Swandown

Un film de Andrew Kötting

Swandown

Un film de Andrew Kötting

Royaume-Uni - 2013 - 94 min

Swandown relate l’équipée humoristique de deux Anglais parcourant pendant 4 semaines plus de 230 km sur un pédalo en forme de cygne. En route, ils font la connaissance de riverains du canal et prêtent une oreille attentive aux échos ambiants de la culture historique, littéraire et politique britannique.

Swandown is a travelogue and an odyssey – as two men and a plastic swan travel the waterways of South-East England. They met all sorts en route, from the hoi polloi to the hoity toity, from the very old to the very young, with the pedalo acting as catalyst and magnet.

Avec :
Andrew Kötting , Iain Sinclair , Stewart Lee et Alan Moore

Sorti le 04 décembre 2013

À propos de Swandown

« Les chemins les plus courts ne sont pas toujours des lignes droites » semble murmurer le cinéaste Andrew Kötting à l'oreille de son cygne en plastique. De l'absurde, il n'en a que faire d'autant plus lorsqu'il s'agit de chevaucher Édith, un pédalo portant fièrement la tête de l'oiseau susnommé, pour mieux remonter à contre-courant les eaux de Sa Gracieuse Majesté. Créateur d'équipage, il invite l'écrivain Iain Sinclair à venir partager son jardin. Le conte philosophique peut alors commencer. 

La mer comme point de départ semble houleuse mais l'oiseau n'est pas prêt de jouer son chant avant d'atteindre son but, Londres, capitale olympique. Mais l'exploit n'a ici pas d'autre chute que son exaltation des bras d'eau morts et boueux sur lesquels navigue notre vaisseau pirate. Les confluences s'épanouissent dans ces tracés à travers les mots de quelques « êtres ordinaires », l'humour de l'équipage, la présence d'une nature magnifiée et les résurgences d'Histoire. « Les dérives engendrent les collisions » et le voyage ouvre ses courbures en épousant les ailes du cygne.

L'étrange attelage crée en pédalant un pèlerinage mythologique et onirique tout en préférant dans cette odyssée contemporaine la beauté des chemins de traverse buissonniers et poétiques aux exploits d'olympiades ostentatoires. Andrew Kötting se transforme ainsi en « radio de chair » captant les sons du monde dans sa recherche de cygnes noirs… rouges ou verts comme ultimes preuves de nos vérités. Sa monture pourra alors peut-être s'envoler.

Guillaume Giovanetti

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Cinéaste


Jean-Baptiste Germain

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de Swandown

Andrew Kötting pratique un cinéma généreux, patient, qui se nourrit de l'Autre.

C'est une invitation au voyage qu'il nous offre avec « Swandown », une plongée poétique et humoristique dans l'Histoire et la Culture anglaise, la découverte d'un territoire au fil de l'eau et des rencontres d'amis ou d'inconnus.

Avec son complice Iain Sinclair, écrivain, ils partent tous deux dans une aventure que l'on pourrait prendre au début pour un canular tant elle semble farfelue et cocasse : rallier Londres en pédalo depuis Hasting par la mer puis la rivière ! Au total 230 kms, une véritable prouesse à l'heure où Londres s'apprête à accueillir les célèbres Jeux Olympiques… !

Le ton est donné, d'emblée : en choisissant de voyager sur un cygne, symbole du messager de l'Autre-Monde dans la culture celtique, de la lumière, de l'amour et du courage dans la mythologie grecque, c'est donc à une formidable épopée à laquelle le spectateur est convié !

« Swandown » ne ressemble à aucun autre film. Sa forme, entre le documentaire et la performance artistique, présente une approche totalement atypique. Il s'agit ici davantage de captation et d'immersion dans une ambiance sonore et visuelle, celle de l'Angleterre d'aujourd'hui.

Alors, si vous aimez l'aventure avec un grand « A », la fantaisie et l'humour « so british » mais aussi, bien-sûr, le pédalo, courez voir « Swandown », il vous ravira à coup-sûr !

Sonia Brun de Gea

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Programmatrice


Le Cyrano Montgeron
Paroles de programmateurs

À propos de Swandown

Oserai-je ? Voilà un OFNI dans le paysage cinématographique actuel. Ce film est un enchantement !

Imaginez 2 copains qui par un petit matin humide et brumeux, très britannique, « barbotent » sur la plan d'eau d'Hastings (ni vu, ni connu) un pédalo en forme de cygne. 

L'un est britannique, rôle tenu par le réalisateur, l'autre américain et écrivain. Le premier, digne descendant de Don quichotte envisage de boycotter à sa façon les JO de Londres en pleine préparation. N'est ce pas d'Hastings, en l'an de grâce 1066 que le duc Guillaume le Conquérant partit à la conquête de Londres !

Et les voila pédalant contre vents et marées avec pour objectif (excusez du peu !) de rallier Londres par voie navigable ou presque…soit plus de 120 miles. 

L'affaire serait bien trop simple s'ils n'imaginaient pas de tester leur frêle esquif en le mettant à l'eau en bord de mer…et de remonter la côte jusqu'à l'estuaire d'une rivière plus paisible…après avoir baptisé leur pédalo (costard et champ' de rigueur), comme tout navire qui se respecte, du doux nom d'Edith.

Voila pour le thème. 

Et très rapidement ces deux « zozos » vont nous entrainer dans une diva(navi)gation ou l'humour, la poésie, la beauté des paysages anglais (personnage à part entière) vus à ras de canaux sont omniprésents. Ils causent, un peu, beaucoup, de littérature et d'autres choses de la vie, convoquent Dickens et Virginia Woolf, rencontrent les riverains pécheurs et employés d'écluse et invitent des écrivains locaux à déclamer dans leur « navire ». Tout cela est magnifié par des prises de vue en levers et couchers de soleil de toute beauté et une bande son uniquement constituée des bruits environnants qu'a su à merveille nous restituer le preneur de son attitré d'Andrew Kötting.

N'en doutez pas ! Après 5 semaines de navigation bien arrosées au propre et au figuré (et ils pédalaient, pédalaient !) ils touchent au but et viennent narguer les autorités chargés de veiller au site des JO...

Guy Mafféis

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spectateur ACID


Paroles de spectateurs

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