Noémie
Dumas
Pour Namir Abdel Messeeh, le cinéma c'est la vie ! Filmeur compulsif, il n'a de cesse de film en film de se raconter et de raconter les siens en tentant un tour de passe-passe : les maintenir en vie grâce à sa caméra. Et croyez-le ou non, vous, spectateurs de La Vie après Siham, allez devenir les témoins de ce doux miracle.
En faisant appel à des extraits de grandes fictions égyptiennes et notamment au cinéma de Youssef Chahine - qu'il n'est cependant pas nécessaire de connaître pour se laisser charmer - le cinéaste d'aujourd'hui bricole avec les images d'hier, les siennes et celles des autres, un film qui nous rappelle, nous spectateurs, nos histoires et nos proches.
Le cinéma de Namir Abdel Messeeh nous invite à rejouer la réalité comme pour la déjouer et tenter d'annuler la perte. Tentative désespérée certes, mais acte puissant et conscient de transmission. Un film tendre, souvent drôle, qui nous promène entre fiction et documentaire en nous rappelant que oui, le cinéma c'est encore et toujours de la vie !
Noémie Dumas
Publié le mercredi 07 janvier 2026