À propos de Adieu pays

Oriol
Canals

Cinéaste

Une tempête dévaste un petit village, mais pas suffisamment pour qu'il soit indemnisé par l'Etat. Un homme est mort, le patron d'une petite usine de scierie. L'histoire se resserre autour de ses deux fils qui décident de reprendre le flambeau. Pourtant l'un deux, Vincent, n'a pas encore véritablement trouvé sa place. Le deuil lui fait prendre conscience qu'il n'a rien fait de sa vie. Il aime une femme qui a déjà fait la sienne, il vit encore chez sa mère, il a laissé son grand frère prendre la tête de la société familiale. Il se met à courir, il aimerait avancer, sortir de l'inertie des montagnes gigantesques qui l'entourent et qui l'étouffent. Arrive alors un deuxième ouragan. Non pas venu du ciel mais plutôt en voiture. Une jeune fille au caractère orageux. C'est le coup de foudre. L'amour succède au deuil et sème la zizanie dans tout le village. La jeune fille n'est autre que la fille de l'ennemi juré de la famille de Vincent. Elle revient quelques semaines au pays afin de gagner l'argent nécessaire pour financer son départ pour le Canada. Elle propose naïvement à Vincent de la suivre. Vincent saute sur l'occasion et annonce son départ…ce qui provoque la guerre avec son frère et finalement ce départ annoncé commence à faire tomber les masques. Le sujet du film c'est le lien. Le lien des personnages entre eux, avec leur pays, leur village. Vincent, lorsqu'il perd son père, prend conscience alors que les liens qui le relient au monde ressemblent plutôt à des chaînes et qu'il n'a pas la force de se libérer. Une fois qu'il trouve l'énergie, sous forme d'amour, pour tenter de s'extraire de la terre dans laquelle il suffoque, il lui faudra affronter presque la mort pour se déraciner de cette nature dans laquelle il est né et où il était condamné à vivre. La caméra du réalisateur filme les personnages avec humilité, il n'y a ni bon ni méchant, simplement des êtres qui essaient d'exister au milieu d'une nature qui a pris le dessus, dans un village rythmé par ce qui se passe dans le ciel. Une histoire simple, jolie comme un conte de fée qui nous rappelle que l'on va au cinéma pour voir des belles histoires.

Oriol Canals

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Cinéaste


Publié le jeudi 14 septembre 2017

Paroles de cinéastes

Adieu pays

Un film de Philippe Ramos
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