C'est par une image simple — une main poussant une pierre — que s'ouvre Living Twice, Dying Thrice. Geste inaugural qui engage d'emblée un cinéma du déplacement, où le réel semble prêt à tout faire imploser. Une fable sociale réjouissante dans un Iran aux allures de terrain de jeu burlesque dont on se délecte à chaque plan, chaque geste. La musique surgit comme une fenêtre sur le monde, une possible échappatoire.
Généreux et satirique, le film prend une forme profondément libre et déjantée et construit une écriture totalement subversive. La joyeuse troupe d'acteur.ices embrasse avec brio le langage singulier du film, une manière de dire sans dire, de faire entendre, dans les interstices du réel, une critique aiguë des rapports de classe, de l'écrasement économique et de l'administration des corps.
- Valérie Bert, Sylvain George, Martin Jauvat, Paola Termine et Pamela Varela, cinéastes de l'ACID
The opening shot of Living Twice, Dying Thrice is simple: a hand, pushing a stone. Right away, this initial gesture sets the stage for a cinema of displacement, where reality seems to be on the brink of collapsing. A delightful social fable set in an Iran that feels like a playground of absurdity, where one relishes every shot, every movement. The soundtrack suddenly opens onto the world, a possible way out.
Generous and satirical, Living Twice, Dying Thrice takes on a profoundly free and unhinged form as it crafts a subversive narrative. The joyful cast fully embraces the film's unique language, finding a way of implying rather than stating, of making an outward critique of class relations, economic oppression, and the control of bodies felt in the cracks of reality.
- Valérie Bert, Sylvain George, Martin Jauvat, Paola Termine and Pamela Varela, ACID filmmakers