à propos de Avant la fin de l'été


Cecile

Spectatrice

Je n'ai pas l'habitude de m'exprimer sur les films que je vois, même quand je les aime et que j'aurais envie d'inciter d'autres gens à les découvrir. Mais là, voilà, je le fais ! Ce film indépendant, premier long métrage en salle de sa jeune réalisatrice, sans acteurs connus, au synopsis qui tient dans une poche de chemisette, est dans le système de production et de diffusion qui est le nôtre, fragile. Il se peut hélas qu'il ne reste pas assez longtemps sur les écrans, et sur pas assez d'écrans, alors même qu'il mérite d'être vu, que les gens méritent de le voir. CE FILM EST BEAU ET SINGULIER. Ce qui est largement suffisant pour prendre le risque d'aller le voir, qu'on l'aime ensuite autant ou moins, si ce n'est pas plus encore, que moi. NE LE MANQUEZ PAS ! :- Je l'ai vu il y a trois jours, et il infuse encore en moi (ses personnages, sa grâce, sa délicatesse, son humour, sa bienveillance et sa douceur, des scènes ou des images, des paroles ou des gestes, des instants), en filigrane, comme seuls le font les très bons films, qui touchent, aux strates multiples, denses malgré ou grâce à leur sobriété et leur apparente simplicité. C'est un film léger et grave, quotidien et existentiel, tout en délicatesse, par petites touches. On est étonné, curieux et séduit par la singularité de ces trois hommes, de l'affection qui les lie, des liens ténus et sincères qu'ils nouent avec les jeunes femmes qu'ils croisent, et c'est une part de l'originalité et de la forme d'exotisme de ce film. Et à la fois ce que les personnages éprouvent et vivent – émotions, doutes, maladresses, espérances, amitié, sensations physiques de l'été, de ses lumières et de ses sons, l'eau, le camping, le choix d'un tee-shirt, la vacance, la route – résonne avec notre propre vécu, ressemble à celui de tous. Rozier, Cavalier (celui du Plein de super, par exemple), cela a été dit plusieurs fois. Et oui, j'y ai pensé moi aussi d'emblée. Ce qui se pose là, comme références, pour qui les aime énormément (c'est mon cas). Mais ces éclats de ressemblance, par l'esprit et par la forme, n'étouffent ni ne masquent les forces vives que ce film contemporain a en propre, et qui en font le sel et le miel. Lorsque j'ai vu le film, j'ignorais que son « réalisateur » était une jeune femme. Et j'ai été vraiment étonnée et admirative de la maturité et de la finesse de son regard sur ces trois hommes/personnages, comme de la maturité et de l'élégance de son cinéma.

Cecile

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Spectatrice


Publié le mardi 17 octobre 2017
Mis à jour le jeudi 09 novembre 2017

Paroles de spectateurs

Avant la fin de l'été

Un film de Maryam Goormaghtigh

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