À propos des Portes fermées

Jean-Henri
Roger

Cinéaste

Les yeux ouverts. Un des grands plaisirs de ce film est la certitude de comprendre quelque chose qui pour nous est un point obscur. Pourquoi un jeune homme choisit le pire : l'intégrisme ? Le pire qui le mène à la transgression absolue, le meurtre de la mère. La force du film, c'est de nous donner à voir la situation sociale en Egypte, non pas d'une manière didactique, mais à travers des personnages. Et quel personnage : un adolescent face à deux femmes, des femmes seules, indépendantes, magnifiques, rendant sensible, lisible par toutes les réalités de l'intégrisme.


_ Jamais Les Portes fermées n'est simplificateur ; le personnage de Mohamed est complexe, il traverse toutes les expériences d'un jeune homme vivant dans une grande Métropole du tiers-monde. Quand les Événements le pousseront vers l'intégrisme, alors seulement là, il avance vers la seule issue possible : la mort. Il y a dans les Portes fermées des moments de cinéma jubilatoires, je pense à la découverte guidée par le personnage du lycée. Comme il y a une force narrative incroyable qui arrive à faire rentrer sur cette terrasse, où sont les deux petits appartements des deux femmes, l'ensemble de la réalité du dehors. Réalité incarnée par des personnages qui eux sont universels ; il y a du Rossellini chez Atef Hetata.

Jean-Henri Roger

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Cinéaste


Publié le vendredi 15 septembre 2017
Mis à jour le jeudi 16 novembre 2017

Paroles de cinéastes

Les Portes fermées

Un film de Atef Hetata

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