À propos de La Mer et ses vagues

Maëlig
Cozic-Sova

Manivel, Redon

« Même quand tout semble cadenassé et que toutes les portes se ferment, il y a toujours un moyen de s'en sortir. Parce qu'il y a toujours des failles, des erreurs, des hasards. » Tels sont les encouragements de Haifa à Najwa et Mansour qui cherchent à fuir, à travers la nuit, le Liban pour l'Europe.  


Liana & Renaud les reprennent à leur compte pour leur premier long-métrage. Que reste-t-il pour dire le Liban que les failles, les erreurs et le hasard ? Alors Beyrouth devient le lieu des temps fracturés et des ruptures – de la foule au silence, de l'abattement à la danse, du conte au trivial, du chaos des rues à l'impeccable « art gallery ».  

 

La ville est hantée par deux grandes figures, l'une sans espoir (elle en vend) la gouailleuse marchande de loto – quitte à tout perdre. L'autre, le gardien du phare, gardien de la légende de la Fille Borgne aussi, humble réparateur qui fera s'éteindre la moitié de la ville pour remettre son phare en fonctionnement.  


C'est autour de son phare que la géographie du film s'organise. La lumière, dans ses inflexions nocturnes, module le récit, entre le point et la nappe, le rayon et les nimbes, jusqu'à ce que le phare sépare le clair du sombre. Roger Assaf, qui joue le gardien du phare, disait lors de la projection cannoise de l'ACID : « ce n'est pas la nuit, mais il n'y a pas de soleil. » 

Maëlig Cozic-Sova

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Manivel, Redon


Publié le mercredi 18 décembre 2024

Paroles de programmateurs

LA MER ET SES VAGUES

Un film de Liana & Renaud
A PROPOS DU FILM

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