Dès les premières images, une vibration : un homme dans l'obscurité souterraine, un chantier, le feu, les flammes, le vacarme. Puis l'inextricable désert, là d'où vient Ciro.
C'est un film qui se propulse lentement, pour nous faire circuler dans un désert saillant et peuplé des morts où la rugosité de la nature, celle qui strie aussi les visages, se manifeste sans cesse.
Par des images saisissantes, le réalisateur dévoile un monde où les anciennes légendes se transmettent et influencent les personnages — car la couleuvre noire est partout, même dans le désert, lorsque père et fils semblent hypnotisés par le sifflement du passé.
Avec la magie du réel, Aurélien Vernhes-Lermusiaux signe aussi un film sur la famille, les origines et le destin. Tourné avec épure et intensité, porté par la musique des Tindersticks.
Un film qui se passe de mots, et qui, par la puissance de ses images, interroge les contrastes de notre époque.
- Camila Beltrán et Jan Gassmann, cinéastes de l'ACID
From the first images, a vibration: a man in underground darkness, a construction site, fire, flames, racket. Then, the inextricable desert, where Ciro comes from.
The film's slow launch takes us through a salient desert populated by the dead, where we keep witnessing the roughness of nature, which leaves its mark on the protagonists' faces. Crafting striking images, the director reveals a world where ancient legends are passed down and influence the characters - because the black snake is everywhere, even in the desert, when father and son seem hypnotized by the whistling of the past.
Working with the magic of reality, Aurélien Vernhes-Lermusiaux crafts a film about family, origins and fate. Shot with purity and intensity, elevated by Tindersticks's score, The Black Snake doesn't need words, and, through the power of its images, questions the contrasts of our times.
Publié le mardi 06 mai 2025