LA COLLINE

Un film de Denis Gheerbrant et Lina Tsrimova

LA COLLINE

Un film de Denis Gheerbrant et Lina Tsrimova

France, Belgique - 2022 - 77 min

Une colline au Kirghizistan parcourue par des hommes, des femmes, quelques enfants. Des fumées, des oiseaux, une déchetterie comme un Léviathan. Parmi eux, un ancien soldat, une mère éplorée, des jeunes privés d’avenir, font face à leur destin.


A hill in Kyrgyzstan inhabited by men, women, some children. Smoke, birds, a waste dump like a Leviathan. Among them, a traumatized former soldier, a grieving mother, young people deprived of a future, living and facing their destiny.



À PROPOS DE LA COLLINE

Au bout de la chaîne de valeur du capitalisme, il y a le symbole ultime de la consommation globalisée : l'ordure. Au milieu de l'ordure, il y a des travailleurs, rouages ultimes, eux-aussi, du processus d'exploitation. Leurs corps sont usés, leurs vêtements salis par les déchets qu'ils récupèrent, pour survivre, au milieu des gaz toxiques et des flammes. 


C'est parmi eux, au Kirghizistan, dans un pays à la périphérie de l'économie mondialisée, dans une décharge géante – marge et envers du système – que les deux cinéastes ont fait le voyage, comme jadis Dante parmi les damnés, jusqu'au dernier cercle de l'enfer, pour porter témoignage. Leur cinéma est généreux comme un acte de partage. Il est attentif aux corps, aux gestes, aux visages. Prendre le temps de regarder, d'écouter. Leur caméra accueille, révèle la beauté tragique de ces femmes et de ces hommes.  


C'est un cinéma du respect, dont la force plastique, la sobre puissance des plans, le rythme épuré, sont au service de la rencontre et de la fraternité. C'est un cinéma politique, qui, sans discours en surplomb ni rhétorique, dit l'inacceptable. En faisant de l'humain la mesure de toute valeur.


At the very end of the value chain of capitalism, we find the absolute symbol of globalized consumption: waste. In the middle of all this waste there are workers, and these people are the last cog in the capitalist exploitative system. Their bodies are worn out, their clothes soiled by the garbage they pick up, in order to survive, in the middle of flames and toxic gas. 


It is among these people, in a huge waste disposal site situated in Kirghizistan, a country at the periphery of globalized economy, that the two filmmakers decided to travel to and testify of what they saw, just like Dante once did when he went to the last circle of Hell to be among the damned. Their cinema is generous, it is an act of sharing. It is attentive to the bodies, the gestures, the faces. It takes the time needed to watch and listen. The camera captures and reveals the tragic beauty of these men and women. 


It is a cinema of respect. Its plastic force, the sober power of its shots, its sleek rhythm : everything is at the service of the encounter with the other and of fraternity. It is a political cinema which, without using any rhetorical or dominating discourse, shows us the unacceptable. And it does so by asserting that human life is the most important value of all.

Corto Vaclav

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Cinéaste


Reza Serkanian

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Cinéaste


Mathieu Lis

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Cinéaste


Emmanuelle Millet

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Cinéaste


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