Je suis le peuple

Un film de Anna Roussillon

Je suis le peuple

Un film de Anna Roussillon

France - 2014 - 111 min

« La révolution ? T’as qu’à la regarder à la télé ! », lance Farraj à Anna quand les premières manifestations éclatent en Egypte en janvier 2011. Alors qu’un grand chant révolutionnaire s’élève de la place Tahrir, à 700km de là, au village de la Jezira, rien ne semble bouger. C’est par la lucarne de sa télévision que Farraj va suivre les bouleversements qui secouent son pays. Pendant trois ans, un dialogue complice se dessine entre la réalisatrice et ce paysan égyptien : lui, pioche sur l’épaule, elle, caméra à la main. Leurs échanges témoignent du ballottement des consciences et des espoirs de changement. Un voyage politique au long cours, profond mais aussi plein de promesses pour le peuple égyptien.

À propos de Je suis le peuple

« J'ignore l'impossible, je ne préfère rien à l'éternité, mon pays est ouvert comme le ciel, il embrasse l'ami et efface l'intrus. »


Je suis le peuple, chanson d'Oum Kalthoum



Je suis le peuple, d'Anna Roussillon est un grand film documentaire, de ceux qui nous accompagnent durablement, tant la sensation est forte d'avoir, le temps du film, fait de belles rencontres, inattendues, inoubliables. Il s'appelle Farraj ; avec lui c'est toute une famille que nous découvrons, ses voisins, ses amis. C'est un petit peuple, celui d'un village non loin de Louxor, à 700 km au sud du Caire. Anna Roussillon a rencontré Farraj en 2009 au détour d'un champ, ils sont devenus amis. Elle nous convie à cette amitié qu'elle met en scène avec un immense talent. En 2011 quand la révolution éclate en Egypte, elle décide de filmer loin de la place Tahrir, chez Farraj et les siens. Spectateurs de la chute du régime de Moubarak qu'ils suivent sur un vieux téléviseur, ces villageois sont aussi de vrais révolutionnaires. Anna Roussillon partage avec eux l'enthousiasme de ce vent de liberté, les espoirs de changement, et les doutes… loin de la capitale rien ne semble vraiment bouger. Mis en scène à hauteur d'hommes, le film se construit comme un huis clos à ciel ouvert, dans un village entouré de champs, isolé du tourment qui agite le Caire. Farraj et les siens y expérimentent la démocratie. À leurs côtés, avec lucidité, humour et générosité, la cinéaste nous offre une belle leçon de politique et d'humanité. 

Régis Sauder

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Cinéaste


Marianne Tardieu

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de Je suis le peuple

De la révolution égyptienne au cinéma, nous avions jusqu'alors plutôt des images de la place Tahrir, filmées dans l'urgence des événements. Anna Roussillon a choisi d'éloigner sa caméra de l'agitation cairote pour filmer des villageois. La révolution est vécue à travers la lucarne d'un téléviseur défraichi, le quotidien des champs et du labeur contraste avec l'euphorie et les grands espoirs nés de ces rassemblements. Ce film parle de la politique et de la façon dont elle travaille les esprits. Et nous assistons, fascinés, à la renaissance progressive d'une conscience citoyenne...

Sacha Marjanovic

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Coordinateur


Pôle Image Bourgogne-Franche-Comté Montbéliard
Paroles de programmateurs

"Je suis le peuple" intègre le dispositif Lycéens au cinéma en Alsace

Le documentaire JE SUIS LE PEUPLE d'Anna Roussillon, soutenu par l'ACID en 2015 et film d'ouverture de l'ACID Cannes 2015, rejoint le dispositif "Lycéens au cinéma" de la région Alsace !


> Plus de détails ici.

Anna Roussillon

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Cinéaste


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