Plus de besoins, moins de moyens


Cinéastes de l'ACID

Est-ce donc désormais toujours en ces termes que nous devrons envisager les années qui s'annoncent ? Le monde associatif dans son ensemble - de ceux qui s'occupent de santé ou de l'accueil des réfugiés, à ceux nombreux comme nous qui s'occupent de culture – est inquiet de l'annonce des nécessaires « économies » qu'impose un État obnubilé par sa dette. Diminution des subventions publiques, suppression des emplois aidés… les demandes d'efforts financiers qui nous sont faites ne tiennent pas compte, en revanche, de l'ampleur de la tâche. Aujourd'hui le monde associatif se substitue souvent - sans délégation de service public – aux missions de l'État. Nous nous en accommodons depuis des années, avec le sentiment de l'urgence à faire les choses sans attendre. Mais...jusqu'à quel point?

Alors oui l'ACID, les cinéastes qui la composent et l'équipe qui l'anime, s'est fixé cet objectif : œuvrer pour la rencontre du cinéma indépendant et des spectateurs, partout sur le territoire et à l'international. Riche des 2900 séances que nous impulsons chaque année, nous savons le goût des spectateurs pour un cinéma différent et la nécessité de préserver le lien, l'échange entre créateurs et citoyens.

En cette rentrée, nous serons encore là auprès des publics les plus divers, dans des missions de service public et d'intérêt général.

Dans notre souci permanent d'éducation à l'image et de croisement des publics, la plupart des programmations seront accompagnées de rencontres avec les cinéastes mais aussi de masterclass et concert.

En Ile-de-France, une centaine de lycéens vont assister aux projections et rencontres au Louxor à Paris. Afin d'inscrire le cinéma contemporain dans l'histoire du cinéma, ces mêmes élèves visionneront au Reflet Médicis, 2 jours auparavant, plusieurs films du « patrimoine ACID » choisis en concertation avec leurs professeurs et faisant chacun l'objet d'une rencontre : Au bord du monde de Claus Drexel, Dans ma tête un rond-point de Hassen Fehrani, Jeanne et le garçon formidable de Olivier Ducastel et Jacques Martineau et Le dernier des fous de Laurent Achard.

Enfin, réjouissons-nous de la célébration commune des 25 ans de l'ACID et de l'association MaCaO par une reprise cannoise exceptionnelle dans 10 villes de Normandie.


Nous vous attendons toujours plus nombreux pour nous accompagner !

Cinéastes de l'ACID


ACID

Publié le vendredi 01 septembre 2017
Mis à jour le mercredi 20 septembre 2017

L'ACID s'engage

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