À propos de Stalingrad Lovers

Jean-Baptiste
Germain

Cinéaste

« Honorer un ami, c'est honorer ses dettes ». Le chemin qui mène à l'enfer est pavé de bonnes intentions. L'espace est ici un cimetière vivant où les morts fréquentent les morts. Le cœur de ce purgatoire est irrigué du sang de la drogue et ses habitants portent les stigmates de leurs maux. L'humain est un être hybride, mi-fiction mi-réalité, à la chair rongée et au timbre abyssal. Dans cette jungle hantée, il déploie ses propres règles de survie. Isaïe a son prophète, il s'appelle Medhi. Celui-ci lui a laissé du fin fond de son overdose son corps à enterrer et un héritage de commandements se posant au milieu des tombes anonymes, des squats perdus, des no man's land urbains, comme autant de jalons d'une marche à suivre. Isaïe le sait. Son chemin de rédemption en dépend. Pour cela, il devra franchir le Styx, passer au travers des cris des morts et des couloirs obscurs pour honorer ses dettes et délivrer l'esprit errant de son vieux pote Medhi. « Si on enterrait tous les morts à Touba, l'enfer n'aurait point d'habitants ». Isaïe veut trouver la lumière, couper court aux cycles d'un éternel recommencement pour mieux vaincre cette fictionnalisation de la drogue. Un arbre tordu peut-il alors se redresser ? 

Jean-Baptiste Germain

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Cinéaste


Publié le mardi 12 septembre 2017
Mis à jour le mardi 14 novembre 2017

Paroles de cinéastes

Stalingrad Lovers

Un film de Fleur Albert

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