Chronique d'un siège

Un film de Samir Abdallah

Chronique d'un siège

Un film de Samir Abdallah

France - 2002 - 54 min

Le 31 mars 2002, le cinéaste Samir Addallah a rejoint le QG de Yasser Arafat assiégé par l'armée israélienne. Il est entré à la Moqata avec une mission civile pour la protection du peuple palestinien et pensait, comme la plupart de ses compagnons, n'y faire qu'un court séjour de quelques heures. Mais il y est resté plus d'un mois, jusqu'à la levée du siège, partageant avec la garde rapprochée du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, 200 de ses fidèles et les membres de la mission civile, des conditions de vie précaires, le manque de nourriture, d'électricité, la tension des explosions, des intimidations d'un face à face militaire et psychologique inégal.

Avec :
Itvan Kébadian , Vincent Dieutre , Jorg Neitzert , Walter Müller et Hubert Geiger


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À propos de Chronique d'un siège

Chronique d'un siège, de Samir Abdallah, raconte plusieurs jours de l'encerclement du Q.G de Yasser Arafat par les chars Israéliens, pendant l'année 2002. Angoisse devant un possible assaut des chars ennemis, mais aussi tracasseries diverses liées aux problèmes matériels (manque d'eau, de nourriture, etc.), forment la matière de ce documentaire poignant. Plus qu'un film sur un épisode dramatique de l'histoire récente du Proche-Orient, Chronique d'un siège est une parabole sur l'absurdité de la guerre, un document qui nous montre non sans humour la folie des hommes. En témoignent des scènes comme celle où un jeune garde Palestinien assiste, impuissant, à la destruction de sa voiture par un blindé israélien, pour ensuite jeter les clefs du véhicule, ou encore cette discussion amicale filmée à l'arrachée entre un soldat Palestinien et un milicien Israélien que tout semble finalement réunir. C'est une des particularités du film, que de se constituer à partir de véritables moments de cinéma, de vrais personnages plutôt que d'utiliser le réel pour simplement illustrer une pensée politique. En évitant les effets de propagande facile, en nous montrant chaque personnage comme participant d'une immense et même « pièce de théâtre », le réalisateur finit par nous questionner. De quel côté sommes-nous ? Quel rôle aurions-nous joué dans pareille tragédie ? Quand s'achève le film, avec la levée du siège, toutes ces questions qui nous ont traversés continuent de nous hanter, et c'est en acteurs, et non en simples spectateurs, que nous regagnons la vie.

François Lunel

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