Rojo

Un film de Benjamín Naishtat

Rojo

Un film de Benjamín Naishtat

Argentine, France, Brésil, Pays-Bas, Allemagne - 2018 - 109 min

Argentine, 1975. Claudio, avocat réputé et notable local, mène une existence confortable, acceptant de fermer les yeux sur les pratiques du régime en place. Lors d’un dîner, il est violemment pris à parti par un inconnu et l’altercation vire au drame. Claudio fait en sorte d’étouffer l’affaire, sans se douter que cette décision va l’entraîner dans une spirale sans fin.

Avec :
Dario Grandinetti , Alfredo Castro , Andrea Frigerio et Diego Cremonesi

EN SALLE

Sorti le 03 juillet 2019

En salle

Extraits de presse

Rojo: thriller argentin sur fond de dictature

Nathalie Simon - Le Figaro
Publié le mercredi 03 juillet 2019

Benjamin Naishtat orchestre brillamment un face-à-face entre un avocat ripou et un détective déterminé. (...)

En compétition à Beaune et au 66e Festival de San Sebastian, d'où il est reparti avec trois prix (meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Dario Grandinetti et photographie), Rojo plaira aux amateurs de thriller grinçant et d'humour noir.

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« Rojo » : prélude pour un massacre

Thomas Sotinel - Le Monde
Publié le mercredi 03 juillet 2019

Les deux premières séquences de Rojo promettent un film hors du commun.

Cette œuvre trouvera une place éminente dans la somme historique qu'ont constituée les jeunes cinéastes argentins nés pour la plupart sous ou après (c'est le cas de Naisthat, né en 1986) la dictature militaire. (...) Les couleurs, les mouvements de caméra, le montage, évoquent le cinéma de l'époque, l'américain (Lumet, Pakula) comme l'italien (Rosi, Petri). Cette mise en scène hyperactive tire le récit vers une vivacité (...) Dario Grandinetti [met] l'intelligence, la sensibilité, même, de son personnage au service d'une infinie médiocrité morale.

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«ROJO», LE COUP D’ÉCLAT

Elisabeth Franck-Dumas - Libération
Publié le mercredi 03 juillet 2019

L'Argentin Benjamín Naishtat relate les années de la junte dans un thriller burlesque ponctué de scènes superbes, qui suit un avocat tortueux impliqué dans un crime. (...)

Sa charge de dénonciation sociale n'y est aucunement un mystère. Ce qui surprend en revanche, c'est sa forme qui mêle hommage léché aux polars des années 70 et embardées scénaristiques ménageant des séquences assez folles, dont une superbe éclipse qui aura pour effet de baigner tout l'écran de rouge. 

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Rojo : Un drame puissant

Christophe Narbonne - Première
Publié le mercredi 03 juillet 2019

Un film d'époque saisissant sur une Argentine qui s'apprête à sombrer dans la dictature.

Tout commence par une séquence de vingt minutes d'une incroyable intensité (...) Après Historia del miedo, Naishtat confirme un formidable tempérament de conteur et de moraliste qui laisse le soin aux spectateurs d'apprécier les dérèglements subtils opérés dans ses récits mystérieux.

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Critique de Rojo

Corinne Renou-Nativel - La Croix
Publié le mercredi 03 juillet 2019

"Le film réussit à distiller une ambiance étrange et inquiétant"

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Rojo

Gregory Coutaut - Le polyester
Publié le mercredi 05 juin 2019

A l'image de la mystérieuse scène d'ouverture, Rojo donne l'impression de pouvoir basculer aussi bien vers le rire que la violence. (...) En faisant mine de nous faire rire, il nous inquiète. En faisant mine de mettre énormément de distance – via cette mise en scène non-réaliste – par rapport à son sujet, il nous renvoie à sa modernité.

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« Rojo », le retour en grâce du thriller politique

Olivier Ubertalli - Le Point
Publié le mercredi 03 juillet 2019

Le jeune prodige Benjamin Naishtat prend un biais original en s'attaquant avec un humour très noir et une pincée de surréalisme aux détails de la vie quotidienne. Un thriller captivant, un polar glaçant. (...)

L'acteur principal, Dario Grandinetti, campe parfaitement un notable assailli par le doute alors que l'Argentine bascule dans la violence. Pour recréer l'ambiance des films noirs des années 1970, l'Argentin malaxe le son en mono, patine son image dans les tons verts, ocre et rouges et ne s'interdit ni les zooms, ni les ralentis, ni les arrêts sur image. Avec la rigueur esthétique d'un samouraï, Benjamin Naishtat s'inscrit dans la lignée de Sidney Lumet et de Francis Ford Coppola, deux réalisateurs qu'il admire. 

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Entretien avec le cinéaste Benjamín Naishtat pour son film «Rojo»

Cédric Lépine - Médiapart
Publié le lundi 15 juillet 2019

Le cinéma de genre qui se réfère ici au cinéma politique et paranoïaque américain des années 1970 ainsi qu'au cinéma italien, devient dans votre mise en scène un moyen adéquat pour présenter une époque dans toutes ses dimensions sociale et politique. 

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Benjamin Naishtat : « En Argentine le film a suscité des débats passionnés »

Mathieu Macheret - Le Monde
Publié le mercredi 03 juillet 2019

Dans son troisième long-métrage, « Rojo », le réalisateur dépeint le climat social étouffant de l'Argentine d'avant le coup d'Etat de 1976. (...) un polar ambitieux qui emprunte à la grammaire du grand cinéma paranoïaque des années 1970 pour retrouver le climat social étouffant de l'Argentine d'avant le coup d'Etat de 1976.

Lire l'entretien avec le réalisateur ici :

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Rojo de Benjamin Naishtat - la critique d'un troublant thriller politique argentin

Yannick Vély - Paris Match
Publié le jeudi 18 juillet 2019

Le jeune cinéaste argentin Benjamin Naishtat signe son meilleur film (...) il y a quelques scènes vraiment démentes - l'ouverture que ne renierait pas Nicolas Winding Refn, la scène de l'éclipse et bien sûr le final dans le désert. Devant «Rojo», on songe parfois à «La Femme sans tête» de Lucrecia Martel et à «Santiago 73, Post Mortem» de Pablo Larrain, dont Benjamin Naishtat emprunte l'acteur principal, le génial Alfredo Castro qui joue ici un implacable «Colombo» chilien. Dans le rôle de l'avocat corrompu, l'acteur Dario Grandinetti est parfait, masquant derrière un visage impassible la «chute» intérieure d'un avocat corrompu à la mâchoire de plus en plus crispée à l'approche de la vérité. Brillant. 

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