La Vierge, les Coptes et moi

Un film de Namir Abdel Messeeh

La Vierge, les Coptes et moi

Un film de Namir Abdel Messeeh

France, Qatar, Égypte - 2012 - 85 min

Namir part en Egypte, son pays d'origine, faire un film sur les apparitions miraculeuses de la Vierge au sein de la communauté copte chrétienne. Très vite l'enquête lui sert de prétexte pour revoir sa famille, à la campagne ; et pour impliquer tout le village dans une rocambolesque mise en scène… Entre documentaire et autofiction, une formidable comédie sur les racines, les croyances… et le cinéma.

Namir is a French filmmaker of Egyptian origin. One day he watches a videotape of the Virgin Mary’s apparition in Egypt with his mother who, like millions of other Copts, sees the Virgin on the screen while he sees nothing. Skeptical, Namir travels back to Egypt, to make a film about the bizarre occurrence of these apparitions.

Sorti le 29 août 2012

À propos de La Vierge, les coptes et moi

La Vierge, les Coptes et moi ou les tribulations d'un cinéaste en Égypte à la recherche de son film et des apparitions de la Vierge Marie. Tour à tour documentaire, reportage, making of pour devenir pure fiction, le film s'amuse librement de tous les genres cinématographiques. Il réussit avec humour et autodérision à aborder des questions aussi délicates et intimes que le sentiment religieux et la foi. 

Le cinéaste s'invente un personnage de beautiful looser et voyage sans feuille de route dans le pays de ses origines. Guidé par l'idée fixe, quasi obsessionnelle de faire un film sur les chrétiens d'Égypte, il se frotte aux réticences de ses proches et surtout à celles de son producteur... 

Seul contre tous, le cinéaste ne lâche rien et ose tout. Flanqué d'une truculente mère copte qui vole à son secours, il se met en tête de convaincre tout un village de l'aider à mettre en scène une apparition de la Vierge.

Improbable et réjouissant, le film interroge, l'air de rien, le sacré, le pouvoir de l'image et de la représentation. Ode à la magie du cinéma, il nous renvoie à notre propre imaginaire et à notre besoin d'émerveillement... Le cinéma étant bel et bien une histoire de miracle et de moments de grâce.

Que ce soit vrai ou faux, qu'importe, puisque l'important c'est d'y croire.

Delphine Deloget

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Cinéaste


Armel Hostiou

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Cinéaste


Paroles de cinéastes

À propos de La Vierge, les coptes et moi

La mère, les cousins et l'exil 

Rouler une heure pour se rendre à une séance proposant le visionnement d'un documentaire franco- égyptien au titre obscur La Vierge, les Coptes et moi ? Vous n'y pensez pas ! Comme moi, laissez le dieu Seth dévorer vos préjugés et aprioris et courez voir ce petit bijou d'humanisme, de tolérance et d'humour. 

Sans avoir l'air d'y toucher, Namir Abdel Messeeh vous prend la main pour vous conduire sur de multiples chemins tortueux, poétiques et souriants menant à l'Egypte des oubliés. 

Au début, on croit le suivre sur la voie classique de la construction du film dans le film ; mais rapidement la réflexion nous interroge également et sans lourdeur sur la place de l'image dans le cinéma et dans l'univers mental des croyants.

 On cherche la Vierge et on trouve la maman du réalisateur envahissante mais chaleureuse : image -encore ! - de la déesse- mère protectrice des civilisations méditerranéennes. 

Namir interroge des témoins coptes et musulmans des apparitions de la mère de Jésus puis le projet évolue vers une reconstitution hilarante de l'image sacrée et le vrai miracle réside dans cette union retrouvée de la famille paysanne, pauvre et fière autour de l'idée farfelue mais fédératrice de l'exilé francophone. 

On sort de la salle ému, optimiste et apaisé par ce voyage initiatique vers notre mère : l'Egypte. 

Yann Le Jossic

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Président


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