Je suis de Titov Veles

Un film de Téona Mitevska

Je suis de Titov Veles

Un film de Téona Mitevska

France, Macédoine, Belgique, Slovénie - 2007 - 107 min

A Titov Veles, il reste l'usine qui ronge ses habitants, et la maison des trois sœurs : Sapho, Slavica et Afrodita. Que se passe-t-il quand celles qui étaient toute votre vie décident à leur tour de partir ?


In Titov Veles are left the manufacture that eats up its inhabitants and the house of the three sisters: Sapho, Slavica and Afrodita. What happens when these women, who were your entire life, decide it's their turn to leave ?

Avec :
Labina Mitevska , Ana Kotovska et Nikolina Kujaca

Sorti le 25 mars 2009

À propos de Je suis de Titov Veles

Il y a plusieurs manières de fuir une ville empoisonnée par les rejets toxiques de ses aciéries. Sapho est prête à tout pour obtenir un visa pour la Grèce, Slavica se drogue à la méthadone, Aphrodite rêve. Ses sœurs rêvent leur vie, Aphrodite vit dans ses rêves. Tandis que Sapho et Slavica donnent leurs corps comme monnaie d'échange pour une vie meilleure, Aphrodite, ange muet tombé sur terre, oppose son silence aux discours absurdes, son innocence à la trivialité. Elle est un repoussoir à la bassesse des autres, ils ne le supportent pas. Elle doit s'humilier elle aussi, ramper et renoncer à ses rêves d'amour et à son désir maternel. Elle fait table rase et détruit la dernière chose qui la relie au passé. Elle parle enfin, elle raconte une histoire de requin. Comme la Yougoslavie, macédoine de régions, d'identités, de religions, l'Aphrodite de Veles n'aura pas d'enfant. Elle est la Vénus de Tito, une belle utopie qui n'existe plus aujourd'hui que dans les rêves.

Joël Brisse

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de Je suis de Titov Veles

Teona Mitevska réussit à nous faire partager l'histoire intime de trois sœurs. Trois jeunes femmes qui se débattent dans un présent meurtri, empreint de l'ombre de Tito et aveuglé par un futur incertain. Face à elles, symbole de la puissance et du paradoxe des temps,  majestueuse et décadente se dresse l'Usine, incroyable personnage nourricier et meurtrier. 

Le travail sur les couleurs, la composition des plans et la rigueur des cadres confèrent au film une incroyable force cinématographique. Sans rien sacrifier au sens, la réalisatrice ne craint pas de laisser jaillir la beauté à l'écran. Cette impensable beauté et la présence des rêves qui vient enrichir la narration donnent au film une dimension poétique remarquable.

Christophe Duthoit

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Programmateur


Le Jeanne Moreau Clamart
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