A propos de Rêves de jeunesse

Antoine
Glémain

Programmateur

J'avais beaucoup aimé le premier long-métrage d'Alain Raoust, La Cage, qui – dans une veine plus poétique que politique – suivait la trajectoire d'une jeune femme (interprétée par Caroline Ducey). Criminelle tout juste sortie de prison, elle cherchait à établir un lien avec le père de sa victime et à reconquérir une vie qui ne soit pas simple adaptation au prétendu « ordre social ». Près de vingt ans plus tard, j'ai retrouvé avec plaisir ce cinéaste rare, à la sensibilité toujours à vif. Les portraits de jeunes – et moins jeunes – gens qu'il nous propose semblent au départ rester disjoints et flirter avec les clichés : la vedette de télé-réalité, le cycliste dépressif, la symbolique de la déchetterie. Mais tout se met en place peu à peu, d'une manière inattendue, autour d'une belle figure d'absent, celle de Mathis. Il aimante les autres personnages, non pas marginaux comme il apparaîtrait à un regard superficiel, mais infiniment rebelles, traversés par le désir irrépressible d'une autre vie commune que celle qui leur est assignée par la société.

Comme le disait en son temps un autre poète, Allen Ginsberg : « Ressaisissez-vous, changez votre attitude, trouvez votre communauté, soyez plus attentifs à vos amis, à votre travail, à votre art et faites quelque chose pour votre propre éternité. »

Antoine Glémain

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Programmateur


Le Vox

Publié le lundi 22 juillet 2019
Mis à jour le lundi 22 juillet 2019

Paroles de programmateurs

Rêves de jeunesse

Un film de Alain Raoust

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