CINÉMA FRANÇAIS : DE QUELLE RENTABILITÉ PARLE-T-ON ?

Julien
Gester

C'est un marronnier hivernal, dont sont friandes toutes ces colonnes qui traitent de la production artistique par le seul prisme du tiroir-caisse, et dont on pourrait ainsi espérer plus d'acuité en matière de commentaire comptable : l'examen de rentabilité des films français, palpée à la seule aune du rapport entre leur budget et leur résultat en salles. L'antenne Business de BFM TV a par exemple pu se faire pendant quelques années une spécialité d'épingler en fin d'exercice une production dont seuls quelques titres atteindraient l'équilibre financier, sur foi d'une arithmétique et d'une lecture maison non seulement contestables mais fondées sur une méthode de calcul aberrante, laquelle néglige (sciemment ?) la diversité des modèles de financement pour mieux conclure à l'économie totalement déficitaire. Avec pour horizon vaguement implicite l'idée que, pour s'adresser seulement à un public trop minoritaire, l'écrasante majorité des films seraient inaptes à subsister face à la sévère mais juste loi du marché, si elle n'était aussi perfusée que le peloton du tour de France 1998 – et ce, bien entendu, à pleines seringues d'argent public, c'est-à-dire «avec nos impôts», devra s'empresser de traduire le lecteur ulcéré.

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Par Julien Gester - Chef de service Culture

Julien Gester


Publié le mercredi 06 mars 2019
Mis à jour le mercredi 06 mars 2019

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