ENTRONCAMENTO

Un film de Pedro Cabeleira

ENTRONCAMENTO

Un film de Pedro Cabeleira

Portugal, France - 2025 - 131 min

English Title : Night Passengers

Fuyant un passé trouble, Laura se réfugie à Entroncamento pour reconstruire sa vie et se lie à une jeunesse désabusée pas si différente d’elle. Elle est très vite embarquée dans les dynamiques du quartier, entre injustices sociales, racisme et règlements de compte. Comment parviendra-t-elle à se faire une place en tant que femme, dans les rues où règne la violence et où chacun se bat pour une vie meilleure ?

In the town of Entroncamento, violence, misfortune, greed, and loyalty rule the streets. Laura arrives there to rebuild her life, but the irresistible pull of quick money and crime immediately draws her back into a troubled past. For those she meets at this crossroads, every day presents the choice between who they were and who they might become.

Avec
Ana Vilaça, Cleo Diára, Rafael Morais, Tiago Costa, Sérgio Coragem, André Simões, Henrique Barbosa

SORTIE NATIONALE

10 juin 2026

Sortie à venir

À PROPOS DE ENTRONCAMENTO

Entroncamento est un film de gangsters mais pas comme les autres. Il prend tous les codes du genre — les armes, les deals, les petites trahisons — et les retourne doucement, sans glorifier, sans jamais forcer. Ici pas de héros, pas de surhommes, juste des paumé·es qui galèrent pour s'en sortir, enchaînent les mauvais plans et les silences trop longs. On croit connaître ces personnages, mais le film les regarde autrement : avec une vraie tendresse, presque pudique, comme s'il voulait les sauver juste à peine du cliché.

Ce qui touche, c'est justement ça : la manière dont le film joue avec les images attendues. Entroncamento avance lentement, s'attarde sur les regards, les gestes, les failles. Il fait le choix du détail, du moment suspendu, du banal qui devient beau, préfère les perdants aux puissants.

Et dans ce monde d'hommes fatigués par leurs jeux de pouvoir, ce sont les femmes qui ont la part belle : elles incarnent une autre voie, plus libre, plus lucide : peut-être la seule échappée.

- Lana Cheramy, Mona Convert, Idir Serghine et Nicolas Peduzzi, cinéastes de l'ACID


Entroncamento is a gangster film like no other. It uses all the codes of the genre - weapons, deals, vile betrayals - and spins them quietly, without glorifying nor forcing. Here, there won't be any heroes or supermen, just people adrift struggling to get by, with their lousy stints and silences that feel too long. We think we know these characters, but the film casts a different look on them: with a genuine, modest tenderness, as if it wanting to barely just save them from clichés.

What moves us is precisely the way in which the film plays with tropes. Entroncamento moves slowly, lingers on looks, gestures, flaws. It focuses on details and suspended moments, when the banal turns into beauty. The film focuses on depicting losers rather than the mighty. In this world of men worn out by their power plays, women have the lion's share: they represent another path, freer, clearer. The only way out, potentially.

Lana Cheramy

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Cinéaste


Mona Convert

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Cinéaste


Idir Serghine

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Cinéaste


Nicolas Peduzzi

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos d'ENTRONCAMENTO

Le jeune réalisateur portugais Pedro Cabeleira signe un long métrage ancré dans une petite ville populaire, Entroncamento, un carrefour où les espoirs et les désillusions de la jeunesse se télescopent. Dans cette ville, des lignes de chemin de fer, des routes s'y croisent, des vies s'y rencontrent, s'y réfugient.  

La mise en scène nous balade, souvent entre chien et loup, au grès des déplacements des personnages, toujours en mouvement. Peut-être parce qu'il ne faut pas s'y attarder trop longtemps à Entroncamento, au risque de tomber dans une forme d'impasse... Les personnages principaux marchent sur un fil. Entre travail honnête et occupations illégales, solidarité et violence.  

Ils cherchent à prendre un nouveau départ, ils veulent une vie meilleure. Loin de la carte postale, Pedro Cabeleira dépeint une société portugaise fragilisée par les discriminations. Tel un pied de nez à l'intolérance, il écrit trois beaux rôles aux femmes, aux personnes issues de l'immigration et aux gens du voyage. 

Isabelle Pedro


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