Noble Art

Un film de Pascal Deux

Noble Art

Un film de Pascal Deux

France - 2001 - 80 min

Ancien champion du Monde de boxe, Fabrice Bénichou décide de remonter sur les rings. Le besoin d'argent, et surtout le désir de retrouver une gloire évanouie, le poussent à tenter ce come-back. Mais au fil des étapes le menant au championnat d'Europe, se révèle un homme en proie à ses doutes et ses contradictions.

Avec :
Fabrice Bénichou , Jean Molina , Michel Chemin et Michel Pisaneschi

Sorti le 01 septembre 2004

À propos de Noble art

Le film de Pascal Deux touche par sa sincérité et son émotion. Son film parle de la vie, la vraie. Celle qui nous donne des coups parfois dont-on a dû mal à se relever. Celle qui peut nous mettre K.O. sur un seul coup. La vie est un long combat qui se gagne jour après jour, et ce n'est pas Fabrice Bénichou, le protagoniste du film, qui pourrait me contredire. J'irais jusqu'à dire que Noble Art est un film initiatique, en ce sens où il nous montre un homme qui repart de zéro pour aller là où il se trouvait quelque temps auparavant. Quelle leçon de courage et d'humilité ! Eh oui, la vie est un perpétuel recommencement. Rien n'est jamais acquis. On est touché par l'humanité, la franchise et l'innocence de Fabrice Bénichou qu'on suit avec respect et compassion. Comme il dit : « j'ai pris des coups au sens propre comme au sens figuré, mais c'est au sens figuré que j'ai pris les plus grosses claques ». Il parle comme quelqu'un qui aurait perdu quelque chose en route. Ce petit quelque chose qui le faisait avancer et qu'on appelle : Naïveté ou Innocence. Mais Fabrice Bénichou doit s'entraîner dur, très dur, s'il veut gagner sa vie et reconquérir le titre mondial. Une longue marche où chaque mètre est gagné au prix d'un terrible effort de motivation et de conditionnement. Subrepticement, les combats sur les rings se transforment en une prise de conscience. Conscience qu'il n'a plus envie de se battre. Une crise existentielle pointe à l'horizon. Il y a dans le regard du lion comme une étoile qui meurt. Mais comme dans toute histoire initiatique, le but n'est pas une fin en soi. Ce qui compte c'est le chemin. Et si Fabrice Bénichou n'a pas atteint son but, en revanche le chemin a été très riche d'enseignement. En tout cas, il l'a été pour moi. Comme on dit : Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. Pascal Deux a fait plus qu'un film sur la boxe, il a fait un film sur la Vie. Et ça, c'est beau, c'est Noble et c'est de l'Art.

Djamel Ouahab

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