À PROPOS DE KYUKA - AVANT LA FIN DE L'ÉTÉ

Lucas
Simoni

Programmateur

L'attente et la promesse d'une rencontre. Dès le titre Kyuka – et son sous-titre, avant la fin de l'été – nous propose une joyeuse temporalité de vacances. Les roulis bleus et doux des images vidéo qui irisent l'écran annoncent le va et vient de la mer Méditerranée qui sera le décor du film. Le jour se lève, le cadre s'ouvre et la bande son inscrit le tout dans une atmosphère de voyage existentiel. Cette fausse solennité est immédiatement rompue par des savoureux échanges entre les jumeaux Konstantinos et Elsa. Ce sera la beauté du film que de risquer et démultiplier les inventions formelles pour mieux nous rapprocher des émotions intimes qui se tissent entre ses personnages.

Comme les îles de l'archipel grec que la famille parcourt, le montage se fait écho de ces ruptures de ton. Tantôt ilots, tantôt vaisseaux, les personnages eux-mêmes semblent être des îles en attente de d'être visitées. Au gré du parcours et des rencontres – on pourrait dire des retrouvailles - l'air, la chaleur, le éléments naturels deviennent de plus en plus sensibles comme si les différents régimes d'images leur rendraient leur matérialité.    

Conte solaire, intime et sensible Kyuka vogue avec intelligence, abordant des sujets graves – ici la masculinité toxique, là-bas les blessures familiales qui nous constituent – avec une légèreté gaie non dénuée de mélancolie.

Lucas Simoni

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Programmateur


Publié le jeudi 06 mars 2025

Paroles de programmateurs

KYUKA - AVANT LA FIN DE L'ÉTÉ

Un film de Kostis Charamountanis
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