event ACID CANNES

L'ACID s'engage

L’Observatoire de la liberté de création apporte son soutien au Bataclan

L'ACID, avec l'Observatoire de la liberté de création, apporte son soutien au Bataclan.

N'en déplaise aux nouveaux censeurs de toutes obédiences, on ne demande pas l'annulation administrative d'un concert sans raison juridique valable et impérieuse.

Communiqué de l'Observatoire de la liberté de création - 12 juin 2018

La loi 2016-925 du 7 juillet 2016 pose en effet le principe de liberté de création et de diffusion des œuvres dans ses articles 1 et 2. Pourtant, depuis quelques jours, divers activistes d'extrême droite, suivis par des responsables politiques (Rassemblement national et Les Républicains) et deux avocats de familles de victimes des attentats du 13 novembre 2015 demandent l'annulation de deux concerts du rappeur Médine qui se tiendront au Bataclan en octobre prochain.


Les arguments avancés sont ceux de la dignité et du respect dû aux victimes des attentats. S'ils sont légitimes sur le terrain de la libre expression des opinions et des émotions individuelles et collectives, ils ne sont pas pertinents ici car aucune chanson de Médine ne s'attaque aux victimes du Bataclan ni ne fait l'apologie de leurs bourreaux. C'est donc que le problème n'est pas là.


Dans ses chansons incriminées, Médine met en cause de façon provocatrice une certaine vision de la laïcité, ce qui participe du débat démocratique. Nul n'est tenu de partager ses convictions, étant précisé que celles-ci paraissent en évolution et que ses chansons récentes ne sont pas de la même eau.


Dès lors, aucun juge ne pourra interdire ces concerts.

Au-delà de la question juridique, reste la question politique.


Une fois encore, les censeurs autoproclamés, qui tirent à boulets rouges sur la liberté de création, ne s'interrogent pas sur ce que leur demande de censure a de délétère pour la création artistique, la culture du débat et la démocratie. Ils jugent et décident en lieu et place du public et veulent faire leur propre loi, toujours au nom d'un intérêt qui mérite par ailleurs respect ou considération (hier féminisme, ici respect des victimes et défense de la laïcité).


En l'espèce, au-delà de la question artistique, c'est de culture et de vivre ensemble qu'il s'agit. La stigmatisation d'un chanteur musulman et par conséquent de son public risque en effet de provoquer le résultat inverse de celui affiché.


L'Observatoire de la liberté de création apporte son soutien au Bataclan qui n'a pas besoin, après avoir subi ce qu'il a subi, d'autorisation préfectorale ou du juge pour décider, en pleine connaissance de cause, de sa programmation.


Liste des membres de l'Observatoire :

Ligue des droits de l'Homme, Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID), Association des cinéastes documentaristes (Addoc), Association internationale des critiques d'art - section française (Aica France), Fédération nationale des syndicats du spectacle, du cinéma, de l'audiovisuel et de l'action culturelle (FNSAC-CGT), Fédération nationale des arts de la rue, La Ligue de l'enseignement, Les Forces musicales, Syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs indépendants de musique (Profedim), Scénaristes de cinéma associés (SCA), Syndicat français des artistes interprètes (SFACGT), Société des gens de lettres (SGDL), Syndicat national des artistes plasticiens (Snap- CGT), Syndicat national des scènes publiques (SNSP), Société des réalisateurs de films (SRF), Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac)


L'ACID s'engage

Agrément de l’offre promotionnelle d’UGC Illimité

Communiqué du BLOC - 16 avril 2018

Agrément de l'offre promotionnelle d'UGC Illimité : en renonçant à sa fonction de régulation, le CNC approuve la perte de valeur des ayants droit.

Le BLOC s'insurge de la modification de l'agrément de l'offre UGC illimité, qui autorise la diminution du prix de référence sur lequel est basée la rémunération des ayants droit, alors que selon les éléments à notre disposition, le prix des abonnements est, lui, maintenu (sauf pour les 12 premiers mois des nouveaux abonnements) ! 

La suppression, en mai 2017 - sans aucune concertation ni information - de la commission d'agrément des formules d'accès illimité au cinéma qui permettait d'associer les ayants droit aux questions de rémunération, se révèle, comme le craignait le BLOC, lourde de conséquences.

Les deux courriers du BLOC au CNC sur cette question, le 13 octobre et le 15 mars, sont restés sans réponse. Cette absence de transparence de la part de l'instance de régulation du secteur ne peut qu'interroger.

Une fois de plus, et comme pour la modification du prix de référence de la formule CinéPass des cinémas Gaumont Pathé aucune concertation n'ayant eu lieu sur ce sujet avec nos organisations, nous découvrons cette décision a posteriori, alors qu'au vu du poids des cartes illimitées dans la structure des entrées des films issus de la filière indépendante, toute modification tarifaire sur le sujet a un impact important sur l'équilibre économique de cette dernière.

Cette décision s'inscrit dans la continuité logique de l'arrêt par le CNC, à la demande de la grande exploitation, des Assises pour la diversité du cinéma, qui devaient entre autres porter sur le partage de valeur.

Nous faisons une nouvelle fois le constat que la filière indépendante, pourtant représentante de la création et de la diversité cinématographique en France, n'est pas écoutée par les pouvoirs publics.

A quand une réelle concertation ? A quand une réelle régulation ?  

Ce type de pratiques unilatérales et abusives met en exergue la nécessité d'une régulation de la salle et l'enjeu de conditionner la chronologie de la salle à la signature d'accords professionnels, comme l'a demandé le BLOC dans son courrier à la Ministre.


Communiqué

Du côté des adhérents

Coby

Un film de Christian Sonderegger

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Sortie DVD le 4 septembre

L'Usine de rien

Un film de Pedro Pinho

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Sortie DVD le 3 juillet

Psiconautas

Un film de Alberto Vázquez et Pedro Rivero

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Sortie DVD le 5 juin

Pour le réconfort

Un film de Vincent Macaigne

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Sortie DVD le 2 avril

Le rire de Mme Lin (Last Laugh)

Un film de Zhang Tao

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Sortie DVD le 31 mai
  • 14 mars 2018

Actu - Adhérent

L'Assemblée

Un film de Mariana Otero

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Sortie DVD le 6 mars
Dessiné par Sébastien Laudenbach

Jamais trop d'ACID

En mars 1993, sortait "Parfois trop d'amour", le premier film à bénéficier du soutien de l'ACID dés avant sa sortie.

À l'époque, l'agence était en mission de préfiguration, Jean-Pierre Thorn en était le président et l'affaire "Border Line" encore dans toutes les têtes, les fondateurs se réunissaient à la S.R.F., rue du faubourg Saint Honoré et chacun se demandait comment rallier à la cause de l'ACID ceux que tous considéraient comme des alliés potentiels, voire naturels mais dont la plupart se demandaient encore où cette bande de réalisateurs voulait en venir.

Quand j'ai rencontré les fondateurs de l'ACID, je traînais mon film depuis plus d'un an sans grand espoir de le voir sortir un jour, persuadé qu'il n'intéressait personne, que je l'avais raté et que mon expérience de réalisateur s'arrêterait là, ce sont les réalisateurs de l'Agence qui m'ont fait prendre conscience que mon film était digne de plus d'intérêt. 

Ce jour là, l'ACID s'est révélé euphorisant.

Le travail a été fait, aussi bien qu'il pouvait l'être, et le film est sorti, ce qui ne serait jamais arrivé sans l'ACID, il a donc été montré et vu, à Paris et en province, ce qui était le premier objectif de l'agence: sortir différemment des films différents. La tournée des débats a commencé, courte en ce qui me concerne, mais assez longue pour rencontrer des spectateurs un peu partout, parler avec eux et apprendre car j'ai sans doute appris plus dans les discussions autour du film qu'en faisant le film lui-même, je pouvais évaluer précisément comment chaque séquence était lue, perçue, si ce que j'avais voulu raconter était entendu ou pas. 

L'ACID révélait aussi des vertus pédagogiques.

Depuis, l'Agence s'est développée, elle a fédéré autour d'elle des énergies de tous les maillons de la chaîne cinématographique, et malgré les accrocs, les coups de mou, les espoirs déçus et les difficultés à vivre, elle a permis que le cinéma indépendant existe un peu plus et un peu mieux dans le paysage, là, surtout où il était le plus menacé, où il avait parfois disparu, dans les villes petites ou moyennes, à la campagne.

Je ne sais combien de films sont sortis en salles, ont rencontré des publics qu'ils n'auraient jamais connus sans l'Agence, mais je sais qu'un lien s'est recréé entre des cinéastes, des programmateurs et des spectateurs. On sait maintenant dans le marais poitevin que Robert Guédigian ou Malik Chibane existent, qu'ils font des films importants et qu'on pourra les voir et en parler à Melles ou à Saint-Pierre d'Oléron.

C'est grâce à toutes ces énergies, à tous ces films, à toutes ces rencontres, à tous les espoirs levés par l'ACID que j'ai pu faire un nouveau film, qu'il ait pu être produit par un producteur indépendant, distribué par un indépendant et qu'il sorte dans des salles indépendantes. L'histoire de "Pour Rire !" est intimement liée à celle de l'ACID et je crois que sans l'agence, ce film n'existerait pas. 

Aujourd'hui, l'ACID est à un tournant de son existence, son statut, probablement, va changer mais quel qu'il soit, il faudra garder vivants les liens créés, continuer à travailler sur la base du plaisir de voir des films, de la joie de les montrer à d'autres et de l'intérêt d'en parler avec des spectateurs. 

L'ACID n'a jamais été un outil comme un autre, née du désir et de la lutte, elle est devenue plus qu'une agence de diffusion, elle est une entité vivante, avec une personnalité propre, qu'on aime plus ou moins selon les périodes mais qui existe et qu'en aucun cas on ne peut laisser disparaître car elle est devenue indispensable et irremplaçable par le savoir-faire accumulé et les liens tissés entre tous les acteurs du cinéma indépendant.  



le 2 décembre 1996


Lucas Belvaux

 - 

Cinéaste


Archive

« T'as essayé l'ACID ? »

Avril 2004, Bruxelles, mixage de « QUAND LA MER MONTE… » , je me demande si mon ami est sérieux à l'autre bout du téléphone…

« A.C.I.D : Agence du cinéma indépendant pour sa diffusion »

J'appelle… C'est la veille de la clôture de la programmation … 

C'est comme cela que Yolande et moi débarquons sur la croisette avec nos 5 bobines sous les bras…

Sur les bords de la Méditerranée, nous sommes accompagnés. 

Le principe de l'ACID repose sur le soutien du film par d'autres cinéastes… Nos tuteurs à nous se prénomment Marie et Joël…

Cannes, Dimanche 16 Mai 2004… Cela restera à jamais la date de la première projection publique de « QUAND LA MER MONTE… »…

Il est 11h du matin, nous sommes en périphérie cannoise dans un cinéma qui s'appelle « LE STUDIO 13 »… 

C'est bien ici qu'une petite marée commence à monter !

Comment négliger aujourd'hui l'importance d'une projection au milieu de spectateurs, de directeurs de salles, et de distributeurs, au sein de ce qui demeure le plus grand festival de cinéma du monde ?

Dans « ACID » , il y a le « D » à la fin… 

Sinon, cela devient ACI… 

Si cette position est privilégiée par la plupart de spectateurs de salles obscures, c'est pourtant bien debout que des cinéastes filment pour tenter de proposer d'autres images et d'autres sons dans un monde où l'uniformité de pensée, le formatage et le politiquement correct guettent…

« D » comme « DIFFUSION » , parce que ce n'est pas vrai qu'il y a toujours automaticité de désir du public pour les films à gros budgets marketing. 

Un public peut souhaiter aussi voir des films innovants, différents, malgré la sous-exposition grandissante du cinéma que nous défendons. Les films estampillés ACID le prouvent aujourd'hui.

Indépendance ? 

Il est amusant de penser qu'au cinéma on ne choisit pas ce statut… 

C'est finalement l'absence de « gros décideurs » dans le montage financier d'un film qui induit ce constat. 

Plutôt que de le subir, nous avons choisi de le revendiquer.

Cela fait déjà 13 ans !

13 années jamais dirigées par les tenants d'un discours dominant indexé sur les seules premières lignes du box-office.


Gilles Porte

 - 

Cinéaste


Edito Cannes

Vidéos

Vidéo
Bientôt en salles !
Bientôt en salles !
Bientôt en salles !
BA - LE CIEL ÉTOILÉ AU-DESSUS DE MA TÊTE
BA - REPRISE de Hervé Le Roux
BA - LES DESTINÉES D'ASHER
BA - COBY de Christian Sonderegger

" Et le cinéma, je sais bien pourquoi je l’ai adopté... Pour qu’il m’apprenne à toucher inlassablement du regard à quelle distance de moi commence l’autre. "

Serge Daney

La parole à

Paroles de cinéastes

À propos du Monde vivant

de Pierre Schoeller

Certains films nous plombent, d'autres nous allègent. Les premiers ferment le monde, cadrent la vie pour mieux la séquestrer et lui couper les ailes, d'autres ouvrent grand le champ, élargissent notre regard, lui offrent un nouvel horizon. Et ce paysage lointain, par la grâce de la mise en scène, l'élégance du propos, en un mot un sens de la beauté, nous semble toujours avoir été proche. Tel un ami qui nous souffle l'espoir.

À propos du film : Le Monde vivant

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Paroles de cinéastes

À propos du Dernier été de la Boyita

de Chiara Malta

Les paysages argentins, la musique, toute sobre, à la guitare classique, une caméra portée mais qui cadre, une grande sobriété, une certaine pudeur même : tout concourt à voir là un film plein de douceur et de cœur. De belles images, une dramaturgie maitrisée qui prend le temps de regarder du point de vue de Jorgelina. C'est un film intime, sur le sujet toujours très « cinématographique » de ce moment où l'on grandit irrémédiablement (La naissance des pieuvres), traité ici avec une grande simplicité.

À propos du film : Le Dernier été de la Boyita

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Paroles de cinéastes

À propos de Aout, Avant l'explosion

de Patrice Chagnard

Un homme parle à la caméra. Son visage en très gros plan a quelque chose d'obscène. Il nous parle de lui, de son pays, Israël, de la chaleur d'Août et d'un désir de film. Il a l'air de nous proposer un jeu. Et puis, sans transition, il filme « caméra cachée » une longue scène de rue, violente et énigmatique.

À propos du film : Août (avant l'explosion)

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Paroles de cinéastes

À propos de La Vie est dure nous aussi

de Pascal Kané

Voilà un film à prendre comme il vient, sans idées préconçues et sans précipitation. Car son motif, la quête amoureuse, n'est pas de ces démarches qui se déterminent rationnellement, efficacement : le désir volontariste de résultats s'embourbe vite, là où l'on sait bien que seul le hasard mène le jeu.

À propos du film : La Vie est dure nous aussi

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Paroles de cinéastes

À propos de La Vie rêvée des anges

de Jean-Henri Roger

Dire que La Vie rêvée des anges est un film sur l'amitié ou sur la marginalité, est non seulement réducteur mais aussi un contre-sens. La Vie rêvée des anges n'est pas un film sûr. C'est un film qui à travers l'observation de deux regards, nous fait vivre l'impossible amitié et l'inévitable trahison.

À propos du film : La Vie rêvée des anges

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Paroles de cinéastes

À propos de Parce que j'étais peintre, l'art rescapé des camps nazis

de Reza Serkanian

Parce qu'il est cinéaste et qu'il se penche depuis 10 ans sur ce pan de l'Histoire, Christophe Cognet réussit à proposer une lecture cinématographique inédite de ces œuvres clandestines. Le film parle du mouvement là où il ne reste que quelques images figées. Il parle de la vie là où la mort règne.

À propos du film : Parce que j'étais peintre, l'art rescapé des camps nazis

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